Face au déclin du nombre d’ophtalmologistes, ces professionnels de santé, méconnus du grand public, doivent évoluer.

En France, plus de la moitié de la population porte des lunettes, soit 33 millions de personnes. Entre 10 et 20% des enfants sont atteints de troubles de la vue, et près de 60% des seniors. Si les ophtalmologues prescrivent les verres correcteurs, le rôle de l’opticien consiste à effectuer des contrôles de vue et à prendre les mesures nécessaires pour adapter parfaitement les verres en fonction des lunettes choisies et de la forme du visage (écart interpupillaire, centrage…). Réglementée par le code de santé publique, la profession d’opticien fait partie des professions paramédicales. Aucun numerus clausus ou quota n’existe, ni à la formation ni à l’installation.

12 000 magasins d’optique (+41% en 10 ans), qui emploient 27 340 opticiens.

Ainsi, depuis dix ans, leur nombre n’a cessé de croître dans l’Hexagone, passant de 10 012 en 2000 à 27 340 en 2013, tandis que le nombre de points de vente augmentait de 41% entre 2002 et 2012. La profession, longtemps masculine, se féminise sensiblement (51,4% de femmes). Les jeunes continuent à être attirés par ce métier qui, comme beaucoup d’autres, n’échappe pas au phénomène de désertification médicale. Pour exercer leur activité, les opticiens choisissent d’être indépendants ou rattachés à une enseigne. Aujourd’hui, les enseignes représentent près de 70% du chiffre d’affaires français de la vente d’équipements optiques.

En tant que professionnel indépendant et responsable, l’opticien s’engage à donner au client une réponse appropriée à ses problèmes de vision. « L’opticien est un acteur de santé et de proximité, compétent et disponible. Malheureusement, il ne bénéficie pas d’une image positive. Nous devons multiplier les efforts de communication pour faire évoluer les choses. Nos clients ont surtout besoin d’accompagnement », explique Alain Gerbel, président de la Fédération nationale des opticiens de France (FNOF). Même opinion au Syndicat des opticiens entrepreneurs (Synope) et à l’Union des opticiens (UDO), premier syndicat à avoir signé une charte éthique avec la Fédération française des sociétés d’assurances (FFSA) en 2004. Celle-ci comporte sept points et spécifie notamment que « l’opticien doit faire sa proposition d’équipement en fonction des besoins visuels du client, et non en fonction de ses capacités de remboursement ». Une déontologie affirmée, mais pas toujours perçue comme telle par le grand public. C’est pour renforcer la reconnaissance du métier d’opticien que le groupe Optic 2000 a mis en place, il y a quatre ans, avec l’Association française de normalisation (Afnor) et plusieurs autres enseignes, une certification de services Qualité en optique. « Il s’agit d’un référentiel bâti autour de quinze engagements sur lesquels les magasins sont audités chaque année. Il garantit la qualité du service pour le client », précise Thomas Le Vigoureux, directeur des relations humaines et du réseau Optic 2000. Jusqu’à présent, 1 458 magasins, toutes enseignes confondues, ont obtenu cette certification, et 1 200 sont en cours d’attribution.



Joëlle Nermon, directrice des partenariats santé d’Optic 2000

  • Que pensez-vous de la pression actuelle sur les tarifs en optique ?
    Les débats se focalisent surtout sur le prix des équipements. Mais les enjeux liés à la santé visuelle, tels que la qualité de la prise en charge, l’optimisation du parcours de soins et la coordination de ses acteurs, méritent plus qu’une simple approche comptable.
  • Comment s’adaptent les opticiens Optic 2000 ?
    Pour garantir l’expertise des opticiens de notre réseau, nous avons par exemple mis en oeuvre l’agrément Partenaire et Professionnel de santé (PPS) qui valorise les pratiques professionnelles en matière d’examen de vue et d’accompagnement lors de la délivrance des lentilles de contact. Depuis 2008, l’agrément Spécialistes Basse Vision implique aussi, pour les 145 opticiens agréés, un investissement spécifique en termes de formation, de matériels et de disponibilité.

source : argusdelassurance.com

Désillusions d’optique

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juin 9th, 2014

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Le gouvernement veut mettre en place des planchers et des plafonds de remboursements en optique pour les contrats d’assurance complémentaire santé. Il pense ainsi faire baisser le prix des lunettes croyant que les garanties excessives de certains contrats de santé sont la seule cause des dérives de ce marché. Quand on ne comprend pas les mécaniques de l’économie de marché, on se bat contre des mirages…

Le gouvernement a annoncé, il y a plusieurs mois, que les contrats responsables seraient modifiés par décret pour intégrer des limites hautes et basses pour les remboursements de certains postes comme l’optique ou les honoraires des médecins libéraux.

Que dit ce décret ? En fait, il n’est pas encore sorti officiellement, mais le gouvernement laisse fuiter quelques brouillons pour prendre la température du bouillon dans lequel il va se jeter.

