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Budget de la Sécu pour 2014 : les mutuelles sont indispensables

L’Assemblée nationale a voté hier le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2014 par 320 voix contre 243 (L’Humanité page 4). Les groupes de la majorité (socialistes, radicaux de gauche et écologistes) ont voté pour, tandis que l’opposition et le Front de gauche ont voté contre. La droite parce qu’elle dénonce « des hausses de prélèvements ». Le Front de gauche parce qu’il s’oppose à une « politique d’austérité ».

« En quoi les mutuelles sont-elles concernées par le budget de la Sécurité sociale ? », a demandé la journaliste d’Europe 1, Wendy Bouchard, à Etienne Caniard, en introduction de son interview hier au Journal de 13 heures. « Malheureusement, les mutuelles sont de plus en plus concernées par le PLFSS, simplement parce que la Sécurité sociale rembourse de moins en moins les soins courants à peine plus de 50%. Pour se soigner correctement, il faut avoir une complémentaire santé », a répondu le président de la Mutualité Française.

« Le gouvernement doit prendre à bras-le-corps l’organisation des soins, le coût de la santé, la place des mutuelles… C’est ce que nous réclamons depuis longtemps », a-t-il ajouté. « Est-ce qu’il ne faudrait pas que la Sécu se charge uniquement du remboursement des affections lourdes et laisse aux mutuelles celui des soins courants ? », interroge un auditeur d’Europe 1. « C’est en partie déjà le cas actuellement. La Sécurité sociale intervient beaucoup plus sur les pathologies lourdes que sur les soins courants, explique Etienne Caniard. Un assuré social qui est en ALD a un reste à charge trois fois plus important qu’un assuré social qui consomme des soins courants. »

« Un article du PLFSS prévoit d’encadrer les remboursements par les mutuelles sur les contrats solidaires, qu’en pense la Mutualité ? », demande la journaliste d’Europe 1. « C’est indispensable, notamment pour l’optique où les prix, supérieurs en France, entraînent des difficultés d’accès aux lunettes », répond le président de la Mutualité française.

« Comment aider les nombreux Français qui n’ont pas les moyens d’avoir accès à une mutuelle ? » « Des dispositifs existent comme la CMU [couverture maladie universelle] et l’aide à la complémentaire santé, mais cette dernière est mal organisée et ne profite pas à tous ceux qui y ont droit, répond le président de la Mutualité française. Mais aujourd’hui, il faut surtout mettre fin à l’inflation des dépenses de santé, qui tire les tarifs des mutuelles vers le haut et les rendent inaccessibles à certains. »

A ce sujet Le Parisien/Aujourd’hui (page 9) rappelle que le PLFSS demande à l’assurance maladie obligatoire, les opticiens et les complémentaires santé de se concerter pour décider d’un niveau minimal de prise en charge et d’un plafond tarifaire pour l’optique en faveur des bénéficiaires de l’aide à la complémentaire santé (ACS).

Assurance maladie : fraudes et erreurs de facturation
La Cnam a « détecté et stoppé » des fraudes et des « activités fautives », pour un montant de 149 millions d’euros en 2012 (+25% par rapport à 2011). C’est une somme relativement modeste comparée à l’ensemble des dépenses de santé remboursées (161 milliards d’euros), commentent Les Echos (page 4).

Ce sont les offreurs de soins qui sont les premiers fautifs. A commencer par les hôpitaux et les cliniques (70 millions d’euros), qui surfacturent des actes à l’assurance maladie, même s’il s’agit le plus souvent d’erreurs et non de véritables fraudes, souligne le quotidien économique.

Parmi les professions libérales, les infirmières arrivent en tête, avec un préju­dice de 17 millions d’euros en 2012, sous la forme de prestations fictives ou de facturations multiples frauduleuses. Les transporteurs sanitaires arrivent en deuxième position, avec un préjudice de 13 millions d’euros. Là encore, il s’agit essentiellement de « non-respect des règles de facturation » et de prestations fictives.

