Jean-Paul Benoit : « Le champ des besoins en SSAM est si large (…) qu’il y a de la place pour le développement de toutes les structures sans véritable concurrence ». photo DR

 

Le Président de la fédération des mutuelles de France (FMF) et de la mutualité Paca Jean-Paul Benoit défend une sécurité sociale plus équitable et la spécificité des centres médicaux mutualistes.

 

 

Après le congrès national de la Mutualité Française fin octobre à Nice, Jean-Paul Benoit, président de la fédération des mutuelles de France (FMF) s’exprime sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale. Zoom sur les maigres avancées concernant l’accord sur les dépassements d’honoraires, les orientations de la FMF pour construire des solidarités assises sur de nouvelles formes de coopération préservant la proximité, et sur la place des SSAM et centres médicaux mutualistes indispensables.

Quelles sont vos propositions concernant le mode de financement de la Sécurité sociale ?
Le PLFSS (*) est en rupture avec les précédents puisque, pour la première fois depuis 10 ans, il n’y a pas d’aggravation du reste à charge pour les ménages et les complémentaires, déremboursements ou taxes. Mais s’il stoppe la dégradation, il ne l’inverse pas. Pour cela il faut une réforme de fond du financement. Le gouvernement a annoncé une grande loi  sur cette question pour 2013. Elle ne doit pas comporter de nouveaux transferts sur les ménages. Les cotisations employeurs sont très inégalement réparties au détriment des entreprises de main-d’œuvre, essentiellement les petites. L’assiette doit être élargie à toute la valeur ajoutée pour rétablir une participation équitable, ce qui permettra également de supprimer l’essentiel des niches sociales dont le montant total est 4 fois plus élevé que le déficit de l’assurance maladie. Concernant la CSG nous ne souhaitons pas qu’elle augmente mais qu’elle devienne progressive pour une plus grande justice sociale.
Est-ce que la FMF soutient l’accord sur les dépassements d’honoraires ? Est-ce suffisant ?
L’avenant signé est une première avancée mais bien timide. Le contrat d’accès aux soins prévoit des mécanismes qui, s’ils sont réellement mis en œuvre et tenus dans le temps, pourraient permettre de revenir à des tarifs opposables et unifiés. Mais il va falloir une volonté des pouvoirs publics durable, notamment pour l’application des sanctions en cas de dérapage. J’espère que ce sera le cas, mais il ne faut pas se cacher que cet accord n’apporte pas de réponse immédiate aux graves difficultés d’accès aux soins. Centres de santé et hôpitaux publics restent les seuls lieux où sont garantis respect des tarifs Sécu et tiers payant.
Participer à la rémunération des médecins n’affaiblit-il pas finalement la Sécurité sociale?
La mutualité participe depuis la création de la Sécurité sociale à la rémunération des médecins conventionnés, c’est tout l’objet de la complémentaire santé. Cet accord ne prévoit aucune obligation pour les mutuelles de rembourser des dépassements d’honoraires. La mutualité a tenu ferme sur ce principe, c’est ce qui a déclenché la fureur des syndicats de médecins les plus libéraux. Elle participe, avec la Sécurité sociale, à la revalorisation du secteur 1, c’est conforme à sa mission.
Quels sont les principaux axes de votre stratégie pour développer les Mutuelles de France ?
Aujourd’hui la mutualité est confrontée à la question des contrats de groupes et des contrats de branche. Ce sont des accords, le plus souvent nationaux, qui exigent des niveaux de garantie importants. La Fédération des mutuelles de France est composée de petites et moyennes mutuelles qui privilégient la proximité avec leurs adhérents, proximité géographique ou professionnelle. Il nous faut donc trouver les formes de coopération qui préservent cette proximité tout en nous permettant les consolidations nécessaires. C’est tout l’objet des UMG comme Solimut que la Mutuelle de France Plus vient de constituer avec 5 autres Mutuelles de France. Mais il y a plus de 50% des Français qui n’ont pas accès aux contrats groupes, aussi nous réclamons des avancées pour permettre à tous d’accéder à la complémentaire santé.
Comment allez-vous maintenir la solidarité en direction des démunis et des travailleurs pauvres ? La suppression de la TSCA permettrait-elle d’optimiser cette orientation ?
5 millions de personnes sont actuellement exclues de la complémentaire, et donc pratiquement de l’accès aux soins de premier recours, c’est insupportable pour la mutualité et ce devrait l’être pour tout responsable public. Les taxes imposées sur les contrats responsables par le précédent gouvernement ont considérablement aggravé cette situation, c’est pourquoi nous continuons à exiger leur suppression totale. D’autre part, il faut savoir que les aides fiscales et sociales consenties pour les contrats groupes sont deux fois supérieures au coût total de la CMU et de L’ACS. Il faut remettre tout cela à plat, mutualiser la totalité des sommes disponibles pour rendre effectif le droit de tous à une complémentaire santé.