Un bain bouillonnant qui se transformera vite en bain bouillant tant les opposants sont nombreux et surtout variés. À commencer par les opticiens et de leurs représentations syndicales, suivis de près par les fabricants de verres avec Essilor à leur tête, nombres de complémentaires santé à une encablure, à l’exception de la Mutualité française et enfin les plateformes de soins qui ferment la marche.

Chacun y va de ses arguments et pour diverses raisons. Par contre, l’objectif reste le même : « Ne venez surtout pas vous mêler de chose qui vous regarde si peu ! »

Le gouvernement ne connait que peu de choses sur la vision et les lunettes. Pour preuve, prenons l’exemple du paragraphe a) de l’article 1er du décret : un remboursement « Au minimum à 50 euros et au maximum à 450 euros par équipement à verres simples foyer dont la sphère est comprise entre -6,00 et +6,00 ou dont le cylindre est inférieur ou égal à + 4,00″.

Décryptons ce qui est écrit :

1) On parle ici de verres unifocaux.

2) Avoir une correction comprise entre -6,00 et +6,00 et un cylindre jusqu’à +4,00 représente au moins 80 % des personnes qui ont besoin de verres unifocaux.

3) Entre une personne ayant un défaut visuel de -0,25 par exemple et une personne ayant un défaut de -6,00 cylindres de +4,00, les 450 € de remboursements par équipement seront au-delà du suffisant dans le 1er cas et dans le second, la personne aura un reste à charge conséquent si elle souhaite prendre des verres sur mesure et amincis.

4) Le minimum de 50 € va faire disparaitre les offres à 29 € ou 39 € que l’on peut trouver sur le marché. Ses offres n’étaient pas beaucoup vendues, mais elles avaient le mérite d’exister et de permettre à n’importe qui de pouvoir s’acheter une paire de lunettes en unifocaux. Depuis quelques jours, une offre à 9,99 € (monture + 2 verres unifocaux) a vu le jour. Dommage pour les pauvres !

Prenons le paragraphe c : « Au minimum à 200 euros et au maximum à 700 euros par équipement à verres simple foyer dont la sphère est supérieure à -6,00 ou +6,00 ou dont le cylindre est supérieur à 4,00 et à verres multifocaux ou progressifs et pour le matériel pour amblyopie ; »

700 € pour les unifocaux dont la sphère est supérieure à -6,00 ou +6,00, mathématiquement, ce sont tous les verres dont la sphère est supérieure à -6,00 et comprend donc les verres du paragraphe a). Je pense que le gouvernement voulait dire « dont la sphère est inférieure à -6,00 ou supérieure à +6,00″. À force de faire compliquer, le risque est d’écrire des aberrations.

Pour le paragraphe d), nous avons : « Au minimum à 100 euros pour les frais de lentilles. » L’Assurance Maladie ne rembourse que très rarement les lentilles (uniquement pour 6 pathologies spécifiques) et maintenant, l’État oblige les complémentaires santé à rembourser 100 €. Pourquoi ? Au gouvernement, y aurait-il des personnes porteuses de lentilles ?

Le plus grotesque est sans commune mesure l’ »Observatoire des prix et de la prise en charge en optique médicale » qui résume à lui seul la France étatique. Nous allons dépenser de l’argent non pas pour mieux rembourser les lunettes, mais pour voir comment les prix évoluent. Avec la complexité et la pluralité de l’offre, le projet est voué à l’échec.

Je m’arrête là, las de ces impérities.

L’objectif du gouvernement est la baisse du prix des lunettes que Benoit Hamon avait chiffrée à 30 %.

Mais pourquoi faire baisser les prix quand vous avez des offres à 29 € pour les unifocaux et 89 € pour les progressifs en magasin ? Cela représente une dépense respectivement de 0,80 € et 2,50 € par mois pendant 3 ans. Je l’ai écrit, dit et répété : « Le low cost en optique s’est développé dans tous les pays où il existe sauf en France ! Le low cost s’est développé en France dans tous les secteurs où il existe sauf en optique ! » Il n’est quand même pas compliqué de comprendre que le low cost optique en France a un problème. Tant que le gouvernement n’ouvrira pas les yeux sur ce problème franco-français, ses remèdes ne seront que mirages.

Quand un assuré aura entre 50 et 450 € de garanties pour ses unifocaux, quel sera son intérêt à dépenser moins que sa garantie ? Cela me rappelle une publicité pour une voiture où la femme disait par rapport au prix annoncé : « On ne va quand même pas dépenser si peu ! » Tout est dit !

Que veut-on réellement ? Faire baisser le prix des lunettes ou faire baisser la dépense de chaque assuré en optique ? Je pense que le gouvernement ne le sait même pas, car il ne voit pas la différence. Dans les pays comme l’Espagne, l’Italie, le Royaume-Uni ou l’Allemagne, selon une étude (cf. tableau ci-dessous), la dépense d’optique par habitant est presque 2 à 3 fois supérieure en France que dans les 4 autres pays.