Les médecins, pour leur part, sont à l’origine d’un préjudice de 7 millions d’euros, imputé surtout aux fraudes à la nomenclature. Suivent les dentistes et les pharmaciens, 3 millions d’euros chacun, et les kinés pour 2 millions. Com­pa­rativement, la fraude des assurés sociaux semble faible. Son montant total s’élève à 16 millions d’euros, dont 7 millions concernent les indemnités journalières et 6 millions les fraudes aux allocations et aux pensions d’invalidité.

John Sutton

source : mutualite.fr

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Un article, passé inaperçu dans le projet de loi sur la Sécu, prévoit de limiter en 2015 le montant des remboursements.

Le principe est acté, mais le plus dur reste à faire. Dans une ambiance électrique, la majorité des députés ont voté vendredi soir l’article 45 du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) qui instaure un encadrement des remboursements par les mutuelles et assureurs sur les contrats dits solidaires et responsables (soit 98% des contrats)

Que cela va-t-il changer? Beaucoup de choses, à la fois pour les médecins et les patients, puisque des seuils minimaux et… maximaux de remboursement seront fixés au plus tard le 1er janvier 2015. Adieu, paires de lunettes à 800 €, prothèses auditives à 1500 € pièce remboursées à 100% par la complémentaire santé. Même les dépassements d’honoraires des médecins ne pourront plus être pris en charge en totalité. Cette réforme vise à mettre fin à l’inflation des prix et des honoraires favorisés par des remboursements toujours plus importants.

Un exercice périlleux

Quels seront les plafonds? La question reste ouverte. Pour les lunettes (aujourd’hui remboursées en moyenne à 68%) et les prothèses dentaires (aujourd’hui à 32%), ces seuils seront discutés avec les complémentaires. S’agissant des consultations des médecins, un amendement avait été défendu par le député PS de la Nièvre, Christian Paul, prévoyant un plafond de remboursement à 150% du tarif de la Sécu (soit 42 € pour un spécialiste), puis un plafond à 100%. Finalement, l’Assemblée a suivi le gouvernement, qui préconisait « une discussion » avec les partenaires, puis un décret.

« Globalement, ça nous convient, mais nous souhaitons que les seuils retenus nous laissent des marges de manœuvre », explique le président de la Mutualité française, Etienne Caniard. Pour la ministre de la Santé, Marisol Touraine, l’exercice est périlleux. Car, à trop encadrer les remboursements, voilà qui pourrait favoriser le développement de « sur-complémentaires », symboles d’une santé à deux vitesses. Les médecins ont très peu réagi au texte voté. Mais pour Michel Chassang, président de la CSMF, premier syndicat de médecins : « Il serait très mal venu d’instaurer un plafond au moment où 9000 médecins volontaires s’engagent à limiter leurs dépassements (NDLR : à travers les contrats d’accès aux soins).

source : Le Parisien

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Une négociation entre assureurs, opticiens et Sécu doit permettre de fixer un plafond de tarifs en optique pour les bénéficiaires de l’ACS. PAr ailleurs, le panier de soins contrats responsables sera défini par décret. 

L’Assemblée nationale a voté vendredi une mesure visant à limiter les tarifs de l’optique pour des Français aux revenus modestes bénéficiant de l’aide au paiement d’une complémentaire santé.

Pour “agir directement sur les prix pratiqués” par les opticiens, le gouvernement a prévu d’étendre aux bénéficiaires de l’aide au paiement d’une assurance complémentaire de santé (ACS) (dont les ressources sont inférieures au seuil de pauvreté), le dispositif d’encadrement des tarifs optiques, actuellement réservé aux bénéficiaires de la couverture maladie universelle (CMU) complémentaire.

Une négociation entre la Caisse nationale d’assurance maladie, les opticiens et les représentants des complémentaires santé (mutuelles, assurances, institutions de prévoyance) devra fixer les tarifs maximum applicables pour les prestations optiques délivrées aux bénéficiaires de la mesure. La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a prévenu que “si cette négociation ne devait pas aboutir, le gouvernement prendrait ses responsabilités“.