Une expérimentation va être lancée par le ministère de la Santé concernant le tiers payant intégral. Est-ce une bonne chose ? Quelles conséquences pour les centres de santé du GCM ?

Les mutuelles ont toujours innové pour l’accès aux soins. Quand ces innovations se généralisent on ne peut que s’en réjouir. C’est déjà le cas pour le tiers payant en pharmacie et pour les actes techniques (biologie et imagerie). Concernant le tiers payant pour les honoraires, les syndicats libéraux s’y sont toujours opposés au nom des principes archaïques de la charte de la médecine libérale formalisée au tout début du XXe siècle. Si les choses peuvent évoluer enfin, tant mieux ! Mais je pense que nous sommes malheureusement encore très loin d’une généralisation. Quant aux centres de santé médicaux mutualistes, ceux du Grand Conseil comme tous les autres, ils apportent beaucoup plus que le tiers payant, même si c’est un service très important. En terme de qualité de prise en charge pluridisciplinaire comme de plateaux techniques, il n’y a pas d’autre structure ambulatoire comparable. De plus, ils sont les seuls lieux de soins ambulatoires où le respect des tarifs Sécu est garanti, et on a vu précédemment que les dépassements de tarifs vont malheureusement rester encore longtemps un obstacle majeur d’accès aux soins.
Y a-t-il une volonté de fusionner les mutuelles de livre III en Paca ? Quels sont les problèmes que cela pose ?
Il y a en PACA 13 groupements mutualistes gestionnaires de services de soins et d’accompagnement mutualistes (SSAM). Il n’y a pas de perspective de fusion généralisée. L’important est d’arriver à ce que tous soient au service de tous les mutualistes et de la population. Je peux citer l’optique par exemple. La quasi-totalité des centres sont regroupés sous l’enseigne Opticiens Mutualistes, dès lors il n’y a plus de différence quant au service rendu à l’ensemble des mutualistes. A la limite, l’identité de l’entité gestionnaire n’a plus aucune importance pour le bénéficiaire. Le champ des besoins en SSAM est si large, des crèches jusqu’aux EHPAD en passant par les centres de santé ou les services de soins à domicile, qu’il y a de la place pour le développement de toutes les structures sans véritable  concurrence. L’Union Régionale PACA participe à ce que les choses se passent le mieux possible en ayant mis en place un groupe de travail où se retrouvent régulièrement tous les gestionnaires et qui veille à un développement concerté de la réponse aux besoins régionaux.
Propos recueillis par
Nathalie Fredon

source : lamarseillaise.fr

Luxottica, leader mondial des lunettes de marque, est près d’acquérir le lunetier français Alain Mikli, selon le quotidien économique italien Il Sole 24 Ore.
Les discussions entre les deux sociétés en sont à un stade avancé et un accord pourrait être annoncé d’ici la fin de la semaine, ajoute le quotidien, qui précise qu’Alain Mikli est convoité par Luxottica depuis plusieurs années.

A l’approche de l’hiver, l’Association nationale pour l’amélioration de la vue (Asnav) réitère ses recommandations pour permettre aux vacanciers de choisir les bonnes lunettes de soleil avant de dévaler les pistes de ski.

La monture, premier critère de protection

L’Association nationale pour l’amélioration de vue invite les particuliers à préférer une monture de solaires souple et adaptée à la forme et à la taille de leur visage. Il est important que la monture des lunettes de protection solaire enveloppe le visage et soit fixée correctement sur la base du nez et derrière les oreilles. Cette astuce offrira un certain confort aux utilisateurs, et évitera la perte des solaires en cas de chute.