Cela signifie-t-il que les Espagnols, Italiens ou Allemands ont les mêmes lunettes avec les mêmes traitements 2 à 3 fois moins chers qu’en France ? Certainement pas ! Ils consomment 2 à 3 fois moins d’optique qu’en France. Et pourquoi donc ? Tout simplement, nos voisins doivent financer intégralement ou presque leurs lunettes. Ils sont donc plus regardants à la dépense. Ils se modèrent, voire se restreignent sur les marques et les niveaux de qualité, même s’il est probable qu’à produits identiques les prix soient moins chers chez eux.

Le cofinancement important des complémentaires santé lobotomise l’assuré

La tendance veut que celui qui paye soit plus responsable sur ce qu’il achète et se pose des questions comme « En ai-je réellement besoin ? » ou « Quelle est le meilleur rapport qualité/prix ? » ou bien encore « Quel montant suis-je prêt à dépenser pour mon confort ? » Des questions que la plupart des Français ne se posent plus puisque le cofinancement important des complémentaires santé lobotomise l’assuré. Là encore, il y a de nombreuses disparités entre les contrats « entrée de gamme » dont les garanties sont très faibles et les « restes à charge » élevés en optique, tout à l’inverse des contrats « hauts de gamme » où les garanties sont élevées et les « restes à charge » faibles ou nuls. Plus le reste à charge est faible et plus le renouvellement est fréquent.

Alors le gouvernement limite les garanties des contrats « haut de gamme » pour finalement pénaliser les pauvres et les personnes à fortes corrections.

Il existe de nombreuses façons de « responsabiliser » indissociablement les assureurs et les assurés.

Une 1re solution est d’imposer par exemple une franchise sur les lunettes. Un 1er exemple de franchise peut être de 20 % sur le montant du remboursement. Un remboursement de 200 € de la complémentaire santé obligerait l’assuré à payer 40 € de sa poche sur l’équipement.

L’IRDES propose dans ses études 5 types de contrats allant de A à E ; les contrats de type « A » appelés « entrée de gamme » et le type E étant les contrats « haut de gamme ». Une 2e idée serait de dire que les contrats de type A (pour les faibles revenus en général) auraient une franchise de 10 % du montant de la garantie et les contrats de types supérieurs auraient 5 points de plus par type en termes de franchise pour finir avec des contrats de type E à 30 %. Non seulement le poids serait pondéré au montant de la garantie, mais aussi proportionnel au pouvoir d’achat lié au type de contrat.

La franchise permet aux assurés de réfléchir à sa consommation, alors que la gratuité déresponsabilise l’acte d’achat. Comment faire attention à un produit qui ne coûte rien ? Une franchise qui est proportionnelle aux revenus permet non pas de renoncer, mais de responsabiliser le patient.

Il faut laisser de plus de marges de manœuvre aux complémentaires santé sous peine de les voir emprunter les chemins de traverse que sont les contrats non responsables. À être trop contraignant, le carcan des contrats responsable pourrait exploser sous l’aveuglement du gouvernement. Payer 7 points de plus en taxe et pouvoir faire ce que l’on veut comme par exemple mettre en place des franchises et des délais de carence sur tous les postes de soins, impossible aujourd’hui avec les contraintes des contrats responsables.

Les garanties optiques des contrats complémentaires santé sont sorties depuis longtemps du domaine de l’assurance. Comment expliquer des garanties optiques sur des contrats dits Sénior (60 ans et plus) alors que 100 % des assurés portent des lunettes ? Où est le risque ? Peut-on assurer une certitude ? Quand on porte des lunettes, c’est pour la vue, mais aussi pour la vie ! Où est le risque ? Les complémentaires santé distribuent donc bruyamment des chèques-cadeaux en optique qu’elles essayent ensuite de restreindre discrètement par leurs réseaux de soins.

Il faut redonner de la notion d’assurance aux garanties optiques

Une autre solution de responsabilisation serait d’exclure un certain nombre de défauts visuels du champ des garanties. C’est un bon moyen de retrouver les bases de l’assurance. 60 % de la population porte des lunettes et ce chiffre ne fait qu’augmenter depuis des années et la tendance n’est pas prête à s’inverser. 2 exemples de garanties pour diminuer ce pourcentage seraient d’exclure les défauts entre -2,00 et +2,00 ou les défauts dont la somme en valeur absolue de la sphère et du cylindre est inférieure ou égale à 4. Il existe une multitude de solutions, mais les complémentaires santé sont-elles prêtes à l’innovation responsable ?

Le système est vicié et le décret à venir du gouvernement n’est qu’un mirage aux lunettes qui n’arrangera absolument pas les défaillances du marché de l’optique.

