784px-Essilor_logo.svg

Au 31 mars 2014, le chiffre d’affaires consolidé d’Essilor International (Paris:EI), numéro un mondial de l’optique ophtalmique, s’établit à 1 322,6 millions d’euros. Par rapport au 1er trimestre 2013, le chiffre d’affaires progresse de 8,4 % hors effet de change.

Chiffre d’affaires consolidé

En millions d’euros

T1 2014 a

Variation
publiée

Croissance
en base
homogène

Effet de
périmètre

Effet de
change

Verres et matériel optique 1 159,7 + 1,0 % + 3,0 % + 2,9 % - 4,9 %
Amérique du Nord 466,8 + 0,9 % + 2,7 % + 2,7 % - 4,5 %
Europe 399,6 - 0,7 % - 1,0 % + 0,6 % - 0,3 %
Asie/Océanie/
Moyen-Orient/Afrique
211,1 + 3,1 % + 9,1 % + 3,9 % - 9,9 %
Amérique latine 82,2 + 4,4 % + 8,9 % + 13,4 % - 17,9 %
Équipements 38,9 - 8,4 % - 4,4 % - 1,0 % - 3,0 %
Readers 124,0 + 45,7 % - 1,8 % + 51,0 % - 3,5 %
TOTAL 1 322,6 + 3,6 % + 2,4 % + 6,0 % - 4,8 %

(a) Depuis le deuxième trimestre 2013, les ventes de Nikon-Essilor en Amérique du Nord et en Europe sont comptabilisées dans leurs régions respectives. Elles étaient précédemment comptabilisées dans la région Asie/Océanie/Moyen-Orient/Afrique.

Commentant ces chiffres, Hubert Sagnières, Président-Directeur Général du groupe, a déclaré :

« Avec une croissance de son chiffre d’affaires hors change de 8,4 %, Essilor obtient l’une des meilleures performances trimestrielles de ces trois dernières années, dans un contexte d’une reprise de la demande. Cette performance traduit la dynamique de notre stratégie de création de valeur fondée sur l’innovation produit, le marketing consommateur, le développement d’une offre solaire de qualité et le déploiement de notre modèle unique de partenariats. Depuis le 1er avril, Essilor s’est également renforcé avec les acquisitions de Transitions Optical et de Coastal.com, leaders mondiaux sur les segments des verres photochromiques et de la vente en ligne d’équipements optiques. Nos équipes sont déterminées à capitaliser sur ces tendances porteuses pour renforcer la dynamique du groupe dans les trimestres à venir ».

Un premier trimestre tiré par le rebond de la division Verres et matériel optique

La croissance du chiffre d’affaires de 2,4 % en base homogène est tirée par le rebond de la division « Verres et matériel optique ». Malgré les effets de la perte d’un grand contrat en Europe courant 2013 et des conditions climatiques défavorables en Amérique du Nord, la division affiche une croissance de 3 % en base homogène, la meilleure performance depuis le quatrième trimestre 2012. Ce résultat s’appuie sur un certain nombre de dynamiques porteuses :

  • Succès des nouveaux produits, dont le verre Crizal® Prevencia(TM), le nouveau verre photochromique Transitions® Signature(TM) ainsi que de la gamme des verres polarisants Xperio® ;
  • Forte dynamique des pays à forte croissance (Brésil, Chine et Inde notamment) et reprise de l’activité export de ces pays ;
  • Rebond de l’activité dans la plupart des pays développés et notamment aux Etats-Unis ;
  • Très bonne performance de l’offre de verres progressifs, notamment les produits réalisés en surfaçage numérique.

Les autres divisions du groupe ont souffert d’impacts ponctuels anticipés : faiblesse du carnet de commande de la division Equipements en début d’année et effets de stocks défavorables pour la division Readers.

L’effet périmètre s’élève à 6 %. Il bénéficie notamment de l’importante contribution de Costa Inc. aux Etats-Unis et de Xiamen Yarui en Chine, deux distributeurs de lunettes de soleil, leaders sur leur segment de marché. Parmi les autres contributions notables à l’effet périmètre du premier trimestre figurent celles de Polycore, producteur de verres solaires et de Riverside, un important laboratoire de prescription basé au Canada.

Enfin, l’effet de change reste négatif à – 4,8 % du fait de la dépréciation de l’ensemble des monnaies de facturation du groupe contre l’euro, à l’exception de la livre sterling. Les impacts les plus sensibles concernent le dollar américain et le real brésilien.

Activité par région et division

En Amérique du Nord, la croissance en base homogène affiche un net rebond (+ 2,7 %). Aux Etats-Unis, l’activité profite d’une demande croissante pour les verres progressifs du groupe réalisés en surfaçage numérique, de l’impact positif des réseaux de tiers-payant sur l’activité laboratoires et du succès des nouveaux produits. Ainsi, les verres anti-reflet Crizal® retrouvent un niveau de croissance soutenu, le verre progressif Varilux® S series(TM) accélère son développement et Transitions® Signature(TM), le nouveau verre photochromique lancé en début d’année, connaît des débuts très prometteurs. En outre, le segment des verres polarisants est lui aussi très dynamique, tiré par la forte croissance de la gamme Xperio®. L’activité avec les grands comptes est bien orientée.

Enfin, la bonne dynamique de l’activité des laboratoires permet également au Canada de renouer avec une croissance tonique.

L’Europe (- 1,0 % en base homogène) est impactée par la perte d’un contrat commercial en 2013. La région profite du succès des nouveaux verres progressifs de milieu de gamme Varilux® E series(TM) et Intuitiv(TM)et du verre haut de gamme Varilux® S series(TM). L’activité est tirée par un fort rebond en Espagne où le groupe a gagné un important contrat avec la première chaine d’optique domestique et a bénéficié du succès d’un programme promotionnel. Au Royaume-Uni, la croissance s’appuie sur une dynamique favorable, tant avec les grands comptes qu’avec les opticiens indépendants. La croissance en Suisse et dans les pays de l’Est, qui s’appuie sur la gamme de verres Varilux®, compense une situation difficile au Portugal et aux Pays-Bas. En France, où la demande est pénalisée par l’évolution du contexte réglementaire, les innovations continuent de recevoir un très bon accueil chez les opticiens indépendants, à l’instar du verre Crizal® Prevencia(TM).

L’Asie/Océanie/Moyen-Orient/Afrique (+ 9,1 % en base homogène, dont + 5,0 % dans les pays développés et + 10,6 % dans les pays à forte croissance) profite de la poursuite des bonnes performances domestiques des principaux pays à forte croissance de la zone, à laquelle s’ajoute une reprise de l’export et un rebond des pays développés. En Chine, le succès des nouveaux produits se confirme avec la montée en puissance des verres anti-fatigue et des verres anti-reflet Crizal® UV. Ceci se traduit par des gains de parts de marché chez les clients existants et par la conquête de nouveaux clients. En Inde, la notoriété des marques Varilux® et Crizal® continue à tirer l’activité. La Russie progresse fortement tandis que l’Afrique du Sud se redresse. Dans les pays développés de la région, le Japon poursuit sa nette progression grâce à la normalisation de l’environnement concurrentiel, à la solidité des relations clients et au succès des nouveaux produits. En Australie, l’activité bénéficie d’une bonne croissance chez les optométristes indépendants, groupements et chaines.

