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International poursuit sa stratégie de partenariats locaux en signant six nouvelles opérations aux Etats-Unis, au Canada et au Brésil, lesquelles représentent un chiffre d’affaires annuel combiné d’environ 38 millions d’euros. Aux Etats-Unis, le groupe a conclu 3 nouveaux partenariats opérations. Essilor a pris une participation majoritaire dans R.D. Cherry et Plunkett Optical, deux laboratoires de prescription basés dans les Etats du Michigan et de l’Arkansas réalisant un chiffre d’affaires respectif de 9,8 et 3,3 millions de dollars.

Essilor a également acquis la majorité du capital de Frame Displays, une société qui conçoit, fabrique et distribue du mobilier et des accessoires d’aide à la vente pour les magasins d’optique (chiffre d’affaires : 4,5 millions de dollars)

Au Canada, Essilor a renforcé son réseau de distribution en signant un partenariat avec Riverside Optical, un ensemble de laboratoires de prescription opérant dans les provinces du Québec et de l’Ontario (chiffre d’affaires : 26 millions de dollars canadiens). Le groupe a également noué un partenariat avec Benson Edwards Optical Lab et CPS 360 Optical Lab, deux laboratoires de prescription basés dans la province de l’Ontario (chiffre d’affaires : près de 3 millions de dollars canadiens).

Enfin, au Brésil, Essilor a renforcé son maillage géographique en signant un partenariat avec Comprol (chiffre d’affaires : 5,4 millions d’euros). Ce laboratoire de prescription constitue la première implantation du groupe dans le District Federal (Brasilia), un État de 2,5 millions d’habitants disposant du revenu moyen le plus élevé du pays.

« La stratégie de partenariats aura été particulièrement active en 2013 avec 27 nouvelles opérations, qui permettent au groupe Essilor de resserrer ses liens avec les opticiens partout dans le monde et de déployer sa mission d’amélioration de la vue. A l’avenir, dans un marché de l’optique qui reste très fragmenté, Essilor va continuer à développer ce modèle de déploiement régional unique et créateur de valeur pour ses actionnaires », a commenté Hubert Sagnières, PDG d’Essilor.

AOF – EN SAVOIR PLUS

Les points forts de la valeur

– Leader mondial des verres ophtalmiques avec 40 % du marché, soit 1 milliard de Terriens équipés avec des verres du groupe (marques Varilux, Crizal, Nikon) ;
– Bonne répartition géographique entre l’Europe (33 %), l’Amérique du Nord (39 %), l’Amérique latine (8 %) et le reste du monde ;
– Marché très porteur : vieillissement de la population dans les pays développés et croissance des classes moyennes dans les pays émergents ;
– Leadership acquis principalement grâce à un rythme soutenu d’innovations (50 % du CA réalisé avec des produits de moins de 3 ans) et d’acquisitions qui relègue les concurrents au rang de « suiveurs » ;
– Adoption très forte de chaque lancement par les opticiens ;
– Deux nouveaux piliers stratégiques : conquête du milieu de gamme et pénétration du marché des lunettes pré-montées ou « readers » (déjà 7 % des ventes 2012, derrière les équipements -4 %- et l’optique -89 %) ;
– Développement dans les émergents par « maillage » au travers de partenariats et d’acquisition, avec un objectif de 25 % de chiffre d’affaires pour 2015 ;
– Après le renforcement dans les verres solaires (acquisition de 50 % du singapourien Polycore puis de l’américain Costa), rachat en 2014, pour 1,73 MdUSD, de l’intégralité de Transitions Optical, co-entreprise américaine avec PPG, qui sera très relutif sur le bénéfice ;
– Structure financière extrêmement solide avec un cash-flow supérieur à 10 % du chiffre d’affaires.

Les points faibles de la valeur

– Valeur toujours à ses plus hauts historiques d’où un faible rendement (inférieur à 2%) et une rareté des points d’entrée ;
– Très forte exigence des investisseurs sur les perspectives de croissance, notamment après le « cru » 2012 et sa hausse de 19 % des ventes, d’où la sanction opérée en octobre après l’annonce d’une faible hausse des ventes au 30 septembre 1993 ;
– Concurrence de la chirurgie ophtalmologique et des lentilles de contact.

Comment suivre la valeur

– Valeur de croissance défensive (achat de lunettes pouvant être reporté mais pas annulé) apparentée au marché de la santé ;
– Soumission aux effets de change : part importante du chiffre d’affaires en dollar ;
– Attente d’une acquisition majeure dans le marché des lentilles de contact ;
– Réalisation de l’objectif d’une hausse du chiffre d’affaires autour de 6 % en 2013 et d’ne marge comprise entre 17,9 % et 18,3 % :
– Groupe théoriquement opéable mais très valorisé en Bourse et hostilité à attendre du personnel, premier actionnaire avec 8,3 % du capital et 14,3 % des droits de vote.