Illusions et désillusions seront au menu de cette révision des contrats responsables…

@Oster100T

source : lesechos.fr

fittingbox

FittingBox propose des solutions interactives pour les professionnels de l’Optique depuis 2006 en ayant notamment créé la première application d’essayage virtuel de lunettes. Ils proposent donc grâce à Internet, une nouvelle manière d’acheter ses lunettes : plus intuitive et moins contraignante.

Créée en 2006 avec pour objectif de devenir la solution SaaS de référence pour l’industrie de l’optique, FittingBox développe et commercialise aujourd’hui des solutions d’essayage virtuel afin de stimuler et d’accroitre la vente de lunettes aussi bien en ligne qu’en magasin. L’entreprise compte aujourd’hui plus de 40000 modèles de lunettes numérisés et 900 clients, représentant 10 000 magasins dans le monde.

FittingBox réalise une nouvelle opération en capital de 2,1 M€ auprès d’Innovation Capital qui investit la majeure partie de ce tour aux côtés de Banexi Ventures, son actionnaire historique.

 

«Nous sommes ravis d’avoir été leader de ce tour qui va permettre à FittingBox de se développer beaucoup plus rapidement au niveau mondial. Nous avons été impressionnés par la qualité de ses fondateurs et dirigeants, tant sur le plan de la vision du marché, que sur leur capacité à s’adapter rapidement aux changements. Nous les suivons depuis plusieurs années, et avons pu constater les progrès réalisés avec des moyens relativement modestes. Les fonds apportés via ce 2nd investissement de notre fonds Services Innovants Santé et Autonomie permettront à FittingBox de devenir un acteur majeur dans la mutation des réseaux de vente des professionnels de l’optique vers des ‘’Magasins Connectés’’». Michel Desbard, Partner d’Innovation Capital

 

Cette levée de fonds entre dans le cadre d’une stratégie globale de la société visant à consolider sa position de leader de solutions d’essayage virtuel et de numérisation de lunettes auprès des principaux fabricants du secteur via sa gamme de produits FittingBox et à accélérer la commercialisation de sa gamme de solutions Optisso destinée aux opticiens. Déjà présente dans 26 pays, ces fonds permettront également à la société de poursuivre son développement à l’international tout en renforçant sa structure financière, lui donnant les moyens de signer plus de contrats sur le long terme avec les grands comptes.

source : maddyness.com

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La technique est désormais bien connue et utilisée des malfrats. Dans la nuit de jeudi à vendredi, alors que le quartier de la Bouverie, à Roquebrune-sur-Argens, dormait, une bande de braqueurs a attaqué le magasin d’optique du centre à la disqueuse.

L’attaque a été rapide et les braqueurs ont pu s’emparer d’un précieux butin. Le lendemain, les gérants n’ont pu que constater les dégâts et le préjudice, qui se monterait à environ 40.000 euros pour plus de cinq cents paires de lunettes dérobées.

Mais les propriétaires ont immédiatement procédé à une remise en sécurité de leur magasin, avec un système répulsif anti-intrusion efficace, pour éviter que de tels faits ne se reproduisent.

La brigade de gendarmerie de Fréjus a été saisie de l’enquête et mène d’ores et déjà les investigations pour tenter de retrouver la trace des braqueurs.

source : varmatin.com

Le fondateur de l’enseigne « Lunettes pour tous », a décrypté sur BFM Business son concept de lunettes à moins de 10 euros en moins de dix minutes, ce lundi 26 mai.

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Paul Morlet veut révolutionner le secteur de l’optique. A 7h45, ce lundi 26 mai, sur le plateau de BFM Business, le fondateur de l’enseigne « Lunettes pour tous », s’enthousiasme, s’exclame, puis dénonce avec énergie les abus du marché de l’optique.

Celui qui a ouvert jeudi sa première boutique, à Paris, décrit son concept, « unique au monde », selon lui. Le principe: « des lunettes à moins de dix euros en moins de dix minutes ». En moyenne, les prix qu’il propose divise de 10 à 15 le prix de marché. Autour de « 30 à 35 euros », vous repartez avec « du très haut de gamme ».

Chez les concurrents, « les moins chères du marché sont à 49 euros ». Eux aussi proposent des forfaits low cost, « mais ils sont avec des verres non-traités, qui se rayent ». Quant aux progressifs, les verres les plus chers du marché, « on est à 29 euros. Cela divise de 9 à 10 les prix du marché, voire de 15 pour les plus chers ».

Le jeune businessman, 24 ans au compteur, réfute pourtant le qualificatif de low-cost. « Nous avons une très belle boutique de 300 mètres carré, 40 vendeurs en CDI, une machine unique en Europe, on délivre en 10 minutes, les lunettes sont de super qualité. Où est le low cost? On fait une marge de 50%, largement, et s’il faut baisser les prix, on les baissera encore ».