L’optique constitue un des postes de soins générant les plus forts “reste à charge” pour les bénéficiaires de l’aide au paiement d’une complémentaire de santé, selon l’exposé de l’amendement. 17% des bénéficiaires de la CMU complémentaire bénéficient d’un bon équipement optique, contre 11% des bénéficiaires de l’aide à la complémentaire santé, selon des chiffres cités par la ministre.

Soulignant que cette mesure s’inscrivait dans une politique plus large, Mme Touraine a affiché la volonté de permettre aux personnes à faibles revenus, notamment âgées, de bénéficier de meilleurs remboursements pour les prestations optiques et déclaré réfléchir à “des mesures spécifiques pour l’équipement des enfants à un âge crucial pour l’apprentissage de la lecture“.

Contrats responsables

L’Assemblée a également adopté des mesures pour faire évoluer les règles des contrats complémentaires de santé responsables et solidaires – qui ouvrent droit à des avantages fiscaux et sociaux – en modifiant le panier de soins actuel pour assurer un niveau de garanties minimales, notamment sur les postes de soins générant des “reste à charge” importants.

“La labellisation n’a pas réussi et un autre instrument de régulation est urgent“, a affirmé Christian Paul (PS), un des rapporteurs du projet de budget de la Sécu, parlant d’”un véritable progrès pour les bénéficiaires des contrats“. Les assureurs ou mutuelles seront sélectionnés sur la base d’un cahier des charges précis défini par décret, avec une mise en concurrence, a-t-il précisé.

A gauche, Jacqueline Fraysse (Front de Gauche) a estimé que cet article confirmait que le gouvernement était “condamné à imaginer à chaque fois de nouvelles rustines” pour faire face aux problèmes croissants d’accès aux soins. L’UMP Bernard Accoyer a affirmé que “le contenu paraît aller dans la bonne direction” mais déclaré “redouter des effets pervers” et des “arrangements entre pouvoirs publics et partenaires sociaux” aux dépens des “petites mutuelles et des assurances privées“.

Dépassements d’honoraires

Pour faire de ces contrats “de véritables instruments de régulation“, les députés ont aussi voté un amendement visant à plafonner la prise en charge des dépassements d’honoraires pratiqués par les médecins. Le montant de ce plafond sera déterminé par décret. Un premier amendement de M. Paul (PS) fixant le plafond à 100% a été retiré face à la demande de la ministre de “laisser toute sa place à la concertation“. Epinglant une “obsession de M. Paul de tout encadrer“, M. Accoyer s’est alarmé de mesures faisant “vaciller les fondements de l’assurance maladie“.

AFP

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Depuis 15 ans, le e-commerce n’a cessé de voler la vedette aux magasins physiques. Souvenez-vous des angoisses de ces sociologues qui prédisaient une catastrophe si les consommateurs en venaient à ne plus se déplacer en magasin.

Or, si le e-commerce tient le devant de la scène, les magasins demeurent de loin le principal canal d’achat avec près de 91% des ventes de détail. En effet, une majorité de consommateurs préfèrent encore visualiser et toucher un produit avant de l’acheter. Ainsi, depuis deux ans, la tendance du Web-to-Store a émergé et au final, les allégations affirmant le désamour des consommateurs pour les magasins relèvent d’un manque cruel d’analyse.

Ce que les Français expriment c’est plutôt une très forte attente pour une expérience d’achat renouvelée dans les magasins physiques. En effet, Internet les a quelque peu « embourgeoisés » et les poussent à être un peu plus fainéants. A l’image du e-commerce « je change de magasin en 1 clic », ils attendent des magasins physiques qu’ils leur apportent un plus grand confort d’utilisation. Dans cette optique, et depuis le 2ème trimestre 2013, un phénomène allant en ce sens et ultra-puissant est en train d’émerger : la réservation de produits avant de se déplacer en magasin.