L’ensemble des pays d’Amérique latine est en forte croissance (+ 8,9 % en base homogène), à l’exception de l’Argentine où le marché continue de souffrir d’un contexte économique très perturbé. Au Brésil, la croissance continue d’être alimentée par les marques phares du groupe, notamment Varilux®, mais également par les autres catégories de produits. Le groupe a notamment positionné la marque Kodak® comme offre de référence dans le milieu de gamme, permettant de raffiner sa stratégie multi-réseaux. Au Mexique, dans un contexte économique peu porteur, Essilor continue de gagner des parts de marché. Le groupe commence à y bénéficier de la mise en place d’un contrat à long terme avec une importante organisation non gouvernementale spécialisée dans l’accès aux services de santé pour les plus modestes. En Colombie, Essilor a développé avec succès de nouvelles campagnes promotionnelles pour renforcer les marques Varilux® et Transitions®, et lancé les verres de marque Nikon®. Enfin, le Chili réalise une très forte croissance.

La division Equipements (- 4,4 % en base homogène) affiche un recul de ses facturations en raison d’un fort niveau de livraison de commandes au dernier trimestre de 2013, notamment en Amérique latine. Au-delà de cet effet mécanique, Satisloh a connu une croissance soutenue dans les pays développés, tirée par les ventes de machines de dépôt sous vide et par le succès de sa nouvelle offre en matière de taillage-montage. Au cours du premier trimestre, Satisloh a également introduit une nouvelle machine d’auto-blocage du verre proposant une technologie éco-responsable. Baptisée ART « Alloy Replacement Technology », cette machine utilise exclusivement des composants organiques recyclables et a reçu de fortes marques d’intérêt au salon de l’optique Vision Expo de New York fin mars.

La division Readers (- 1,8 % en base homogène) a subi quelques effets défavorables au premier trimestre dont le déstockage de la part de l’un de ses gros clients pour la partie lunettes loupe, néanmoins en progression, et un effet de réassort négatif ponctuel dans les ventes de lunettes de soleil. En revanche, les ventes des produits de FGX aux consommateurs ont été très dynamiques et soutenues par le lancement de nouveaux produits et des campagnes de publicité. L’activité à l’international a continué à bien progresser, notamment dans les pays d’Europe où FGX International est implantée.

Événements importants survenus depuis le 1er janvier 2014 et autres opérations

Transitions Optical Inc.

Le 1er avril 2014, Essilor a annoncé la finalisation effective de l’acquisition des 51 % du capital détenus par PPG dans Transitions Optical, leader mondial de la fourniture de verres photochromiques pour les producteurs de l’industrie optique, et de 100 % du capital d’Intercast, fabricant de verres solaires de haute qualité. Fondée en 1990, Transitions Optical est basée à Pinellas Park en Floride (Etats-Unis). Son chiffre d’affaires s’est élevé à 844 millions de dollars en 2013, dont 279 millions de dollars avec des producteurs de verres autres qu’Essilor. Transitions Optical et Intercast sont intégrées globalement dans le périmètre de consolidation d’Essilor depuis le 1er avril 2014. Selon les estimations du groupe, l’intégration de Transitions Optical aura un impact positif sur les indicateurs financiers d’Essilor, avec notamment une augmentation du taux de marge de contribution du groupe de l’ordre de 150 points de base à partir de la deuxième année d’intégration, un effet positif sur le bénéfice par action dès 2014 et d’au moins 5 % par an les années suivantes et un impact positif d’environ 0,5 point sur la croissance organique du groupe à partir de la troisième année d’intégration.

Costa Inc.

Au cours du premier trimestre, Essilor a finalisé l’acquisition de la totalité du capital de Costa Inc., l’un des leaders américains des lunettes de soleil à haute performance.

Basée à Lincoln dans le Rhode Island (États-Unis), Costa Inc. conçoit, assemble et distribue des lunettes de soleil sous les marques Costa, la marque de lunettes de soleil à haute performance la plus dynamique aux États-Unis, et Native. La société a généré un chiffre d’affaires de près de 100 millions de dollars en 2013. Costa Inc. est intégrée dans le périmètre de consolidation d’Essilor depuis le 1er février 2014 au sein de la division « Readers ».

Coastal.com

Le 28 avril, Essilor International a finalisé l’acquisition de la totalité du capital de Coastal.com, l’un des principaux acteurs mondiaux de la vente d’optique par Internet (voir communiqué publié le 28 avril).

Basée à Vancouver, Colombie Britannique (Canada), Coastal.com conçoit et distribue l’une des plus larges sélections d’équipements optiques disponibles sur Internet : lentilles de contact, lunettes de vue avec ou sans prescription, lunettes de soleil et accessoires. La société a généré un chiffre d’affaires de 218 millions de dollars canadiens au cours de son dernier exercice fiscal clos le 31 octobre 2013. Coastal.com sera intégrée dans le périmètre de consolidation d’Essilor à compter du 1er mai 2014.

Autres partenariats

Le groupe a renforcé son ancrage local aux Etats-Unis en prenant une participation majoritaire dans deux laboratoires de prescription depuis le début de l’année :

  • Plunkett Optical, un laboratoire de prescription basé dans l’Arkansas et réalisant un chiffre d’affaires de 3,3 millions de dollars américains.
  • iCoat, un laboratoire de prescription indépendant basé dans l’Etat de Californie spécialisé dans le développement et la vente sous licence de technologies de dépôt de couches minces et de finition pour des équipements optiques haut de gamme. iCoat réalise un chiffre d’affaires annuel d’environ 26 millions de dollars, notamment auprès des chaines d’optique et des sociétés de couverture de soins visuels en Amérique du Nord.

Ouverture d’un nouveau Centre Innovation et Technologies en France

Essilor a ouvert à Créteil son Centre Innovation et Technologies (CI&T) pour l’Europe, le plus grand campus mondial privé dédié à la recherche et à l’innovation dans l’industrie de l’optique ophtalmique (900 personnes).

L’ensemble des équipes et des expertises de recherche et d’ingénierie est ainsi regroupé sur un même site afin de favoriser les échanges et d’optimiser la qualité, les performances, le temps de développement ainsi que la mise sur le marché des nouveaux produits et des nouvelles technologies.

Ce nouveau campus qui représente un investissement de 35 millions d’euros, vient compléter le dispositif mondial d’Essilor qui dispose de deux autres CI&T situés aux Etats-Unis (Dallas) et en Asie (Singapour).

Ouverture d’une nouvelle usine au Laos

Afin de faire face aux besoins liés à la croissance du marché et dans un souci constant d’optimiser sa capacité industrielle, Essilor a ouvert une nouvelle usine de production près de Savannakhet, au Laos. Cette usine dédiée à la production de verres finis en polycarbonate, pour lesquels la croissance de la demande est estimée à 4 à 5 % par an, pourra produire 20 millions de verres par an à pleine capacité. Elle permettra ainsi à Essilor de fournir à ses grands clients des produits en polycarbonate compétitifs pour le milieu de gamme, notamment dans les marchés à forte croissance.