Des verres fabriqués au même endroit que les grandes marques

Il s’emporte contre le manque de transparence sur le marché de l’optique: « vous voulez des paires progressives, cela peut aller jusqu’à 1.200 euros à Paris. Puis on vous dit que vous rajoutez 1 euro, vous en avez deux de plus. Alors combien ça vaut? 1.200 euros, ou 1.200 divisé par trois? »

Lorsque vous entrez dans leur boutique, les opticiens « ne vous demandent pas votre ordonnance mais votre carte de mutuelle. C’est facile de vendre dans ces conditions: on adapte la facture au budget du client. Aucun client ne paie le même prix pour ses lunettes ».

Selon lui, les opticiens peuvent s’enrichir en ne vendant que « trois paires par jour, qu’à des gens aux cheveux blancs, des progressifs. C’est n’importe quoi ce marché. On se fout de vous. Le client à l’impression de ne pas payer ses lunettes, mais pour sa mutuelle, il raque 80 euros par mois ».

Selon l’Ipsos, il y a 2 millions de Français qui « renoncent totalement aux soins optiques tous les ans ». « 50 millions de personnes portent des lunettes ». Pourtant, il ne s’en vend que 13 millions de paires par an, « sachant qu’ils sont censés en changer tous les ans », s’indigne Paul Morlet.

Quant à la qualité des verres, ils « sont fabriqués au même endroit que ceux de nos concurrents, en Corée du sud, et nos montures sont faites en Chine. Dans nos cartons, on reçoit les marques Persol, Ray-Ban, des marques de verre très connues quand les Coréens s’embrouillent dans les cartons ».

Son business est en tout cas promis au succès. « On a vendu plus de 300 paires de lunettes en une journée samedi », assure-t-il.

VOIR LA VIDEO SUR LE SITE BFMTV

source : bfmtv.com

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Après avoir dénoncé les marges trop élevées des opticiens en 2013, l’UFC-Que Choisir s’attaque à leurs pratiques frauduleuses. L’association de défense des consommateurs publie, mardi 20 mai, une nouvelle enquête sur l’optique. Le sujet préoccupe les 33 millions de porteurs de lunettes. Cette enquête est aussi un bon moyen pour l’UFC de tenter de peser sur le gouvernement, au moment où celui-ci finalise un décret visant à limiter les remboursements des complémentaires santé pour faire baisser les prix. Une paire, selon l’association, coûte en moyenne 470 euros.

L’UFC-Que Choisir a envoyé des enquêteurs chez 1 188 opticiens, soit 10 % des magasins. Se faisant passer pour des clients venant se renseigner, ils devaient sélectionner une monture plus coûteuse que le maximum remboursable par leur complémentaire, informer le vendeur de cet état de fait, et observer sa réaction.

Dans 17,9 % des cas, soit près d’un sur cinq, l’opticien a proposé de falsifier la facture pour que le client soit mieux remboursé par sa mutuelle. Grâce souvent à une combine classique : augmenter le prix facturé sur les verres, davantage pris en charge, et diminuer celui de la monture.

PRATIQUE PLUS RÉPANDUE CHEZ LES OPTICIENS INDÉPENDANTS

Cet arrangement arrive en deuxième position des propositions avancées par le vendeur, après celle d’acheter une monture moins chère (27,5 %), et avant celle d’un geste commercial (15,7 %). « C’est condamnable et préjudiciable, car cela alimente le côté inflationniste du système », dénonce Alain Bazot, le président d’UFC.

La pratique était connue, la voilà en partie quantifiée. L’enquête s’étant cantonnée à la phase de renseignement, on peut supposer que le taux de fraude s’accroît à mesure que l’achat se précise, à l’initiative de l’opticien ou à celle du client, qui peut aussi faire pression.

La pratique est plus répandue chez les opticiens indépendants, au chiffre d’affaires plus faible, (29,5 % des cas), que dans les grandes enseignes (11,8 %). L’enquête note aussi de fortes disparités entre régions : de 5 % de propositions d’arrangement en Bourgogne à 35 % en Languedoc-Roussillon. UFC-Que Choisir estime le montant moyen de la fraude à 69 euros, et le surcoût total à 142 millions d’euros par an.

« CERCLE VICIEUX »

Les complémentaires, qui ont longtemps fait des lunettes un produit d’appel en proposant des garanties toujours plus élevées, sont jugées coresponsables des dérives du marché de l’optique. « Les garanties optique haut de gamme, qui concernent 40 % des assurés, ont enclenché un cercle vicieux entre remboursements et prix pratiqués par les opticiens, qui ont fait de la France la championne d’Europe de la cherté », écrit UFC. Pour elle, de telles méthodes ont pu pousser à la fraude les opticiens et ont eu pour conséquence une hausse constante des cotisations. Elles ont augmenté de 38 % de 2006 à 2013.