En quoi cela consiste-t-il ? La réservation de produits permet de proposer aux consommateurs de réserver gratuitement sur internet, à n’importe quel moment de la nuit et du jour, un produit avant d’aller en magasin, de le visualiser et éventuellement de l’acheter.

Pourquoi la réservation de produits est-elle si révolutionnaire ?

Tout simplement parce qu’elle permet de ne plus se déplacer en magasin pour rien ! Fini le temps, où le consommateur se rendait compte que sa taille n’y était plus et devait finalement courir dans un autre magasin. Le client ne veut plus se déplacer pour rien ! Non, il réserve, et s’épargne du temps et éventuellement la déception de ne pas trouver le produit qu’il souhaitait voir ou essayer.

Pour le consommateur, la réservation de produits correspond au besoin de confort attendu dans son expérience d’achat. A date, il s’agissait d’un service rendu par les magasins répondant ponctuellement à un besoin urgent. La réservation de produits dépasse aujourd’hui ce cadre, elle s’inscrit comme un tout nouveau mode de consommation.

De leur côté, les enseignes révolutionnent leur mode de fonctionnement. Les vendeurs, notamment, voient leurs rôles s’accroitre. Ils ne sont pas des « petites mains », bien au contraire ils sont au cœur de la réussite de ce dispositif. Sans eux, ce service ne pourrait pas émerger. De plus, les enseignes sont maintenant prêtes à adopter une vision plus long-terme en privilégiant le service au risque de rater une vente. Ceci est un bouleversement destinés à faire en sorte que les consommateurs se déplacent plus facilement en magasin ! Et c’est un succès ! Près de 85% des internautes opérant une demande de réservation finissent par se rendre en magasin. 40% d’entre eux vont même acheter un produit supplémentaire à celui réservé. Preuve de la forte attente de ce service, quand une enseigne le propose sur son propre site internet, elle enregistre autant d’achats que de demandes de réservation !

Près de 30 grandes enseignes françaises ont lancé ou vont proposer ce service sur leur site internet dans les prochaines semaines : Guy Degrenne, Claudie Pierlot, Lacoste, Nature & Découvertes, Bricorama, KingJouet, Oxybul, etc, tout le monde y va quel que soit l’univers des produits vendus ou le positionnement de la marque.

Ce n’est qu’un début ! L’année 2014 sonnera l’arrivée de la réservation sur les sites des enseignes. Au final, la réservation n’est plus qu’un simple moyen de répondre à un besoin urgent. Non, il s’agit à présent d’un mode de consommation courant en magasin.

Fini le déplacement en magasin pour rien, vive le digital en magasin !

Par Jérémie Herscovic, président de SoCloz

source : itrmanager.com

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L’exécutif a déposé un amendement au projet de budget de la Sécurité sociale. Il veut limiter les prix de l’optique pour plus de 1 million de personnes dont les ressources sont inférieures au seuil de pauvreté.

La polémique sur le prix des lunettes s’invite au Parlement. Le gouvernement a déposé ce mardi un amendement au projet de budget de la Sécurité sociale qui vise à limiter les tarifs des prestations optiques pour les ménages aux revenus très modestes. Les députés démarrent ce mardi l’examen du projet de loi. La mesure présentée par le gouvernement vise les personnes qui bénéficient de l’aide au paiement d’une complémentaire santé. Soit un peu plus de 1 million d’assurés dont les ressources sont inférieures au seuil de pauvreté, mais aussi trop élevées pour ouvrir droit à la couverture maladie universelle (CMU). Leurs revenus ne doivent pas dépasser 967 euros par mois pour une personne seule ou 1.450 euros pour un foyer de deux personnes.

L’exécutif entend « agir directement sur les prix pratiqués » par les opticiens. Il compte étendre aux bénéficiaires de l’aide au paiement d’une complémentaire le dispositif d’encadrement des tarifs optiques qui est déjà en vigueur pour les ménages plus pauvres encore, ceux qui bénéficient de la CMU.