Trésorerie et Financements

Le paiement des 51 % de titres de Transitions Optical ainsi que les effets de saisonnalité habituels ont porté la dette à 1 878 millions d’euros au 31 mars 2014, contre 369 millions à fin 2013.

Afin d’élargir son accès aux marchés de capitaux, Essilor a rendu publics ses ratings à court terme (A1/P1 perspectives stables chez Standard & Poor’s et Moody’s) et long terme (A2 perspective stable chez Moody’s).

Essilor a tout d’abord lancé un programme de papier commercial américain (USCP) de 1,5 milliard de dollars en mars 2014 ; l’encours des émissions atteignait environ 800 millions de dollars au 31 mars.

Le groupe a par ailleurs procédé début avril à une émission obligataire de 800 millions d’euros en deux tranches : une tranche de 500 millions d’euros à 7 ans (coupon de 1,750 %) et une tranche de 300 millions d’euros à 10 ans (coupon de 2,375 %). Il s’agit du coupon le plus bas obtenu par un émetteur non financier dans le cadre d’une émission inaugurale à 7 ans et du coupon à 10 ans le plus bas de l’année pour un émetteur non financier en 2014.

Ceci illustre la confiance des investisseurs dans le modèle économique d’Essilor et la qualité de son profil de crédit. Ces deux nouvelles sources de financement permettent au groupe de se financer à des conditions compétitives tout diversifiant sa base d’investisseurs.

Perspectives

Essilor confirme pour 2014 un objectif de croissance de son chiffre d’affaires compris entre 10 et 12 % hors effets de change et un objectif de marge de contribution compris entre 18,2 % et 18,6 % (en fonction des ajustements IFRS finaux relatifs à Transitions Optical). Ces chiffres s’entendent avant intégration de Coastal.com.

Une conférence téléphonique en anglais aura lieu ce jour à 10 heures (CEST).

Le numéro à composer est : +33(0)1 70 99 42 71 ou +44(0)20 3427 1908 (code d’accès : 3721179)

Elle sera retransmise en différé sur le lien : http://hosting.3sens.com/Essilor/20140429-43C7FA9A/en/

Prochains rendez-vous

L’Assemblée Générale des actionnaires se tiendra à Paris le 7 mai 2014.

Les résultats semestriels 2014 seront publiés le 28 août 2014.

A propos d’Essilor

Essilor est le numéro un mondial de l’optique ophtalmique. De la conception à la fabrication, le groupe élabore de larges gammes de verres pour corriger et protéger la vue. Sa mission est d’améliorer la vision pour améliorer la vie. Ainsi le groupe consacre plus de 150 millions d’euros par an à la recherche et à l’innovation pour proposer des produits toujours plus performants. Les marques phares sont Varilux®, Crizal®, Transitions®, Definity®, Xperio®, Optifog(TM), Foster Grant®,Bolon® et Costa®. Essilor développe et commercialise également des équipements, des instruments et des services destinés aux professionnels de l’optique.

Essilor a réalisé un chiffre d’affaires net consolidé de plus de 5 milliards d’euros en 2013 et emploie plus de 55 000 collaborateurs. Le groupe, qui distribue ses produits dans plus d’une centaine de pays, dispose de 28 usines, plus de 450 laboratoires de prescription et centres de taillage-montage ainsi que plusieurs centres de recherche et développement dans le monde.

Pour plus d’informations, visitez le site www.essilor.com.

L’action Essilor est cotée sur le marché Euronext à Paris et fait partie des indices Euro Stoxx 50 et CAC 40.

Codes : ISIN : FR0000121667 ; Reuters : ESSI.PA ; Bloomberg : EI:FP.

Annexe

Chiffre d’affaires consolidé d’Essilor International (en millions d’euros)

2014 2013
Premier trimestre
Verres et matériel optique 1 160 1 149
  • Amérique du Nord
467 463
  • Europe
400 402
  • Asie/Océanie/Moyen-Orient/Afrique
211 205
  • Amérique latine
82 79
Équipements 39 42
Readers 124 85
TOTAL premier trimestre 1 323 1 276
Deuxième trimestre
Verres et matériel optique 1 148
  • Amérique du Nord
452
  • Europe
400
  • Asie/Océanie/Moyen-Orient/Afrique
203
  • Amérique latine
93
Équipements 50
Readers 102
TOTAL deuxième trimestre 1 300
Troisième trimestre
Verres et matériel optique 1 114
  • Amérique du Nord
439
  • Europe
376
  • Asie/Océanie/Moyen-Orient/Afrique
208
  • Amérique latine
91
Équipements 52
Readers 71
TOTAL troisième trimestre 1 237
Quatrième trimestre
Verres et matériel optique 1 095
  • Amérique du Nord
416
  • Europe
394
  • Asie/Océanie/Moyen-Orient/Afrique
197
  • Amérique latine
88
Équipements 60
Readers 97
TOTAL quatrième trimestre 1 252Au 31 mars 2014, le chiffre d’affaires consolidé d’Essilor International (Paris:EI), numéro un mondial de l’optique ophtalmique, s’établit à 1 322,6 millions d’euros. Par rapport au 1er trimestre 2013, le chiffre d’affaires progresse de 8,4 % hors effet de change.

Chiffre d’affaires consolidé

En millions d’euros

T1 2014 a

Variation
publiée

Croissance
en base
homogène

Effet de
périmètre

Effet de
change

Verres et matériel optique 1 159,7 + 1,0 % + 3,0 % + 2,9 % - 4,9 %
Amérique du Nord 466,8 + 0,9 % + 2,7 % + 2,7 % - 4,5 %
Europe 399,6 - 0,7 % - 1,0 % + 0,6 % - 0,3 %
Asie/Océanie/
Moyen-Orient/Afrique
211,1 + 3,1 % + 9,1 % + 3,9 % - 9,9 %
Amérique latine 82,2 + 4,4 % + 8,9 % + 13,4 % - 17,9 %
Équipements 38,9 - 8,4 % - 4,4 % - 1,0 % - 3,0 %
Readers 124,0 + 45,7 % - 1,8 % + 51,0 % - 3,5 %
TOTAL 1 322,6 + 3,6 % + 2,4 % + 6,0 % - 4,8 %

(a) Depuis le deuxième trimestre 2013, les ventes de Nikon-Essilor en Amérique du Nord et en Europe sont comptabilisées dans leurs régions respectives. Elles étaient précédemment comptabilisées dans la région Asie/Océanie/Moyen-Orient/Afrique.

Commentant ces chiffres, Hubert Sagnières, Président-Directeur Général du groupe, a déclaré :

« Avec une croissance de son chiffre d’affaires hors change de 8,4 %, Essilor obtient l’une des meilleures performances trimestrielles de ces trois dernières années, dans un contexte d’une reprise de la demande. Cette performance traduit la dynamique de notre stratégie de création de valeur fondée sur l’innovation produit, le marketing consommateur, le développement d’une offre solaire de qualité et le déploiement de notre modèle unique de partenariats. Depuis le 1er avril, Essilor s’est également renforcé avec les acquisitions de Transitions Optical et de Coastal.com, leaders mondiaux sur les segments des verres photochromiques et de la vente en ligne d’équipements optiques. Nos équipes sont déterminées à capitaliser sur ces tendances porteuses pour renforcer la dynamique du groupe dans les trimestres à venir ».