L’UFC réclame au gouvernement une enquête de la direction de la répression des fraudes, mais aussi de ne pas se contenter de plafonner les remboursements. « Il doit s’attaquer à la cause du problème. Si on ne met pas fin à cela, c’est le principe même de mutualisation qui ne pourra plus tenir », explique M. Bazot.

Le gouvernement compte instaurer un plafond de prise en charge des verres et des montures parmi les critères devant figurer dans les « contrats responsables » des complémentaires – bénéficiant d’aides fiscales et sociales, ces contrats représentent la quasi-totalité des produits. Cette solution est poussée notamment par la Mutualité française. Le décret en préparation suscite depuis plusieurs mois l’inquiétude des acteurs économiques, qui craignent pour l’emploi, et des représentants des consommateurs, qui estiment qu’il n’aura aucun effet sur les prix.

« SI UNE LIMITE EST FIXÉE, QUE FERA LE CLIENT ? »

L’UFC estime que la baisse des prix est hypothétique et redoute une envolée de la part qui restera à la charge des Français. Elle souhaite que l’exécutif parie plutôt sur le développement des réseaux de soins des complémentaires, qui négocient des rabais auprès des opticiens y adhérant. Le plafonnement ne serait imposé qu’à défaut de la mise en place d’un réseau.

« Si une limite est fixée, que fera le client ? Soit il paiera plus de sa poche, soit il descendra en gamme. Je ne suis pas sûre que cela soit très vertueux », analyse pour sa part Marianne Binst, directrice de Santéclair, l’un des premiers réseaux de soins. En outre, prenant appui sur la dernière mouture du décret qui circule, Santéclair estime que 450 euros pour des lunettes à verres simples est un plafond bien trop élevé pour avoir un quelconque effet. Quant à la limitation du remboursement des montures à 100 euros, soit un niveau bas, elle pourrait pousser à… de petits arrangements.

Mme Binst estime, logiquement, que les réseaux constituent la meilleure solution pour baisser les prix. Mais ceux-ci sont fortement critiqués, car ils privent le client de la liberté de choisir son opticien. Sauf s’il est prêt à être moins bien remboursé.

APPLICATION PRÉVUE POUR 2015

Le Collectif interassociatif sur la santé (Ciss), qui regroupe des associations de patients, a aussi des doutes sur la capacité des plafonds à freiner l’envolée des prix. Il estime qu’ils pourraient avoir pour effet le développement des surcomplémentaires. « Le gouvernement croit peut-être à la magie vertueuse du décret. Mais si on veut vraiment lutter contre les restes à charge, il faut fixer les prix, pas plafonner les remboursements », estime-t-il. Le Ciss regrette, comme l’UFC, de ne pas avoir été consulté.

Le ministère de la santé en est aux derniers ajustements et prévoit de revenir sous peu avec une version finalisée auprès des professionnels. L’application est prévue pour 2015. Après, restera à observer si les comportements changent vraiment.

Au ministère, on insiste sur le fait que le débat se focalise sur l’optique et les dépassements d’honoraires, dont le remboursement devrait aussi être plafonné, mais que le décret sur le cahier des charges des contrats responsables ne se limite pas à cela. « Au final, la prise en charge des patients sera améliorée », insiste-t-on dans l’entourage de Marisol Toraine, en rappelant que figure aussi dans le texte le remboursement du forfait journalier payé par le patient à l’hôpital, prévu sans limitation de durée, et l’instauration de planchers de remboursements en optique.

Laetitia Clavreul
Journaliste au Monde

source : lemonde.fr

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Au 31 mars 2014, le chiffre d’affaires consolidé d’Essilor International (Paris:EI), numéro un mondial de l’optique ophtalmique, s’établit à 1 322,6 millions d’euros. Par rapport au 1er trimestre 2013, le chiffre d’affaires progresse de 8,4 % hors effet de change.

Chiffre d’affaires consolidé

En millions d’euros

T1 2014 a

Variation
publiée

Croissance
en base
homogène

Effet de
périmètre

Effet de
change

Verres et matériel optique 1 159,7 + 1,0 % + 3,0 % + 2,9 % - 4,9 %
Amérique du Nord 466,8 + 0,9 % + 2,7 % + 2,7 % - 4,5 %
Europe 399,6 - 0,7 % - 1,0 % + 0,6 % - 0,3 %
Asie/Océanie/
Moyen-Orient/Afrique
211,1 + 3,1 % + 9,1 % + 3,9 % - 9,9 %
Amérique latine 82,2 + 4,4 % + 8,9 % + 13,4 % - 17,9 %
Équipements 38,9 - 8,4 % - 4,4 % - 1,0 % - 3,0 %
Readers 124,0 + 45,7 % - 1,8 % + 51,0 % - 3,5 %
TOTAL 1 322,6 + 3,6 % + 2,4 % + 6,0 % - 4,8 %

(a) Depuis le deuxième trimestre 2013, les ventes de Nikon-Essilor en Amérique du Nord et en Europe sont comptabilisées dans leurs régions respectives. Elles étaient précédemment comptabilisées dans la région Asie/Océanie/Moyen-Orient/Afrique.