« Fixer des tarifs maxima »

L’amendement à la loi de financement de la Sécurité sociale prévoit le lancement d’une négociation entre la Caisse nationale d’assurance-maladie, les opticiens et les représentants des complémentaires santé (mutuelles, assurances et institutions de prévoyance), qui prennent en charge la majorité des dépenses d’optique. Les négociateurs devront « fixer les tarifs maxima applicables pour les prestations optiques délivrées aux bénéficiaires de l’aide à la complémentaire santé », explique le gouvernement dans l’exposé des motifs qui accompagne l’amendement. Cette négociation permettra « de s’assurer de l’engagement » des opticiens « à respecter les tarifs ainsi négociés ». Si ce n’était pas le cas, l’exécutif menace de procéder unilatéralement, par décret.

Le gouvernement a déposé un autre amendement qui concerne les organismes complémentaires. Il veut pousser les entreprises à assurer leurs salariés en santé ou en prévoyance auprès d’un organisme choisi par la branche professionnelle dont elles dépendent. Si elles ne suivent pas la recommandation de la branche, elles seront pénalisées fiscalement. L’exécutif contourne ainsi la décision du Conseil constitutionnel, qui interdit aux branches d’imposer un prestataire

source : lesechos.fr

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À faire peur : les lentilles cornéennes de l’Halloween peuvent entraîner une perte de vision irréversible

Les iris blancs ou des pupilles de félin peuvent sembler un moyen cool de rehausser le costume d’Halloween de cette année, mais ce n’est pas agréable lorsqu’il en découle de graves dommages aux yeux.

L’Association canadienne des optométristes (ACO), l’Association des opticiens du Canada (AOC) et la Société canadienne d’ophtalmologie (SCA) préviennent que le port inapproprié de lentilles cornéennes à but esthétique peut entraîner une perte de vision parfois permanente. Les lentilles décoratives (plano) ne corrigent pas la vision, mais changent la couleur et l’apparence de l’œil pour produire un effet esthétique ou théâtral. Le fait de les porter une soirée seulement peut entraîner des complications! Si vous décidez d’en acheter, nous vous exhortons à consulter d’abord un professionnel des soins oculovisuels qui a reçu une formation.

«Au cours de l’année écoulée, nous avons reçu de nombreux rapports d’incidents d’optométristes qui ont traité des patients atteints d’une infection grave, d’un ulcère de la cornée, qui avaient des abrasions de la cornée, des réactions allergiques et de l’enflure après avoir porté des lentilles cornéennes de nouveauté», a déclaré le Dr Paul Geneau, président de l’Association canadienne des optométristes. «Ce qui fait peur, c’est que les ulcères de la cornée non traités peuvent entraîner une infection interne de l’œil et aboutir à la formation de cicatrices sur la cornée, ce qui entraîne une perte de vision permanente.»

Les mauvaises façons de manipuler les lentilles, y compris le partage entre utilisateurs, l’utilisation de la salive ou d’eau de robinet pour humecter les lentilles et dormir avec des lentilles entraînent souvent une infection et des complications, mais il y a d’autres raisons. Une étude réalisée récemment en France a déterminé que le risque d’infection de la cornée est 12,5 fois plus élevé lorsqu’on porte des lentilles à but esthétique que lorsqu’on porte des lentilles cornéennes d’ordonnance sans la surveillance d’un professionnel autorisé des soins oculovisuels. Chaque œil a sa forme et son incurvation propres et les lentilles cornéennes d’ordonnance en tiennent compte. Les lentilles esthétiques ont souvent une seule incurvation de base. Les lentilles cornéennes mal ajustées peuvent très facilement endommager l’œil, qui est l’organe le plus sensible du corps humain. Il n’existe pas de lentille cornéenne taille unique. «Nous avons reçu un rapport de cas portant sur une patiente qui avait épuisé ses lentilles cornéennes d’ordonnance habituelles. Les lentilles étaient bien ajustées, elle était suivie et savait bien s’en servir. Sur un coup de tête, elle a commandé des lentilles esthétiques en ligne et a fini par avoir d’importants problèmes aux tissus de la cornée et de graves douleurs, a déclaré le Dr Geneau. Sa meilleure acuité visuelle corrigée est passée de 20/20 à 20/30 dans chaque œil.»