Un premier trimestre tiré par le rebond de la division Verres et matériel optique

La croissance du chiffre d’affaires de 2,4 % en base homogène est tirée par le rebond de la division « Verres et matériel optique ». Malgré les effets de la perte d’un grand contrat en Europe courant 2013 et des conditions climatiques défavorables en Amérique du Nord, la division affiche une croissance de 3 % en base homogène, la meilleure performance depuis le quatrième trimestre 2012. Ce résultat s’appuie sur un certain nombre de dynamiques porteuses :

  • Succès des nouveaux produits, dont le verre Crizal® Prevencia(TM), le nouveau verre photochromique Transitions® Signature(TM) ainsi que de la gamme des verres polarisants Xperio® ;
  • Forte dynamique des pays à forte croissance (Brésil, Chine et Inde notamment) et reprise de l’activité export de ces pays ;
  • Rebond de l’activité dans la plupart des pays développés et notamment aux Etats-Unis ;
  • Très bonne performance de l’offre de verres progressifs, notamment les produits réalisés en surfaçage numérique.

Les autres divisions du groupe ont souffert d’impacts ponctuels anticipés : faiblesse du carnet de commande de la division Equipements en début d’année et effets de stocks défavorables pour la division Readers.

L’effet périmètre s’élève à 6 %. Il bénéficie notamment de l’importante contribution de Costa Inc. aux Etats-Unis et de Xiamen Yarui en Chine, deux distributeurs de lunettes de soleil, leaders sur leur segment de marché. Parmi les autres contributions notables à l’effet périmètre du premier trimestre figurent celles de Polycore, producteur de verres solaires et de Riverside, un important laboratoire de prescription basé au Canada.

Enfin, l’effet de change reste négatif à – 4,8 % du fait de la dépréciation de l’ensemble des monnaies de facturation du groupe contre l’euro, à l’exception de la livre sterling. Les impacts les plus sensibles concernent le dollar américain et le real brésilien.

Activité par région et division

En Amérique du Nord, la croissance en base homogène affiche un net rebond (+ 2,7 %). Aux Etats-Unis, l’activité profite d’une demande croissante pour les verres progressifs du groupe réalisés en surfaçage numérique, de l’impact positif des réseaux de tiers-payant sur l’activité laboratoires et du succès des nouveaux produits. Ainsi, les verres anti-reflet Crizal® retrouvent un niveau de croissance soutenu, le verre progressif Varilux® S series(TM) accélère son développement et Transitions® Signature(TM), le nouveau verre photochromique lancé en début d’année, connaît des débuts très prometteurs. En outre, le segment des verres polarisants est lui aussi très dynamique, tiré par la forte croissance de la gamme Xperio®. L’activité avec les grands comptes est bien orientée.

Enfin, la bonne dynamique de l’activité des laboratoires permet également au Canada de renouer avec une croissance tonique.

L’Europe (- 1,0 % en base homogène) est impactée par la perte d’un contrat commercial en 2013. La région profite du succès des nouveaux verres progressifs de milieu de gamme Varilux® E series(TM) et Intuitiv(TM)et du verre haut de gamme Varilux® S series(TM). L’activité est tirée par un fort rebond en Espagne où le groupe a gagné un important contrat avec la première chaine d’optique domestique et a bénéficié du succès d’un programme promotionnel. Au Royaume-Uni, la croissance s’appuie sur une dynamique favorable, tant avec les grands comptes qu’avec les opticiens indépendants. La croissance en Suisse et dans les pays de l’Est, qui s’appuie sur la gamme de verres Varilux®, compense une situation difficile au Portugal et aux Pays-Bas. En France, où la demande est pénalisée par l’évolution du contexte réglementaire, les innovations continuent de recevoir un très bon accueil chez les opticiens indépendants, à l’instar du verre Crizal® Prevencia(TM).

L’Asie/Océanie/Moyen-Orient/Afrique (+ 9,1 % en base homogène, dont + 5,0 % dans les pays développés et + 10,6 % dans les pays à forte croissance) profite de la poursuite des bonnes performances domestiques des principaux pays à forte croissance de la zone, à laquelle s’ajoute une reprise de l’export et un rebond des pays développés. En Chine, le succès des nouveaux produits se confirme avec la montée en puissance des verres anti-fatigue et des verres anti-reflet Crizal® UV. Ceci se traduit par des gains de parts de marché chez les clients existants et par la conquête de nouveaux clients. En Inde, la notoriété des marques Varilux® et Crizal® continue à tirer l’activité. La Russie progresse fortement tandis que l’Afrique du Sud se redresse. Dans les pays développés de la région, le Japon poursuit sa nette progression grâce à la normalisation de l’environnement concurrentiel, à la solidité des relations clients et au succès des nouveaux produits. En Australie, l’activité bénéficie d’une bonne croissance chez les optométristes indépendants, groupements et chaines.

L’ensemble des pays d’Amérique latine est en forte croissance (+ 8,9 % en base homogène), à l’exception de l’Argentine où le marché continue de souffrir d’un contexte économique très perturbé. Au Brésil, la croissance continue d’être alimentée par les marques phares du groupe, notamment Varilux®, mais également par les autres catégories de produits. Le groupe a notamment positionné la marque Kodak® comme offre de référence dans le milieu de gamme, permettant de raffiner sa stratégie multi-réseaux. Au Mexique, dans un contexte économique peu porteur, Essilor continue de gagner des parts de marché. Le groupe commence à y bénéficier de la mise en place d’un contrat à long terme avec une importante organisation non gouvernementale spécialisée dans l’accès aux services de santé pour les plus modestes. En Colombie, Essilor a développé avec succès de nouvelles campagnes promotionnelles pour renforcer les marques Varilux® et Transitions®, et lancé les verres de marque Nikon®. Enfin, le Chili réalise une très forte croissance.

La division Equipements (- 4,4 % en base homogène) affiche un recul de ses facturations en raison d’un fort niveau de livraison de commandes au dernier trimestre de 2013, notamment en Amérique latine. Au-delà de cet effet mécanique, Satisloh a connu une croissance soutenue dans les pays développés, tirée par les ventes de machines de dépôt sous vide et par le succès de sa nouvelle offre en matière de taillage-montage. Au cours du premier trimestre, Satisloh a également introduit une nouvelle machine d’auto-blocage du verre proposant une technologie éco-responsable. Baptisée ART « Alloy Replacement Technology », cette machine utilise exclusivement des composants organiques recyclables et a reçu de fortes marques d’intérêt au salon de l’optique Vision Expo de New York fin mars.