Mieux vaut opter pour une protection renforcée pour l’hiver

Les usagers doivent impérativement choisir une protection de catégorie 3 ou 4 pour affronter les pistes de ski et les montagnes enneigées. Cette catégorie est constituée de verres beaucoup plus foncés, et est entièrement dédiée aux conditions extrêmes telles que la haute montagne. L’Asnav précise tout de même qu’il ne faut pas conduire avec ce type de solaires.

Du jaune et de l’orangé pour la teinte

L’association préconise d’opter pour une teinte adaptée aux sports de glisse. En l’occurrence, le jaune et l’orangé sont fortement recommandés pour ce type de conditions extrêmes, notamment par temps de brouillard et de nuit. Ces deux teintes permettent, entre autres, d’accentuer le relief et les contrastes.

Le cas particulier des enfants

Pour éviter les pertes en cas de chute, il est préférable de choisir des montures ou des masques pourvus d’élastiques pour les vacances d’hiver. Les parents doivent rester attentifs et obliger leurs enfants à garder leurs lunettes. Celles-ci sont censées protéger les plus petits lorsqu’ils skient, mais également lorsqu’ils sont sur le télésiège.

Sans surprise, les parents doivent également opter pour des équipements solaires dotés du marquage CE.

La dangerosité des lunettes gadgets

Que ce soit pour les enfants ou pour les adultes, les masques et les lunettes solaires gadgets ne doivent pas faire partie des vacances. Chacun doit impérativement privilégier la qualité de la protection à l’esthétique pour ne pas mettre sa vue en danger.

source : relaxnews

Des lunettes pour le cambodge

By
octobre 30th, 2012

On organisent jusqu’à fin Décembre une collecte, alors Si Vous avez des vielles lunettes à nous envoyer….

plus d’infos :  blog@myopticien.com

 

La tarification du prix des lunettes et des prothèses dentaires « doit être mieux encadrée », annonce la ministre de la Santé. Marisol Touraine estime que certains examens pourraient être réalisés par des orthoptistes ou des opticiens, sans passer chez l’ophtalmologue.

Après les dépassements d’honoraires des médecins, le gouvernement veut s’attaquer à l’optique et aux soins dentaires, les deux domaines où les renoncements aux soins pour raison financière sont les plus courants. « Les soins dentaires et optiques sont l’un des prochains chantiers du gouvernement », a annoncé Marisol Touraine hier dans le « Journal du dimanche », sans donner de calendrier précis. La ministre de la Santé estime qu’il faut d’abord « réguler le prix des lunettes et des prothèses dentaires. La tarification de ces produits doit être mieux encadrée. » Le prix des prothèses a été épinglé à plusieurs reprises, en particulier par la Cour des comptes. Une couronne en céramique coûte en moyenne deux fois plus cher qu’en Allemagne, un bridge en métal ou en résine, presque trois fois plus cher qu’outre-Rhin, ont observé les magistrats de la rue Cambon.

La deuxième annonce de Marisol Touraine risque de susciter une levée de boucliers des ophtalmologues. La ministre estime que « certains examens très précis pourraient être réalisés par les orthoptistes ou les opticiens », autrement dit sans passer chez l’ophtalmo. Cela permettrait, selon elle, de « diminuer les délais d’attente très élevés pour les consultations d’ophtalmologie ».

Réseaux de soins

La ministre rappelle enfin qu’elle est favorable au « développement des réseaux de soins et de magasins agréés par les mutuelles » pour faire baisser les prix. Les députés socialistes ont déposé une proposition de loi pour autoriser les mutuelles à opérer de tels réseaux, ce qui leur est actuellement interdit par la jurisprudence. Les fabricants de verres et les opticiens s’opposent vigoureusement à ce type de réseaux.

VINCENT COLLEN, Les Echos

 

Début 2013, le groupe Istya proposera aux adhérents de ses mutuelles de bénéficier de deux réseaux d’opticiens et d’audioprothésistes partenaires, Optistya et Audistya. Au total, 3,5 millions de personnes y auront accès. Un appel à candidatures est lancé auprès des audioprothésistes depuis le 23 octobre.
Un nouveau réseau : Audistya