«Le véritable danger en l’occurrence, c’est que les Canadiens ont pu acheter des lentilles décoratives ou esthétiques sans ordonnance sans les faire dûment ajuster par un spécialiste de la santé oculovisuelle», a déclaré le Dr Paul Rafuse, président de la Société canadienne d’ophtalmologie. «Ces lentilles modifient l’apparence de l’œil, mais elles peuvent causer des ulcères de la cornée qui, s’ils ne sont pas traités, peuvent entraîner rapidement une perte permanente de la vision.»

Beaucoup de lentilles cornéennes de nouveauté sont achetées en ligne, dans des marchés aux puces, des pharmacies, des magasins d’articles d’Halloween et des kiosques de centres commerciaux. Le consommateur a tort de supposer que tous ces produits non réglementés sont fabriqués en toute sécurité. Les matériaux utilisés pour fabriquer les lentilles peuvent être de qualité inférieure. En 2008 au Japon, l’Institut national de technologie et d’évaluation (NITE) a signalé des cas d’un colorant de lentilles de couleur qui a fui directement sur l’œil. Depuis 2009, les États-Unis, le Royaume-Uni et le Japon exigent tous des ordonnances pour des lentilles cornéennes à but esthétique. Ces pays en interdisent la vente sans ordonnance.

Le Canada a du retard sur d’autres pays dans la réglementation des lentilles cornéennes à but esthétique. Le gouvernement canadien a adopté le projet de loi C-313 en décembre 2012 pour classer les lentilles cornéennes non correctives comme dispositifs médicaux de classe II (la même que les lentilles cornéennes vendues sur ordonnance). La nouvelle loi n’est pas encore entrée en vigueur et c’est pourquoi la plupart des lentilles cornéennes à but esthétique ne sont pas autorisées au Canada. Les professions des soins oculovisuels au Canada (optométrie, ophtalmologie et optique) préconisent que les gouvernements provinciaux assujettissent les lentilles cornéennes non correctrices à la réglementation qui régit les lentilles cornéennes d’ordonnance.

«Chaque année, après l’Halloween, un de nos membres signale une tragédie causée par la mauvaise utilisation des lentilles cornéennes décoratives. Il ne faut pas que cette tragédie devienne votre vision», prévient Dalie Schellen, présidente de l’Association des opticiens du Canada.

La vue est notre sens le plus précieux. Si des lentilles cornéennes de nouveauté mettent la dernière touche à votre costume de l’Halloween, consultez d’abord un docteur en optométrie, un ophtalmologue ou un opticien autorisé. Ceux-ci évalueront votre santé oculovisuelle, ajusteront vos lentilles et vous apprendront à les utiliser et les manipuler comme il se doit.

source : lanouvelle.net

Lens Timer

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octobre 17th, 2013
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Rappelez-vous – Les informations – Ordresouvenez-vous:
Vous portez des lentilles de contact et ne veulent pas se rappeler quand vous devez changer vos lentilles prochaine fois?La minuterie de l’objectif fait pour vous. Grâce au service intégré poussée, vous serez rappelé dans le temps de changer vos lentilles de contact.
Une fois configuré, vous pouvez donc «oublier» le temps de la lentille de l’alternance en toute sécurité.
! Pour utiliser ce service, vous devez avoir activé le service de notification push pour minuterie de Lens. !

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Commandez votre paquet de lentilles de contact, mais simplement vérifier avec votre professionnel des soins oculaires. Avec seulement deux clics, vous obtenez vos lentilles de contact livré avec facture.
Pour utiliser la fonction de commande, vous devez avoir un code Opticien à partir de votre opticien.

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