La division Readers (- 1,8 % en base homogène) a subi quelques effets défavorables au premier trimestre dont le déstockage de la part de l’un de ses gros clients pour la partie lunettes loupe, néanmoins en progression, et un effet de réassort négatif ponctuel dans les ventes de lunettes de soleil. En revanche, les ventes des produits de FGX aux consommateurs ont été très dynamiques et soutenues par le lancement de nouveaux produits et des campagnes de publicité. L’activité à l’international a continué à bien progresser, notamment dans les pays d’Europe où FGX International est implantée.

Événements importants survenus depuis le 1er janvier 2014 et autres opérations

Transitions Optical Inc.

Le 1er avril 2014, Essilor a annoncé la finalisation effective de l’acquisition des 51 % du capital détenus par PPG dans Transitions Optical, leader mondial de la fourniture de verres photochromiques pour les producteurs de l’industrie optique, et de 100 % du capital d’Intercast, fabricant de verres solaires de haute qualité. Fondée en 1990, Transitions Optical est basée à Pinellas Park en Floride (Etats-Unis). Son chiffre d’affaires s’est élevé à 844 millions de dollars en 2013, dont 279 millions de dollars avec des producteurs de verres autres qu’Essilor. Transitions Optical et Intercast sont intégrées globalement dans le périmètre de consolidation d’Essilor depuis le 1er avril 2014. Selon les estimations du groupe, l’intégration de Transitions Optical aura un impact positif sur les indicateurs financiers d’Essilor, avec notamment une augmentation du taux de marge de contribution du groupe de l’ordre de 150 points de base à partir de la deuxième année d’intégration, un effet positif sur le bénéfice par action dès 2014 et d’au moins 5 % par an les années suivantes et un impact positif d’environ 0,5 point sur la croissance organique du groupe à partir de la troisième année d’intégration.

Costa Inc.

Au cours du premier trimestre, Essilor a finalisé l’acquisition de la totalité du capital de Costa Inc., l’un des leaders américains des lunettes de soleil à haute performance.

Basée à Lincoln dans le Rhode Island (États-Unis), Costa Inc. conçoit, assemble et distribue des lunettes de soleil sous les marques Costa, la marque de lunettes de soleil à haute performance la plus dynamique aux États-Unis, et Native. La société a généré un chiffre d’affaires de près de 100 millions de dollars en 2013. Costa Inc. est intégrée dans le périmètre de consolidation d’Essilor depuis le 1er février 2014 au sein de la division « Readers ».

Coastal.com

Le 28 avril, Essilor International a finalisé l’acquisition de la totalité du capital de Coastal.com, l’un des principaux acteurs mondiaux de la vente d’optique par Internet (voir communiqué publié le 28 avril).

Basée à Vancouver, Colombie Britannique (Canada), Coastal.com conçoit et distribue l’une des plus larges sélections d’équipements optiques disponibles sur Internet : lentilles de contact, lunettes de vue avec ou sans prescription, lunettes de soleil et accessoires. La société a généré un chiffre d’affaires de 218 millions de dollars canadiens au cours de son dernier exercice fiscal clos le 31 octobre 2013. Coastal.com sera intégrée dans le périmètre de consolidation d’Essilor à compter du 1er mai 2014.

Autres partenariats

Le groupe a renforcé son ancrage local aux Etats-Unis en prenant une participation majoritaire dans deux laboratoires de prescription depuis le début de l’année :

  • Plunkett Optical, un laboratoire de prescription basé dans l’Arkansas et réalisant un chiffre d’affaires de 3,3 millions de dollars américains.
  • iCoat, un laboratoire de prescription indépendant basé dans l’Etat de Californie spécialisé dans le développement et la vente sous licence de technologies de dépôt de couches minces et de finition pour des équipements optiques haut de gamme. iCoat réalise un chiffre d’affaires annuel d’environ 26 millions de dollars, notamment auprès des chaines d’optique et des sociétés de couverture de soins visuels en Amérique du Nord.

Ouverture d’un nouveau Centre Innovation et Technologies en France

Essilor a ouvert à Créteil son Centre Innovation et Technologies (CI&T) pour l’Europe, le plus grand campus mondial privé dédié à la recherche et à l’innovation dans l’industrie de l’optique ophtalmique (900 personnes).

L’ensemble des équipes et des expertises de recherche et d’ingénierie est ainsi regroupé sur un même site afin de favoriser les échanges et d’optimiser la qualité, les performances, le temps de développement ainsi que la mise sur le marché des nouveaux produits et des nouvelles technologies.

Ce nouveau campus qui représente un investissement de 35 millions d’euros, vient compléter le dispositif mondial d’Essilor qui dispose de deux autres CI&T situés aux Etats-Unis (Dallas) et en Asie (Singapour).

Ouverture d’une nouvelle usine au Laos

Afin de faire face aux besoins liés à la croissance du marché et dans un souci constant d’optimiser sa capacité industrielle, Essilor a ouvert une nouvelle usine de production près de Savannakhet, au Laos. Cette usine dédiée à la production de verres finis en polycarbonate, pour lesquels la croissance de la demande est estimée à 4 à 5 % par an, pourra produire 20 millions de verres par an à pleine capacité. Elle permettra ainsi à Essilor de fournir à ses grands clients des produits en polycarbonate compétitifs pour le milieu de gamme, notamment dans les marchés à forte croissance.

Trésorerie et Financements

Le paiement des 51 % de titres de Transitions Optical ainsi que les effets de saisonnalité habituels ont porté la dette à 1 878 millions d’euros au 31 mars 2014, contre 369 millions à fin 2013.

Afin d’élargir son accès aux marchés de capitaux, Essilor a rendu publics ses ratings à court terme (A1/P1 perspectives stables chez Standard & Poor’s et Moody’s) et long terme (A2 perspective stable chez Moody’s).

Essilor a tout d’abord lancé un programme de papier commercial américain (USCP) de 1,5 milliard de dollars en mars 2014 ; l’encours des émissions atteignait environ 800 millions de dollars au 31 mars.

Le groupe a par ailleurs procédé début avril à une émission obligataire de 800 millions d’euros en deux tranches : une tranche de 500 millions d’euros à 7 ans (coupon de 1,750 %) et une tranche de 300 millions d’euros à 10 ans (coupon de 2,375 %). Il s’agit du coupon le plus bas obtenu par un émetteur non financier dans le cadre d’une émission inaugurale à 7 ans et du coupon à 10 ans le plus bas de l’année pour un émetteur non financier en 2014.

Ceci illustre la confiance des investisseurs dans le modèle économique d’Essilor et la qualité de son profil de crédit. Ces deux nouvelles sources de financement permettent au groupe de se financer à des conditions compétitives tout diversifiant sa base d’investisseurs.

Perspectives

Essilor confirme pour 2014 un objectif de croissance de son chiffre d’affaires compris entre 10 et 12 % hors effets de change et un objectif de marge de contribution compris entre 18,2 % et 18,6 % (en fonction des ajustements IFRS finaux relatifs à Transitions Optical). Ces chiffres s’entendent avant intégration de Coastal.com.

Une conférence téléphonique en anglais aura lieu ce jour à 10 heures (CEST).