Audistya sera ouvert le 1er janvier 2013, sans numerus clausus, à tous les audioprothésistes qui répondront au cahier des charges qualité/prix du groupe. Le premier appel à candidatures a été lancé le 23 octobre, jusqu’au 26 novembre, via le site audioprothesistes.mgen.fr.
L’adhésion au réseau sera d’une durée d’un an renouvelable par tacite reconduction.
Pour participer au réseau, le groupe Istya demande aux audioprothésistes de s’engager à :
– respecter des tarifs plafonds, selon une grille de classification des audioprothèses définie en fonction des caractéristiques des matériels,
– émettre systématiquement un devis,
– intégrer des services d’accompagnement.
Le groupe Istya souhaite être particulièrement exigeant concernant l’accompagnement et le service. Les audioprothésistes partenaires devront proposer aux adhérents primo-appareillés quatre séances de réglage minimum et une facturation au terme d’un mois d’essai. Lors de la vente d’un nouvel appareil, ils devront offrir une extension de garantie panne/casse de deux ans au-delà de la garantie fournisseur (soit quatre ans au total) ainsi que des réglages et un kit d’entretien gratuits.
Audistya et Optistya, les premiers réseaux du groupe Istya


Optistya est le nouveau nom du réseau d’opticiens partenaires lancé par le groupe MGEN en 2008. Il compte actuellement 2035 opticiens.
Au 1er janvier prochain, Audistya et Optistya seront ouverts aux adhérents du groupe MGEN, de la MGET de la MCDef et de la MAEE. Les adhérents de la MGEFI et de la MCF1 bénéficieront également du réseau Optistya et, sous réserve d’approbation par leur assemblées générales respectives, courant 2013, du réseau Audistya.
Au total, 3,5 millions de personnes y auront accès.
Thierry Beaudet, président du groupe Istya
« Nous concevons le conventionnement de professionnels et d’établissements de santé comme une relation partenariale durable, respectueuse de l’économie et des compétences de chacun. C’est un moyen efficace pour faciliter l’accès des adhérents à des soins, équipements et services de qualité à des tarifs maîtrisés, en particulier lorsque la prise en charge de l’Assurance-maladie est faible. En contrepartie, cela contribue à augmenter le volume d’activité des professionnels et établissements de santé qui travaillent avec nous. »
« Le lancement d’Audistya et d’Optistya constitue une étape importante pour le groupe Istya : c’est la première fois que son nom est mis en visibilité pour le grand public. »

A propos du groupe Istya
Premier groupe mutualiste français de protection sociale complémentaire en santé, prévoyance, autonomie et retraite, le groupe Istya est une union mutualiste de groupe (UMG) rassemblant le groupe MGEN, le groupe MNH, la Mutuelle Nationale Territoriale (MNT), la Mutuelle Générale Environnement et Territoires (MGET), la Mutuelle Civile de la Défense (MCDef) et la Mutuelle des Affaires Etrangères et Européennes (MAEE).
www.groupe-istya.com


  • Un 3ème trimestre en ligne avec le 2ème trimestre hors effets mécaniques
  • Forte dynamique dans les marchés émergents
  • Bon démarrage de Varilux® S series
  • Objectifs 2012 confirmés

Au 30 septembre 2012, le chiffre d’affaires consolidé d’Essilor International (Paris:EI), numéro un mondial de l’optique ophtalmique, s’établit à 3 759,1 millions d’euros. Par rapport aux 9 premiers mois de 2011, la progression hors effet de change représente 15,9 %, en avance sur l’objectif de 12 à 15 % fixé par le groupe en début d’année.

Chiffre d’affaires consolidé 9 mois : + 5,8 % en base homogène

En millions d’euros 9 mois 2012 9 mois 2011 Variation publiée Croissanceen base homogène Effet de périmètre
Verres et matériel optique 3 354,3 2 816,4 + 19,1 % + 6,0 % + 8,0 %
Amérique du Nord 1 344,0 1 140,1 + 17,9 % + 4,6 % + 3,4 %
Europe 1 168,6 1 089,2 + 7,3 % + 3,2 % + 3,3 %
Asie-Océanie-Afrique a 618,9 401,4 + 54,2 % + 14,3 % + 31,6 %
Amérique Latine 222,8 185,7 + 20,0 % + 12,7 % + 13,0 %
Équipements 143,6 131,9 + 8,9 % + 1,3 % + 0,7 %
Readers 261,2 151,1 + 72,9% + 5,7 % + 57,7 %
TOTAL 3 759,1 3 099,4 + 21,3 % + 5,8 % + 10,1 %

(a) Le changement de méthode de consolidation de Nikon-Essilor et Essilor Korea, consolidées à 100 % respectivement au 1er janvier et au 1er février a apporté 77,7 millions d’euros de chiffre d’affaires au cours des neuf premiers mois, soit un effet périmètre de 19,6 % pour la zone Asie-Océanie-Afrique, et de 2,5 % au niveau du groupe.