LE SECTEUR DE LA VALEUR

Biens de consommation

Les géants de la grande consommation misent sur l’innovation et les produits haut de gamme pour améliorer leurs performances en dépit de la crise. Procter & Gamble (marques Pampers, Gillette, Ariel, Duracell…) a lancé un nouveau produit en France sur le créneau des lessives unidoses, un an après le lancement aux Etats-Unis. Son concurrent Henkel va, lui aussi, lancer une nouvelle génération de dosettes. Procter & Gamble a récemment développé des innovations dans le haut de gamme, en particulier avec ses couches Pampers Active Fit et son nouveau dentifrice Oral-B Pro-Expert.

DERNIERE RECOMMANDATION SUR LA VALEUR

UBS a abaissé son objectif de cours de 92 à 90 euros sur Essilor tout en maintenant sa recommandation Achat. Le broker rappelle que le spécialiste des verres correcteurs a publié sans prévenir des ventes jugées décevantes au titre de son quatrième trimestre. Elles sont ressorties 2,6% en dessous des attentes d’UBS et de 4 à 5% en dessous du consensus, en raison d’une croissance organiques plus faible qu’attendu et d’un effet négatif de change plus marqué que prévu. UBS attend désormais une marge opérationnelle dans le bas de la fourchette annoncée pour le deuxième semestre 2013, à 17,9%.

CONSENSUS DES PROFESSIONNELS

D’après le consensus de marché calculé à la date du 29/01/2014, les analystes conseillent d’acheter le titre ESSILOR INTERNATIONAL. En effet, sur un total de 8 bureaux d’études ayant fourni des estimations, 6 sont à l’achat et 2 sont neutres. L’indice de recommandation AOF, reflétant l’avis moyen des analystes et s’étendant de -100% à +100%, est de 75%. Enfin, l’objectif de cours moyen est de 92,63 EUR. Le consensus précédent conseillait d’acheter la valeur .

2014 AOF – Tous droits de reproduction réservés par AOF.
source : capital.fr

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Google et le principal assureur optique des États-Unis VSP ont signé un accord pour rembourser les verres et les montures des lunettes connectées.

Assurance

Signe du momentum toujours croissant du wearable computing, Google vient de signer un accord avec un assureur maladie pour le remboursement de ses lunettes connectées Glass dont la commercialisation est maintenant imminente. Cet accord ouvre le canal de la distribution paramédicale à ces objets connectés que l’on porte et qui souvent collectent des données sur notre état de santé. Le remboursement les rendra aussi moins cher d’environ un tiers.

Cet accord a une portée économique importante dans la mesure où VSP assure pas moins de 64 millions d’Américains. Et il prévoit la formation des opticiens à la nouvelle technologie.

Certes, il y a aussi une dimension marketing importante. Les Glass, qui peuvent aussi filmer et poster tout ce que l’utilisateur voit, sont critiquées comme une intrusion de plus dans la vie privée. Les médicaliser et les rendre plus discrètes est sans doute un moyen de les rendre plus acceptables.

40 nuances de lunettes

Google a ainsi décidé d’adapter sa technologie à des montures et des verres correcteurs prescrits par les opticiens, ce qui n’était pas le cas pour la première version des Glass.

L’équipe de design de l’entreprise a conçu plusieurs nouvelles versions des montures en titane. Avec les différentes couleurs et possibilités de verres, ce sont désormais pas moins de 40 déclinaisons du produit qui sont attendues. Si VSP remboursera bien les verres correcteurs et les montures ce ne sera cependant pas le cas de la partie électronique. Or cette dernière représente plus des deux tiers des 1500 dollars que coûtent les premières Glass.

source : bilan.ch

000050098_5Les élus du Palais du Luxembourg ont accepté l’article de la loi Hamon sur la vente de lunettes en ligne. Même s’il n’obtient pas tout, le ministre semble avoir la bienveillance de cette assemblée, pourtant furieuse contre le gouvernement et l’Assemblée Nationale…

Deuxième grosse victoire au sénat pour le ministre de la Consommation, Benoît Hamon. Après l’article sur l’action de groupe, il a obtenu un vote favorable des sénateurs sur la vente de lunettes en ligne, malgré l’opposition de nombre de députés sur cette question de santé publique.  Les ophtalmologistes se verront contraints de faire figurer sur leurs ordonnances le fameux « écart pupillaire », indispensable pour délivrer les lunettes, et dont les opticiens avaient jusqu’alors le monopole. Devant les députés, Benoît Hamon avait indiqué que cette ouverture de la concurrence à la vente en ligne permettrait aux patients de gagner « 1 milliard d’euros ». Les ophtalmologistes en avaient appelé au Premier ministre, resté sourd, et les opticiens avaient dénoncé la décision qui frapperait durement l’emploi dans ce secteur. Peine perdue.