Le numéro à composer est : +33(0)1 70 99 42 71 ou +44(0)20 3427 1908 (code d’accès : 3721179)

Elle sera retransmise en différé sur le lien : http://hosting.3sens.com/Essilor/20140429-43C7FA9A/en/

Prochains rendez-vous

L’Assemblée Générale des actionnaires se tiendra à Paris le 7 mai 2014.

Les résultats semestriels 2014 seront publiés le 28 août 2014.

A propos d’Essilor

Essilor est le numéro un mondial de l’optique ophtalmique. De la conception à la fabrication, le groupe élabore de larges gammes de verres pour corriger et protéger la vue. Sa mission est d’améliorer la vision pour améliorer la vie. Ainsi le groupe consacre plus de 150 millions d’euros par an à la recherche et à l’innovation pour proposer des produits toujours plus performants. Les marques phares sont Varilux®, Crizal®, Transitions®, Definity®, Xperio®, Optifog(TM), Foster Grant®,Bolon® et Costa®. Essilor développe et commercialise également des équipements, des instruments et des services destinés aux professionnels de l’optique.

Essilor a réalisé un chiffre d’affaires net consolidé de plus de 5 milliards d’euros en 2013 et emploie plus de 55 000 collaborateurs. Le groupe, qui distribue ses produits dans plus d’une centaine de pays, dispose de 28 usines, plus de 450 laboratoires de prescription et centres de taillage-montage ainsi que plusieurs centres de recherche et développement dans le monde.

Pour plus d’informations, visitez le site www.essilor.com.

L’action Essilor est cotée sur le marché Euronext à Paris et fait partie des indices Euro Stoxx 50 et CAC 40.

Codes : ISIN : FR0000121667 ; Reuters : ESSI.PA ; Bloomberg : EI:FP.

Annexe

Chiffre d’affaires consolidé d’Essilor International (en millions d’euros)

2014 2013
Premier trimestre
Verres et matériel optique 1 160 1 149
  • Amérique du Nord
467 463
  • Europe
400 402
  • Asie/Océanie/Moyen-Orient/Afrique
211 205
  • Amérique latine
82 79
Équipements 39 42
Readers 124 85
TOTAL premier trimestre 1 323 1 276
Deuxième trimestre
Verres et matériel optique 1 148
  • Amérique du Nord
452
  • Europe
400
  • Asie/Océanie/Moyen-Orient/Afrique
203
  • Amérique latine
93
Équipements 50
Readers 102
TOTAL deuxième trimestre 1 300
Troisième trimestre
Verres et matériel optique 1 114
  • Amérique du Nord
439
  • Europe
376
  • Asie/Océanie/Moyen-Orient/Afrique
208
  • Amérique latine
91
Équipements 52
Readers 71
TOTAL troisième trimestre 1 237
Quatrième trimestre
Verres et matériel optique 1 095
  • Amérique du Nord
416
  • Europe
394
  • Asie/Océanie/Moyen-Orient/Afrique
197
  • Amérique latine
88
Équipements 60
Readers 97
TOTAL quatrième trimestre 1 252

source : daily-bourse.fr

Closeup of optometrist, optician giving glasses

Cela fait quelques mois que les questions fusent sur le montant couvert par les mutuelles en ce qui concerne le remboursement des lunettes. Dans un avenir très proche, la ministre de la Santé Marisol Touraine devrait soumettre un décret  dont l’application permettra, entre autres, de limiter les frais d’optique.

Les lunettes : coût trop élevés

Si l’on en croit les chiffres dévoilés par la Cour des Comptes, il faut compter près de 500 euros en moyenne pour l’achat d’une paire de lunettes en France. Ce qui est pratiquement deux fois plus cher par rapport aux tarifs en vigueur dans d’autres pays Européens. Pour sa part, la Sécu offre une couverture minimale et c’est une bonne complémentaire santé qui prend en charge la plus grosse partie.

Les chiffres sont d’ailleurs très éloquents. Si l’on considère la seule année 2012, les dépenses occasionnées par les achats d’optique sont évaluées à plus de 5 milliards d’euros dont 4 ont été couverts par les mutuelles et les sociétés d’assurance. Le gouvernement estime que des économies doivent être réalisées. Résultat : le remboursement des lunettes va être plafonné à partir de 2015.

Ce qui va changer

Si l’on en croit Europe 1, un système dégressif va être mis en place : le montant maximum remboursé va diminuer à partir de 2015 sur une période de 3 ans. Au terme de ce délai, il n’y aura plus de couverture illimitée en ce qui concerne l’optique. Parallèlement, une autre restriction devrait aussi être appliquée : une seule paire de lunettes pourra être remboursée tous les deux ans. Les enfants et les personnes dont la vue évolue ne sont toutefois pas concernés. Les opticiens et les fabricants n’ont pas manqué d’exprimer leur colère face à cette mesure.

N’hésitez toutefois pas à passer par un comparateur de mutuelle optique


L’optique Balducelli, opticien à Montbéliard a posté sur les réseaux sociaux une vidéo humoristique mettant  en scène Dark Vador et d’autres personnages connus, dans le choix de leurs lunettes. Un court-métrage pour présenter le savoir-faire des professionnels de santé que sont les opticiens et dénoncer par la même occasion les changements induits par les lois Hamon et Leroux, récemment votées.

Trouver des lunettes à Dark Vador ! La tache n’a pas paru difficile à l’Optique Balducelli, opticien indépendant à Montbéliard depuis 1946. Laurent Balducelli, 28 ans et successeur de la maison a imaginé une vidéo « virale » visible sur youtube afin d’informer les clients sur le métier d’opticien et les alerter sur les profonds changements que vont amener la loi Leroux sur les autorisations de remboursements différenciés et la loi Hamon qui libéralise la vente des lunettes sur internet.

Dark Vador, les Power Rangers, Maître Yoda et l’homme invisible ont besoin de lunettes

Laurent Balducelli a conçu, tourné et monté en compagnie d’un ami Benoît Wiszniewski cette vidéo : « On a la force et un jour tout devient plus difficile. Pour client exceptionnel, mesure exceptionnelle, découvrez notre métier d’opticien lunetier et comment on a pu équiper le plus méchant de tous les méchants ». Ainsi durant cette vidéo de 3’50, le spectateur découvre à travers la recherche de Dark Vador de la bonne monture et de la bonne correction, le métier et le savoir-faire des opticiens indépendants : centrage, palpage, meulage et montage pour qu’enfin Dark Vador retrouve une vue nette. Le maître du coté obscur de la force accompagné d’un soldat de l’empire rencontrera chez l’opticien, toute une série de super-héros comme les Powers rangers, Catwoman, l’homme invisible et bien sûr Maître Yoda à qui il ne pourra s’empêcher de faire une blague.

Une façon humoristique d’attirer l’attention sur les problèmes des opticiens

Cette vidéo pleine de bonne humeur souligne aussi les difficultés des opticiens indépendants face à deux nouvelles lois. La loi Leroux autorise ainsi la pratique des remboursements différenciés pour les mutuelles et encadre la mise en place et le fonctionnement des réseaux de soins. Ainsi  le patient n’aura donc plus le choix de choisir librement son opticien et ce dernier sera obligé de rejoindre un réseau de soin. La loi Hamon, elle, libéralise la vente des lunettes de correction et des lentilles de contact sur internet. Cette loi nie tout le travail de conseils, de service ainsi que le savoir faire artisanal des opticiens.