Commentant ces chiffres, Hubert Sagnières, Président-Directeur Général du groupe, a déclaré :

« Avec une croissance de son chiffre d’affaires hors change de 8,4 %, Essilor obtient l’une des meilleures performances trimestrielles de ces trois dernières années, dans un contexte d’une reprise de la demande. Cette performance traduit la dynamique de notre stratégie de création de valeur fondée sur l’innovation produit, le marketing consommateur, le développement d’une offre solaire de qualité et le déploiement de notre modèle unique de partenariats. Depuis le 1er avril, Essilor s’est également renforcé avec les acquisitions de Transitions Optical et de Coastal.com, leaders mondiaux sur les segments des verres photochromiques et de la vente en ligne d’équipements optiques. Nos équipes sont déterminées à capitaliser sur ces tendances porteuses pour renforcer la dynamique du groupe dans les trimestres à venir ».

Un premier trimestre tiré par le rebond de la division Verres et matériel optique

La croissance du chiffre d’affaires de 2,4 % en base homogène est tirée par le rebond de la division « Verres et matériel optique ». Malgré les effets de la perte d’un grand contrat en Europe courant 2013 et des conditions climatiques défavorables en Amérique du Nord, la division affiche une croissance de 3 % en base homogène, la meilleure performance depuis le quatrième trimestre 2012. Ce résultat s’appuie sur un certain nombre de dynamiques porteuses :

  • Succès des nouveaux produits, dont le verre Crizal® Prevencia(TM), le nouveau verre photochromique Transitions® Signature(TM) ainsi que de la gamme des verres polarisants Xperio® ;
  • Forte dynamique des pays à forte croissance (Brésil, Chine et Inde notamment) et reprise de l’activité export de ces pays ;
  • Rebond de l’activité dans la plupart des pays développés et notamment aux Etats-Unis ;
  • Très bonne performance de l’offre de verres progressifs, notamment les produits réalisés en surfaçage numérique.

Les autres divisions du groupe ont souffert d’impacts ponctuels anticipés : faiblesse du carnet de commande de la division Equipements en début d’année et effets de stocks défavorables pour la division Readers.

L’effet périmètre s’élève à 6 %. Il bénéficie notamment de l’importante contribution de Costa Inc. aux Etats-Unis et de Xiamen Yarui en Chine, deux distributeurs de lunettes de soleil, leaders sur leur segment de marché. Parmi les autres contributions notables à l’effet périmètre du premier trimestre figurent celles de Polycore, producteur de verres solaires et de Riverside, un important laboratoire de prescription basé au Canada.

Enfin, l’effet de change reste négatif à – 4,8 % du fait de la dépréciation de l’ensemble des monnaies de facturation du groupe contre l’euro, à l’exception de la livre sterling. Les impacts les plus sensibles concernent le dollar américain et le real brésilien.

Activité par région et division

En Amérique du Nord, la croissance en base homogène affiche un net rebond (+ 2,7 %). Aux Etats-Unis, l’activité profite d’une demande croissante pour les verres progressifs du groupe réalisés en surfaçage numérique, de l’impact positif des réseaux de tiers-payant sur l’activité laboratoires et du succès des nouveaux produits. Ainsi, les verres anti-reflet Crizal® retrouvent un niveau de croissance soutenu, le verre progressif Varilux® S series(TM) accélère son développement et Transitions® Signature(TM), le nouveau verre photochromique lancé en début d’année, connaît des débuts très prometteurs. En outre, le segment des verres polarisants est lui aussi très dynamique, tiré par la forte croissance de la gamme Xperio®. L’activité avec les grands comptes est bien orientée.

Enfin, la bonne dynamique de l’activité des laboratoires permet également au Canada de renouer avec une croissance tonique.

L’Europe (- 1,0 % en base homogène) est impactée par la perte d’un contrat commercial en 2013. La région profite du succès des nouveaux verres progressifs de milieu de gamme Varilux® E series(TM) et Intuitiv(TM)et du verre haut de gamme Varilux® S series(TM). L’activité est tirée par un fort rebond en Espagne où le groupe a gagné un important contrat avec la première chaine d’optique domestique et a bénéficié du succès d’un programme promotionnel. Au Royaume-Uni, la croissance s’appuie sur une dynamique favorable, tant avec les grands comptes qu’avec les opticiens indépendants. La croissance en Suisse et dans les pays de l’Est, qui s’appuie sur la gamme de verres Varilux®, compense une situation difficile au Portugal et aux Pays-Bas. En France, où la demande est pénalisée par l’évolution du contexte réglementaire, les innovations continuent de recevoir un très bon accueil chez les opticiens indépendants, à l’instar du verre Crizal® Prevencia(TM).

