Atol se différencie par les produits

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mai 31st, 2013

Category: Franchise

Dernière recrue des égéries d'Atol, M Pokora est le héros de la nouvelle campagne mettant en scène l'échange entre amis des branches de lunettes amovibles D'Clip. - Photo Atol

Dernière recrue des égéries d’Atol, M Pokora est le héros de la nouvelle campagne mettant en scène l’échange entre amis des branches de lunettes amovibles D’Clip. – Photo Atol

Pour émerger, l’enseigne d’optique mise sur ses collections de lunettes aux branches interchangeables et sur le made in France.

Le marché de l’optique est doté de marques fortes. Les enseignes se livrent donc à de véritables offensives pour émerger. Atol a fait le choix de se différencier particulièrement par ses produits. Dès 2005 sont sorties ses premières collections privées clairement estampillées made in France. Depuis, la fabrication hexagonale est devenue un axe phare du réseau, qui compte plus de 800 magasins et a noué de solides liens avec les lunettiers du Jura. La thématique de l’origine des produits fait des émules. Optic 2000 a sorti une gamme baptisée « Mode in France », incarnée par Yann Arthus-Bertrand. Chez les opticiens Atol, à la fin de l’année, 20 % des ventes seront réalisées par des lunettes appartenant aux collections privées de l’enseigne fabriquées dans l’Hexagone, contre 15 % l’an dernier. Elles portent un sticker avec un coq bleu et la mention « voir français, voir plus loin ». Le sujet intéresse, il est vrai, de plus en plus le public. Selon un sondage Ifop pour la marque, plus de 3 personnes sur 4 sont prêtes à payer plus cher un produit réalisé ici si la différence ne dépasse pas 10 %.

Des lunettes personnalisables

L’enseigne, qui est la quatrième sur son marché avec un chiffre d’affaires de 400 millions d’euros en 2012 – en hausse de 7 % -, mise aussi sur l’innovation. Dans ses propres collections, elle a mis l’accent sur les montures dont les branches peuvent être remplacées à l’envi grâce à des éléments à clipser. « Au départ, nous nous sommes notamment inspirés de ce qui se faisait dans l’horlogerie avec les montres aux bracelets interchangeables », souligne Philippe Peyrard, directeur général délégué d’Atol, qui croit fortement aux bienfaits du « benchmark ».

C’était un pari. Car ces références modulables sous marque propre atteignent les prix de certaines marques de luxe sous licence. « D’habitude, un produit de distributeur est moins cher. Mais nous misons sur l’innovation », poursuit le dirigeant. La politique est payante. Et la vente de branches complémentaires donne l’occasion aux clients de venir régulièrement en point de vente. « C’est un bon moyen pour qu’ils continuent de penser à nous », estime-t-il. La dernière collection D’Clip s’adresse aux hommes comme aux femmes. Elles existaient en métal et sortent ce mois-ci en acétate découpé, un matériau qui connaît un vrai regain. Quant à la gamme Nu, elle table sur la légèreté et est garantie à vie.

Des égéries bien dosées

Chez Atol, les égéries sont susceptibles de parler à des publics différents. Le chanteur et voyageur Antoine a commencé à installer la notoriété. Adriana Karembeu, dont une collection de montures porte le nom, fait beaucoup pour mettre en scène les paires maison. Elle positionne la marque auprès des femmes sur le registre du glamour. Et, au-delà, auprès de toute la famille. Pour gagner rapidement en notoriété, l’enseigne avait investi 100 millions d’euros en publicité entre 1999 et 2009. Elle continue sur sa lancée en communication. M Pokora a rejoint l’équipe l’an dernier. Le chanteur et danseur, à la forte aura sur les réseaux sociaux, vise clairement un public plus jeune. Il est le héros de la nouvelle campagne aux allures de clip. Réalisée par l’agence Résonnances & Cie, elle met en scène l’échange de branches de lunettes entre amis pour que chacun se crée un autre look. « Les égéries parlent aux Français à condition de leur sembler suffisamment proches », juge Philippe Peyrard.

Des services virtuels

Pour préparer sa visite en magasin, le consommateur peut désormais essayer en 3D, via sa webcam, quatre montures différentes en simultané. Un système disponible sur Internet comme sur mobile. Le fruit de l’expérience peut ensuite se partager avec ses amis sur les réseaux sociaux. Il est aussi possible de personnaliser sur la Toile les branches de la collection Adriana Karembeu, comme c’était notamment le cas lors de la fête des mères. Une manière de faire entrer une dimension cadeau dans l’univers utile de la lunette de vue.

Clotilde Briard

source : lesechos.fr


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