Commentant ces performances, Hubert Sagnières, Président-Directeur Général du groupe, a déclaré : « Essilor continue de déployer sa stratégie d’innovation sur l’ensemble des marchés afin de répondre à la demande d’une meilleure santé visuelle. Après Optifog? puis Crizal® UV en début d’année, les équipes déploient pays par pays le nouveau verre progressif Varilux® S Series. Ce trimestre est une nouvelle illustration de la capacité du groupe à exécuter rigoureusement ses plans d’actions partout dans le monde. Cela nous rend confiants dans la réalisation de nos objectifs 2012 ».

La croissance organique (+ 5,8 %) reflète le dynamisme de l’activité « Verres et matériel optique », tirée par les nouveaux produits et par les marchés à forte croissance, ainsi que la bonne performance de la division « Readers ».

L’effet périmètre s’élève à 10,1 %. Il englobe les acquisitions organiques1 (+ 2,7 %) et l’apport des acquisitions stratégiques réalisées en 2011 – Shamir Optical et Stylemark -, soit + 4,9 %.

Le solde, soit + 2,5 %, provient des co-entreprises Nikon-Essilor et Essilor Korea, qui sont maintenant consolidées à 100 % (contre 50 % auparavant).

Enfin, l’effet de change (+ 5,4 %) traduit principalement l’appréciation du dollar américain face à l’euro, et, dans une moindre mesure, celle de la livre anglaise, du yuan chinois, du dollar canadien et du dollar australien, qui compensent largement l’impact de la dépréciation du real brésilien.

1 Acquisitions ou partenariats locaux

Chiffre d’affaires du 3ème trimestre : + 4,0 % en base homogène

Par rapport au troisième trimestre 2011, ce trimestre a été impacté par deux effets mécaniques :

  • La baisse du nombre de jours de facturation. Cet effet a été particulièrement sensible aux Etats-Unis et au Canada, et dans une moindre mesure en Europe, au Brésil et en Australie ;
  • Le calendrier d’exécution d’un contrat de fourniture d’une technologie de verres antireflet « en une heure » à la chaîne d’optique nord-américaine LensCrafters.

Ces effets mis à part, la performance du groupe est en ligne avec celle du deuxième trimestre.

En millions d’euros T3 2012 T3 2011 Variation publiée Croissanceen base homogène Effet de perimètre
Verres et matériel optique 1 105,1 952,0 + 16,1 % + 3,8 % + 5,6 %
Amérique du Nord 446,2 382,3 + 16,7 % + 1,0 % + 2,7 %
Europe 370,9 356,1 + 4,2 % + 2,3 % + 0,5 %
Asie-Océanie-Afrique a 210,7 143,7 + 46,6 % + 11,5 % + 25,0 %
Amérique Latine 77,3 69,9 + 10,6 % + 10,6 % + 7,6 %
Équipements 48,0 42,4 + 13,1 % + 3,4 % + 0,4 %
Readers 75,5 44,9 + 68,3% + 8,5 % + 46,3 %
TOTAL 1 228,6 1 039,3 + 18,2 % + 4,0 % + 7,1 %

(a) Le changement de méthode de consolidation de Nikon-Essilor et Essilor Korea, consolidées à 100 % respectivement au 1er janvier et au 1er février a apporté 27,3 millions d’euros de chiffre d’affaires au troisième trimestre, soit un effet périmètre de 19,2 % pour la zone Asie-Océanie-Afrique, et de 2,6 % au niveau du groupe.

Au troisième trimestre, le chiffre d’affaires a crû de + 4,0 % en base homogène. L’effet périmètre (+ 7,1 %) est composé, d’une part, des acquisitions organiques1 (+ 2,5 %) et, d’autre part, de l’intégration de Stylemark (+ 2,0 %). Le solde provient des co-entreprises qui sont maintenant consolidées à 100 % (contre 50 % au troisième trimestre 2011). Les effets de change principalement liés à l’appréciation du dollar américain contre l’euro apportent 7,1 % de croissance.