Laurent Balducelli, qui a déjà attiré plus de 1000 visiteurs sur sa page facebook ne devrait pas s’en tenir là. La saga « Dark Vador Balducelli » reviendra…

Plus d’informations : www.balducelli-opticiens.fr

La démonstration est spectaculaire. La buée déposée sur la partie d'un verre qui a été traitée disparaît presque aussitôt ; sur l'autre partie, elle s'estompe beaucoup plus lentement… « C'est l'aboutissement de dix ans de travail », souligne Eric Perrier, directeur de la recherche et du développement d'Essilor, le numéro un mondial des verres correcteurs.

La démonstration est spectaculaire. La buée déposée sur la partie d’un verre qui a été traitée disparaît presque aussitôt ; sur l’autre partie, elle s’estompe beaucoup plus lentement… « C’est l’aboutissement de dix ans de travail », souligne Eric Perrier, directeur de la recherche et du développement d’Essilor, le numéro un mondial des verres correcteurs.

Jeudi 24 avril, le nouveau centre de recherche ophtalmique du groupe français devait être inauguré officiellement, à Créteil. Avec ses 400 chercheurs, c’est le plus grand au monde.

PROCÉDÉS SOPHISTIQUÉS

Dans un autre laboratoire du site, un traitement antireflet est testé dans une enceinte spéciale appelée « cloche sous vide ». Des nano-particules sont déposées sur les deux faces du verre. Elles vont former l’une des trente à quarante couches ultra-fines qui finiront par le composer.

Essilor met au point des procédés très sophistiqués. Sa dernière découverte ? Le filtrage de la lumière bleue à l’origine de la cataracte et de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA).

Nano-technologies, microscopes à balayage électronique, le bâtiment cristolien de plus de 10 000 mètres carrés est un portail vers l’infiniment petit. Les laboratoires et les bureaux paysagers sont répartis sur quatre niveaux. Avec son « café scientifique », sa terrasse et sa structure vaste et lumineuse, le centre se donne des airs de start-up.

« CAMPUS »

Particularité de ce site, les équipes d’ingénierie, des opérations et du « business », chargées d’adapter aux besoins des particuliers les découvertes pour les commercialiser sont très près des chercheurs. « Cela permettra d’accélérer la mise sur le marché de nouveaux produits », explique M. Perrier en décrivant ce « campus » qui rassemble au total 900 personnes.

En parallèle, Essilor a ouvert, en octobre 2012, un centre aux Etats-Unis, à Dallas (Texas), portant à trois ses sites de recherche dans le monde. Le groupe a aussi des équipes à Singapour depuis le début des années 2000.

Il s’agit d’appréhender les problématiques locales liées à la vue, tout en participant aux grands programmes de recherche du groupe. Si Singapour se spécialise dans la myopie, Dallas est plus orienté sur la polarisation (pour enlever les reflets) et le photochromique (pour teinter les verres).

« CONVICTION DANS LE POTENTIEL D’INNOVATION »

Au total, Essilor emploie 500 chercheurs dans le monde, pour un budget de plus de 160 millions d’euros en 2013. « Cela représente plus de la moitié de celui de l’ensemble des sociétés du secteur, ce qui illustre notre conviction dans le potentiel d’innovation », pointe Paul du Saillant, directeur général adjoint d’Essilor.

Pour la troisième année consécutive, Essilor fait partie du palmarès des « cent sociétés les plus innovantes du monde » établi par le magazine américain Forbes, se classant, en 2013, en vingt-troisième position.

« Aujourd’hui, 40 % du chiffre d’affaires est réalisé avec des produits lancés il y a moins de quatre ans », dit M. du Saillant. « C’est très important, ajoute-t-il, quand on sait que chaque soir, un million de paires de verres partent de nos centres de production et de nos laboratoires vers des dizaines de milliers d’opticiens dans le monde. »

source : lemonde.fr

PHOe14a6444-cbc5-11e3-b0ce-4a1481fa4fbf-805x453

Le programme national de réformes du gouvernement comporte plusieurs pistes destinées à ouvrir à la concurrence des secteurs jusqu’alors protégés.

Taxis, pharmaciens, professions du droit, opticiens… Autant de professions réglementées auxquelles la France s’est – ou compte – s’attaquer. C’est en tout cas ce que le gouvernement affirme dans le «programme national de réformes» qui accompagne le programme de stabilité présenté ce mercredi, qu’Arnaud Montebourg (Économie) et Michel Sapin (Finances) doivent envoyer à Bruxelles.

Cela fait des années que la Commission européenne conseille à la France de déréglementer les secteurs protégés pour libérer des énergies, en faire bénéficier le consommateur et la croissance. Que les gouvernements successifs demandent des rapports à des experts sur le sujet – on peut notamment citer celui de Jacques Attali en 2008. Et que, face à des corporations qui tiennent fermement à garder leurs privilèges, le sujet avance à pas de fourmis…

Parce qu’il veut montrer qu’il a entendu les recommandations de Bruxelles, l’exécutif a donc consacré un chapitre entier à la concurrence dans le programme national de réformes. Il estime avoir engagé «un ambitieux mouvement de renforcement de la concurrence dans le secteur des services, à la fois grâce à des mesures transversales et des mesures sectorielles».

Il cite notamment la loi consommation de février dernier, qui a vocation à lever des restrictions capitalistiques et juridiques pour développer les activités de notariat, d’avocats et experts-comptables… Un texte qui ouvre aussi un peu les secteurs de la santé (ouverture à la concurrence du marché de l’optique et libéralisation de la vente des tests de grossesse) et le secteur financier (amélioration de la procédure de résiliation de contrat d’assurance, facilitation de la mobilité bancaire…). «Au total, les mesures dans la loi auront un impact majeur sur le pouvoir d’achat, estimé à 1,5 milliard d’euros», et créeraient 10 .000 emplois en plus sur… dix ans.

Ouverture des magasins le dimanche

«Ambitieux» ? Peut-être pas… Mais mieux que rien! Et pour prouver sa bonne volonté, le gouvernement écrit que «d’autres évolutions de législation sont à l’étude» orientées notamment vers «le coût des tarifs réglementées de certaines professions». Le document évoque la sortie de nouveaux produits du monopole pharmaceutique ou encore une transparence tarifaire accrue dans la distribution de certains produits médicaux comme les prothèses ou les produits d’optique.

Il rappelle par ailleurs que les tarifs réglementés de vente du gaz naturel pour les professionnels seront progressivement supprimés en 2014, et ceux de l’électricité en 2015. Il redit également qu’un débat parlementaire aura lieu en juin prochain sur la réforme du système ferroviaire et qu’une réflexion est menée autour de l’ouverture des magasins le dimanche, précisant que «la problématique spécifique des zones touristiques sera particulièrement prise en compte».

source : lefigaro.fr

logo-mutualite-francaise

Le décret sur les contrats responsables et solidaires pourrait paraître « d’ici un mois », selon une information recueillie hier par Europe 1. Ce texte prévoirait l’instauration d’un plafond de remboursements des organismes complémentaires dans les domaines de l’optique et du dentaire, par étapes, « d’ici deux ou trois ans », avance cette radio.

