Atol et TEB préfèrent la côte-d’Or à la Chine

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juin 21st, 2012

Category: Business

Atol s’est installé à Beaune en 2007 pour être proche de ses sous-traitants jurassiens. Photo SDR

La Côte-d’Or a été le théâtre, ces dernières années, de relocalisations. La première remonte à 2007 et concerne le fabricant de lunettes Atol. En ouvrant à Beaune un centre logistique et un atelier de montage de lunettes, l’entreprise, dirigée par Philippe Peyrard, était motivée par deux critères : la proximité d’un nœud autoroutier et le voisinage des sous-traitants jurassiens qui fabriquent les lunettes de la marque, depuis qu’elle a décidé de rapatrier sa production de Chine.

« Tout a commencé en 2003, lorsque nous avons récupéré auprès de TF1 la licence de fabrication de lunettes siglées Ushuaia. À l’époque, notre réseau de vente, pas suffisamment développé, nous avait fermé les portes des sous-traitants français qui craignaient de ne pas rentabiliser leurs investissements avec nous. Nous sommes donc partis en Chine pour lancer la fabrication », explique Philippe Peyrard. Mais il le dit lui-même : il a la tête dure. « L’année d’après, j’ai refait le tour des sous-traitants français et comme, entre-temps, notre réseau de vente avait grossi, nous avons pu faire fabriquer en France, dans le Jura. »

Bonne utilisation de la technologie

La création du site de Beaune, qui vient de s’agrandir de 1 500 m², découle de ce choix. Certes, Atol fait toujours fabriquer les lunettes offertes pour 1 € de plus en Asie, mais pour le reste, et notamment l’atelier de montage de Beaune, la démonstration a été faite qu’en utilisant bien la technologie et en formant les salariés, le coût du travail en France n’est pas beaucoup plus élevé qu’en Chine.

« Il faut être conscient d’une chose, ce résultat a pu être obtenu parce que je suis dans une entreprise coopérative qui a accepté de me laisser le temps (3 ans) de prouver que mes choix étaient pertinents. Cela n’aurait peut-être pas été possible ailleurs… », conclut le dirigeant d’Atol.

L’autre exemple de relocalisation récente en Côte-d’Or, c’est TEB. Basée à Meursault, la PME que dirige Stéphane Bidault a rapatrié de Chine la fabrication d’une caméra de surveillance. « Ce projet de rapatriement est né en 2009, ce n’est ni un effet d’aubaine, ni de mode », nous déclarait-il en mars dernier. Cette relocalisation n’a pas entraîné de créations d’emplois, mais a permis la mise en place d’une nouvelle organisation du travail et de garder les 90 emplois à Meursault.

 

source : bienpublic.com


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