Activité par régions et divisions

Au cours de la période, Essilor a poursuivi sa stratégie de croissance dans un marché de l’optique qui reste très dynamique, et a enregistré :

  • Une croissance solide dans les pays développés ;
  • Un fort développement dans les pays émergents ;
  • Un succès important de ses nouveaux produits, dont Varilux® S series lancé au début du trimestre.

La demande conserve sa dynamique en Amérique du Nord. Aux Etats-Unis, l’activité avec les optométristes indépendants est toujours tirée par les verres antireflet, dont la gamme Crizal® UV. Les ventes aux laboratoires indépendants ont été particulièrement soutenues.

L’Europe affiche un bon niveau de croissance en dehors des pays du Sud, notamment l’Italie et le Portugal, et de la division Instrument. Début septembre, le lancement de Varilux® S series, une nouvelle génération de verres progressifs, a très bien démarré, notamment en France et en Suisse. Varilux® S series a reçu le Silmo d’Or au SILMO, Salon mondial de l’optique à Paris.

Dans la zone Asie-Océanie-Afrique, l’ensemble des marchés à forte croissance, en tête desquels la Chine et l’Inde, continuent de croître rapidement. L’activité avec les chaines a ralenti en Australie mais les ventes aux opticiens indépendants restent bien orientées. Le Japon conserve un bon niveau de croissance malgré les changements anticipés de l’environnement concurrentiel.

En Amérique Latine, la croissance se poursuit au Brésil et surtout au Mexique, où les ventes sont tirées par la progression des volumes et l’amélioration du mix. En Argentine, la détérioration du climat économique pèse sur le chiffre d’affaires.

La division Équipements confirme la stabilisation de son activité à un niveau élevé. La demande de machines de surfaçage numérique a été élevée en Amérique du Nord et en Amérique du Sud. Le segment des Consommables continue de croître à un rythme soutenu.

Au cours du trimestre, Satisloh a ouvert un site en Chine composé d’un bureau de vente et de service ainsi que d’un centre logistique. Situé à Danyang (Province de Jiangsu) où se trouvent les plus importants producteurs de verres ophtalmiques chinois, ce centre permettra à Satisloh de renforcer son offre auprès des acteurs locaux de l’industrie en forte croissance.

Enfin, la division « Readers » a réalisé un très bon trimestre, grâce à la montée en puissance d’un important contrat avec une grande chaine de magasins américaine, à la forte activité dans le segment des montures solaires, ainsi qu’au rapide développement des ventes à l’International, notamment en Amérique latine.

Événements importants du 3ème trimestre et autres opérations

Depuis le début du second semestre, Essilor a poursuivi sa stratégie d’acquisitions organiques2 qui lui permet d’étendre sa couverture locale et d’accélérer la diffusion de ses innovations, avec 8 nouvelles opérations.

Au cours du troisième trimestre, en plus des deux opérations avec Riachuelo (Brésil) et Optovision (Argentine), déjà annoncées, Essilor a fait l’acquisition de Balester Optical, un laboratoire de prescription situé aux Etats-Unis (Pennsylvanie) réalisant un chiffre d’affaires de 13,7 millions de dollars.

Acquisitions depuis le 1er octobre

Depuis le 1er octobre, le groupe a conclu 5 nouvelles acquisitions.

Essilor a noué deux nouveaux partenariats avec des laboratoires de prescription aux Etats-Unis : Hirsch Optical (New York, CA : 8,3 millions de dollars) et Carskadden Optical Company (Ohio, 1,7 million de dollars).

Le groupe réalise sa troisième opération au Maroc en signant un accord en vue d’acquérir une participation majoritaire dans Movisia, distributeur exclusif des verres des marques Nikon et Kodak. Basée à Casablanca, Movisia réalise un chiffre d’affaires proche d’un million d’euros.

En Afrique du Sud, le groupe a acquis la majorité du capital d’Evolution Optical, un laboratoire de prescription issu du regroupement de Uniti Optical et de Progress Optical, respectivement basés au Cap et à Johannesburg, et dont le chiffre d’affaires combiné s’élève à 1,2 millions d’euros. Evolution Optical devient le distributeur des produits de marque BBGR sur ce marché de 50 millions d’habitants où seul un habitant sur cinq est équipé de correction visuelle.