Invité d’Europe 1 midi, le président de la Mutualité Française a rappelé hier que le niveau de prise en charge des mu­tuelles dans ces domaines est peut-être facteur d’inflation des prix. « Il s’agit de mettre fin à cette pratique pour une seule raison : permettre aux Français d’accéder aux soins. » Actuellement, a poursuivi Etienne Caniard, « les prix augmentent, les mutuelles essayent de suivre et elles deviennent donc de plus en plus chères. Nous sommes ainsi dans un cercle vicieux qui contribue à entretenir le renoncement aux soins lequel est plus marqué en France que dans les autres pays européens ».

Le plafonnement des remboursements complémentaires constituera un « signal fort » adressé aux professionnels de santé. Il consiste à dire que les mutuelles doivent rembourser le « juste prix » d’une prestation « et qu’il ne s’agit pas d’aller au-delà ». Ainsi, en matière d’optique, a répondu Etienne Caniard à un auditeur, il ne conviendra pas de fixer le même prix pour l’ensemble des verres, mais déterminer un prix pour les verres simples, pour les verres complexes… Pour les soins dentaires, le président de la Mutualité Française est favorable à des négociations avec les chirurgiens-dentistes pour déterminer le coût d’une prothèse.

Concernant la progressivité d’un abaissement des plafonds, Etienne Caniard peut comprendre cet échéancier en matière d’optique dans la mesure où les conventions passées avec des opticiens permettent une baisse des prix et qu’il convient d’en observer les effets dans le temps. En revanche, il se montre plus « réservé » sur les dépassements d’honoraires. « Un plafond trop haut, même s’il est amené à baisser par la suite, constituerait un effet d’aubaine pour de nombreux médecins », estime le président de la Mutualité. Rappelons que la Mutualité propose d’ores et déjà un dispositif de plafonnement des dépassements d’honoraires qui articule les contrats responsables avec le contrat d’accès aux soins.

Assurance maladie : une progression des dépenses fixée à 2% par an
Le ministre des Finances a présenté hier, en Conseil des ministres, le plan de stabilité pour 2014-2017. Pour Michel Sapin, le retour du déficit à 3% du PIB en 2015, n’est « pas une question de fétichisme ou de soumission ». Et devant la commission des Affaires sociales de l’Assemblée, il a assuré que les décisions préserveraient « notre modèle social et républicain ». « Contrairement à la plupart de nos partenaires européens, nous avons écarté toute baisse de prestations », a-t-il affirmé. Dans son plan, le gouvernement privilégie l’hypothèse d’une reprise de l’activité reposant sur l’amélioration de la conjoncture économique internationale, mais aussi sur les allègements fiscaux et sociaux.

Sur les 50 milliards d’euros d’économies prévues sur la période 2014-2017, 21 milliards concernent la protection sociale. Ainsi, l’objectif national des dépenses d’assurance maladie (Ondam) a été fixé à 2% par an, contre 2,4% en 2013, précise Le Figaro-économie (page 22).

« Jamais un rythme aussi faible n’avait été programmé », commentent Les Echos (page 2), qui annoncent que le gouvernement table sur une meilleure organisation du parcours de soins, sur le développement de la chirurgie ambulatoire et des médicaments génériques. Les mesures d’économies concernant l’hôpital et la médecine de ville seront précisées à l’automne. Elles seront réalisées « sans jamais réduire la prise en charge des soins », a assuré Michel Sapin.

Gelées jusqu’en octobre 2015, les prestations familiales et les aides au logement n’augmenteront pratiquement pas en volume : + 0,2% par an entre 2015 et 2017. « Y a-t-il discussion possible sur le gel des prestations sociales et sur le gel du point d’indice de la Fonction publique ? », interroge Le Monde (page 6). Réponse du ministre des Finances : « Tout peut être discuté. Simplement, les milliards ça va vite… »

De son côté, le président du Haut Conseil des finances publiques a ré­servé un accueil mesuré à ce plan d’économies, souligne Libération (page 11). Si Didier Migaud juge « réalistes » les prévisions contenues dans le plan pour cette année, celles pour l’année prochaine reposent « sur un enchaînement vertueux de toutes les hypothèses favorables ». Dans son avis publié hier, le Haut Conseil se montre également perplexe : la baisse de dépenses en 2014 et 2015 pourrait, selon lui, « peser davantage que prévu par le gouvernement sur la croissance à court terme ».

Le plan de stabilité sera débattu à l’Assemblée nationale mardi prochain, avant d’être transmis à la Commission européenne le 7 mai, précise Le Monde (page 6).

John Sutton et Jean-Michel Molins

source : mutualite.fr

13.12-Marisol-Touraine_scalewidth_630

INFO E1 - Optiques, soins de santé : un décret devrait être publié prochainement pour plafonner les remboursements des mutuelles sur deux ou trois ans.

La santé des Français coûte cher au budget de l’Etat avec des tarifs de soins ou d’optiques qui ne cessent d’augmenter. Certaines mutuelles, des institutions de prévoyance et des assurances continuent de couvrir ces dépenses, sans limite ou presque pour certains contrats de complémentaires santé. Une dérive contre laquelle le gouvernement a décidé d’agir. A terme, dans trois ans, votre mutuelle ou votre assureur ne pourra plus vous proposer des remboursements sans limite ou presque. Afin d’obliger les professionnels à baisser leurs prix, la ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine, va publier, d’ici un mois, un décret qui diminue les plafonds de remboursements complémentaires. Ce sera fait d’ici deux ou trois ans. Et par étapes, selon les informations d’Europe 1, pour que la pilule soit moins dure à avaler.

Éviter l’effet pervers d’une baisse brutale. Sur ce sujet, le gouvernement marche sur des œufs. En effet, s’il impose une diminution brutale des plafonds de remboursements, il risque d’obtenir un effet négatif : l’exclusion des plus précaires de certains soins. D’où l’idée d’abaisser en trois ans les plafonds. « Quand on se met d’emblée dans une situation trop éloignée du marché, dit l’entourage de Marisol Touraine, on rate l’objectif poursuivi… parce que les professionnels de santé sont tentés dans ce cas-là de sortir des grilles de remboursement ».

Une piste déjà envisagée dans l’optique. La baisse du plafond devrait concerner les médecins qui pratiquent des dépassements d’honoraires, et bien sûr, les professionnels de l’optique. Les opticiens étaient déjà visés. Avec moins de remboursement des mutuelles, ils sont obligés de diminuer leurs prix, sinon les consommateurs ne pourront plus s’offrir de lunettes. Or les stocks coûtent chers. Selon l’association Que Choisir, dans l’optique, le remboursement des montures serait ramené à 100 €, celui des verres à 200 euros pour les simples, 400 euros pour les complexes entre 2015 et 2018.

source : http://www.europe1.fr

%d blogueurs aiment cette page :