Les IGP non alimentaires votées

D’une manière générale, Benoît Hamon réussit à faire adopter les articles les uns après les autres par les Sénateurs, pourtant remontés contre le gouvernement et l’Assemblée nationale qui feraient peu de cas, dans la plupart des lois qui leur sont soumises, de leurs amendements. Ils ne manquent jamais une occasion de s’en offusquer. Ainsi, l’action de groupe a été votée, ainsi que des articles sur l’encadrement du crédit à la consommation et les cartes de fidélité, sans compter les deux articles défendus dans ce texte par Sylvia Pinel, ministre du Commerce, les IGP non-alimentaires et le fait maison dans les restaurants. Il reste à examiner la partie relations commerciales, mais il fait peu de doutes que les sénateurs suivront aussi le ministre de la Consommation dans son vœu de les rééquilibrer, en faveur des fournisseurs et au détriment des distributeurs. L’adoption de la loi Hamon est désormais très proche.

source : lsa-conso.fr

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De meilleurs remboursements et tarifs sont attendus auprès des opticiens, dentistes et audioprothésistes qui ont signé une convention avec des mutuelles. 

Les mutuelles peuvent désormais créer leur réseau de soins, permettant normalement aux assurés de bénéficier de meilleurs tarifs et remboursements auprès d’opticiens, dentistes et audioprothésistes qui ont signé une convention avec la mutuelle.

La loi est parue, mardi 28 janvier, au journal officiel. Elle met fin à ce que les mutuelles assimilaient à une distorsion de concurrence. Ces réseaux existaient déjà pour les assureurs et les institutions de prévoyance. Leur existence est étendue aux mutuelles de santé. Les assurés ont toujours la possibilité d’aller voir un autre praticien que celui de sa mutuelle.

Seuls les tarifs et remboursements des dentistes, opticiens ou audioprothésistes sont concernés par ces réseaux. Des amendements ont été introduits pour que les médecins soient exclus du dispositif. Le secteur mutualiste estime que ce mécanisme est efficace pour réguler les prix dans des secteurs où la Sécurité sociale est quasi absente, comme le dentaire ou l’optique.

source : news-assurances.com

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Google s’associe à VSP Global pour faire des Google Glass de véritables lunettes de vue distribuées par les opticiens aux Etats-Unis.

Aux Etats-Unis, Google confirme la signature d’un accord avec le groupe VSP Global pour la distribution des Google Glass via l’un des plus grands réseaux d’opticiens.

VSP Global est un groupe spécialisé dans le développement de services ainsi que de solutions matérielles et logicielles à destination des professionnels de la santé et opticiens. Dans le cadre de ses activités, VSP Global est amené à effectuer de la recherche et à concevoir des verres correcteurs pour tout type de problèmes de vue.

D’après le Wall Street Journal, VSP Global va ainsi être amené à fournir différents verres correcteurs et montures spécialisées pour améliorer les Google Glass. Cette problématique a souvent été avancée par les détracteurs des lunettes connectées de Google, ainsi que par la firme elle-même, qui souhaitait pouvoir étendre sa clientèle potentielle aux personnes nécessitant le port de lunettes de vue (110 millions d’Américains concernés). A l’avenir, si le projet abouti, ces personnes devraient pouvoir obtenir des Google Glass connectées et correctrices.

Avec cet accord, Google parvient à étendre son réseau de distribution potentiel tout en améliorant l’image de ses lunettes. Les Google Glass , dont la commercialisation grand public devrait théoriquement démarrer cette année, pourraient ainsi être considérée comme un outil médical et être distribuées via le réseau professionnel entretenu par VSP Global.

En effet, dans le cadre de son programme VSP Vision-Care, le groupe distribue du matériel subventionné à près de 30 000 opticiens aux Etats-Unis. Ce serait un nouveau canal de distribution pour les lunettes connectées de Google.

source : itespresso.fr

 

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Ultime secousse pour les opticiens. Les sénateurs examinent en deuxième lecture, depuis lundi 27 janvier, le projet de loi sur la consommation.