Enfin, Essilor a fait son entrée au Sri Lanka en prenant le contrôle de Global Vision, un laboratoire de prescription et distributeur réalisant environ un million d’euros de chiffre d’affaires. Essilor va ainsi pouvoir promouvoir ses technologies et ses marques dans ce pays de 20 millions d’habitants.

Par ailleurs, le groupe a finalisé l’acquisition d’Opak en Turquie.

Depuis le début de l’année, le groupe a réalisé 22 opérations de partenariats, représentant un chiffre d’affaires cumulé de 94 millions d’euros environ en année pleine.

Trésorerie

Le groupe a continué à générer un « cash flow »opérationnel 3 solide qui lui a permis de réduire sa dette nette de près de 200 millions d’euros pendant le trimestre, à 414 millions au 30 septembre.

Perspectives

Pour 2012, le groupe confirme ses objectifs de croissance de chiffre d’affaires comprise entre 12 % et 15 %, hors change, et de maintien à un niveau élevé de sa rentabilité, hors acquisitions stratégiques.

2 Acquisitions ou partenariats locaux

3 Flux d’exploitation hors besoin en fonds de roulement

Annexes : Rappel des chiffres d’affaires trimestriels

En millions d’euros T3 2012 T2 2012 T1 2012 T3 2011 T2 2011 T1 2011
Verres et matériel optique 1 105,1 1 110,3 1 138,9 952,0 920,8 943,7
Amérique du Nord 446,2 442,0 455,8 382,3 363,2 394,6
Europe 370,9 392,1 405,6 356,1 367,8 365,3
Asie-Océanie-Afrique 210,7 202,7 206,5 143,7 127,7 131,0
Amérique Latine 77,3 73,5 71,0 69,9 62,0 52,8
Équipements 48,0 49,8 45,7 42,4 49,0 40,4
Readers 75,5 100,5 85,3 44,9 62,7 43,5
TOTAL 1 228,6 1 260,6 1 269,9 1 039,3 1 032,5 1 027,6

Une conférence téléphonique en français aura lieu ce jour à 9 heures.

Le numéro à composer est : +33(0)1 70 99 42 86

Elle sera retransmise en différé et accessible sur Internet par le lien suivant :

http://hosting.3sens.com/Essilor/20121025-1388F3EC/fr/

Une autre conférence suivra à 10 heures en anglais.

Le numéro à composer est : +44(0)20 7136 2055

Elle sera retransmise en différé et accessible sur Internet par le lien suivant :

http://hosting.3sens.com/Essilor/20121025-1388F3EC/en/

Prochains rendez-vous

Les résultats annuels 2012 seront publiés le 28 février 2013.

A propos d’Essilor

Essilor est le numéro un mondial de l’optique ophtalmique. De la conception à la fabrication, le groupe élabore de larges gammes de verres pour corriger et protéger la vue. Sa mission est de permettre à toute personne dans le monde d’avoir une bonne vision grâce à des verres adaptés à ses besoins. Ainsi le groupe consacre environ 150 millions d’euros par an à la recherche et au développement pour proposer des produits toujours plus performants. Les marques phares sont Varilux®, Crizal®, Definity®, Xperio®, Optifog? et Foster Grant®. Essilor développe et commercialise également des équipements, des instruments et des services destinés aux professionnels de l’optique.

Essilor a réalisé un chiffre d’affaires net consolidé de 4,2 milliards d’euros en 2011 et emploie environ 48 700 collaborateurs. Le groupe, qui déploie ses activités dans une centaine de pays, dispose de 19 usines, 390 laboratoires de prescription et centres de taillage-montage ainsi que plusieurs centres de recherche et développement dans le monde.

Pour plus d’informations, visitez le site www.essilor.com.

L’action Essilor est cotée sur le marché Euronext à Paris et fait partie des indices EuroStoxx 50 et CAC 40.

Codes : ISIN : FR0000121667 ; Reuters : ESSI.PA ; Bloomberg : EI:FP.

Relations Investisseurs et Communication Financière
Véronique Gillet ? Sébastien Leroy, 01 49 77 42 16
ou
Relations Presse
Maïlis Thiercelin, 01 49 77 45 02

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