Ce texte à l’initiative de Benoît Hamon, le ministre de l’économie sociale et solidaire, vise notamment à libéraliser le marché de l’optique afin de faire baisser le prix des lunettes en favorisant l’arrivée de nouveaux acteurs sur Internet. Il devrait être voté par l’Assemblée nationale en février, puis promulgué en mars.

Si des amendements prévoient de réintroduire des dispositions adoptées par le Sénat en première lecture et voulues par les opticiens – l’obligation d’avoir une ordonnance pour acheter des verres correcteurs et des lentilles et le prolongement de leur validité de trois à cinq ans -, l’intention du gouvernement est la même.

Avec cette nouvelle concurrence il veut mettre fin à une rente de situation en enclenchant une baisse de 25 % des tarifs. Cela permettra, selon M. Hamon de « rendre plus d’un milliard d’euros de pouvoir d’achat au consommateur ».

Le gouvernement se base sur un rapport de la Cour des comptes estimant à 470 euros le prix d’une paire de lunettes en France, un montant deux fois supérieur aux tarifs relevés au Royaume-Uni, en Italie et en Allemagne. Chaque vente rapporte à l’opticien, en moyenne, 275 euros, selon UFC-Que Choisir.

« HORS SUJET »

Cette situation est possible grâce aux mutuelles qui ont fait des niveaux de remboursements de l’optique un produit d’appel pour leurs clients. Mais selon le ministère de la consommation, ces prix élevés, conjugués à une faible prise en charge par l’assurance-maladie (entre 4,44 et 31,14 euros par monture) contraignent près de 3 millions de français n’ayant pas d’assurance complémentaire à renoncer aux soins optiques.

Depuis l’automne, ce texte est contesté par les opticiens, furieux de ne pas avoir été associés et surtout de voir lunettes et lentilles réduites à de simples biens de consommation alors que « les modalités de délivrance des produits et l’exercice du métier sont régis par le cadre de la santé publique », rappelle notamment Alexandra Duvauchelle, déléguée générale du Syndicat des opticiens entrepreneurs (SynOpE).

Pour Didier Papaz, PDG d’Optic 2000 la loi Hamon est « hors sujet ». Il préconise une loi remettant à plat la filière et précisant les rôles de chacun dans le cadre d’une concertation avec le ministère de la santé.

« Ce texte a été fait dans la précipitation pour des acteurs spécialisés », entend-on aussi. Est particulièrement visé Marc Simoncini.

L’ancien patron de Meetic, la société spécialiste des rencontres sur Internet, a lancé, depuis trois ans, Sensee, un site de vente en ligne de lunettes et de lentilles à bas prix. Il s’est attaqué à ce marché en proposant des équipements moitié moins cher. Il estime que ce type de vente devrait représenter à terme environ 10 % du marché, soit une économie de quelque 1,3 milliard d’euros, et obligera les enseignes à en tenir compte.

ENTRE LE MARTEAU ET L’ENCLUME

« C’est de l’agitation pour pas grand-chose dans la mesure où le business sur le Net a besoin de s’inventer », juge Jean-Pierre Champion directeur général de Krys. « Nous sommes dans une situation où à Bercy, un ministre favorise la vente en ligne de produits venus d’Asie, et détruit le made in France que s’emploie à défendre, à un autre étage, son collègue du redressement productif… », ajoute Philippe Peyrard, directeur général délégué d’Atol les Opticiens.

Opticiens et ophtalmologistes se retrouvent contre une disposition du projet prévoyant d’inscrire sur l’ordonnance des lunettes l’écart interpupillaire afin de favoriser les achats en ligne. Cette mesure est prise par les opticiens dans leurs boutiques pour ajuster les verres et les montures au client. Elle n’est pas réalisable pour l’instant sur le Net.

« Vous allez augmenter les difficultés d’accès à l’ophtalmologiste », déplore Jean-Bernard Rottier, le président du Syndicat national des ophtalmologistes (SNOF) dans une lettre ouverte. Cette « mesure consomme deux à trois minutes par patient, soit trente minutes par jour et par praticien». La préoccupation de la représentation nationale « devrait être la défense de la santé des Français, pas la promotion d’un circuit de commercialisation », ajoute ce syndicat qui pense à ne pas appliquer cette mesure.

« Nous sommes pris entre le marteau et l’enclume, dit Didier Papaz. D’un côté le ministère de la santé, qui dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale a introduit des mesures plafonnant les remboursements des mutuelles ; de l’autre, celui de la consommation, qui incite au développement de la vente en ligne. » Mais rappelle-t-il « la baisse du prix des lunettes était inscrite dans le programme de Francois Hollande tout comme dans celui de Nicolas Sarkozy ».

source : lemonde.fr

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