L’Asie/Océanie/Moyen-Orient/Afrique (+ 9,1 % en base homogène, dont + 5,0 % dans les pays développés et + 10,6 % dans les pays à forte croissance) profite de la poursuite des bonnes performances domestiques des principaux pays à forte croissance de la zone, à laquelle s’ajoute une reprise de l’export et un rebond des pays développés. En Chine, le succès des nouveaux produits se confirme avec la montée en puissance des verres anti-fatigue et des verres anti-reflet Crizal® UV. Ceci se traduit par des gains de parts de marché chez les clients existants et par la conquête de nouveaux clients. En Inde, la notoriété des marques Varilux® et Crizal® continue à tirer l’activité. La Russie progresse fortement tandis que l’Afrique du Sud se redresse. Dans les pays développés de la région, le Japon poursuit sa nette progression grâce à la normalisation de l’environnement concurrentiel, à la solidité des relations clients et au succès des nouveaux produits. En Australie, l’activité bénéficie d’une bonne croissance chez les optométristes indépendants, groupements et chaines.

L’ensemble des pays d’Amérique latine est en forte croissance (+ 8,9 % en base homogène), à l’exception de l’Argentine où le marché continue de souffrir d’un contexte économique très perturbé. Au Brésil, la croissance continue d’être alimentée par les marques phares du groupe, notamment Varilux®, mais également par les autres catégories de produits. Le groupe a notamment positionné la marque Kodak® comme offre de référence dans le milieu de gamme, permettant de raffiner sa stratégie multi-réseaux. Au Mexique, dans un contexte économique peu porteur, Essilor continue de gagner des parts de marché. Le groupe commence à y bénéficier de la mise en place d’un contrat à long terme avec une importante organisation non gouvernementale spécialisée dans l’accès aux services de santé pour les plus modestes. En Colombie, Essilor a développé avec succès de nouvelles campagnes promotionnelles pour renforcer les marques Varilux® et Transitions®, et lancé les verres de marque Nikon®. Enfin, le Chili réalise une très forte croissance.

La division Equipements (- 4,4 % en base homogène) affiche un recul de ses facturations en raison d’un fort niveau de livraison de commandes au dernier trimestre de 2013, notamment en Amérique latine. Au-delà de cet effet mécanique, Satisloh a connu une croissance soutenue dans les pays développés, tirée par les ventes de machines de dépôt sous vide et par le succès de sa nouvelle offre en matière de taillage-montage. Au cours du premier trimestre, Satisloh a également introduit une nouvelle machine d’auto-blocage du verre proposant une technologie éco-responsable. Baptisée ART « Alloy Replacement Technology », cette machine utilise exclusivement des composants organiques recyclables et a reçu de fortes marques d’intérêt au salon de l’optique Vision Expo de New York fin mars.

La division Readers (- 1,8 % en base homogène) a subi quelques effets défavorables au premier trimestre dont le déstockage de la part de l’un de ses gros clients pour la partie lunettes loupe, néanmoins en progression, et un effet de réassort négatif ponctuel dans les ventes de lunettes de soleil. En revanche, les ventes des produits de FGX aux consommateurs ont été très dynamiques et soutenues par le lancement de nouveaux produits et des campagnes de publicité. L’activité à l’international a continué à bien progresser, notamment dans les pays d’Europe où FGX International est implantée.

Événements importants survenus depuis le 1er janvier 2014 et autres opérations

Transitions Optical Inc.

Le 1er avril 2014, Essilor a annoncé la finalisation effective de l’acquisition des 51 % du capital détenus par PPG dans Transitions Optical, leader mondial de la fourniture de verres photochromiques pour les producteurs de l’industrie optique, et de 100 % du capital d’Intercast, fabricant de verres solaires de haute qualité. Fondée en 1990, Transitions Optical est basée à Pinellas Park en Floride (Etats-Unis). Son chiffre d’affaires s’est élevé à 844 millions de dollars en 2013, dont 279 millions de dollars avec des producteurs de verres autres qu’Essilor. Transitions Optical et Intercast sont intégrées globalement dans le périmètre de consolidation d’Essilor depuis le 1er avril 2014. Selon les estimations du groupe, l’intégration de Transitions Optical aura un impact positif sur les indicateurs financiers d’Essilor, avec notamment une augmentation du taux de marge de contribution du groupe de l’ordre de 150 points de base à partir de la deuxième année d’intégration, un effet positif sur le bénéfice par action dès 2014 et d’au moins 5 % par an les années suivantes et un impact positif d’environ 0,5 point sur la croissance organique du groupe à partir de la troisième année d’intégration.

Costa Inc.

Au cours du premier trimestre, Essilor a finalisé l’acquisition de la totalité du capital de Costa Inc., l’un des leaders américains des lunettes de soleil à haute performance.

Basée à Lincoln dans le Rhode Island (États-Unis), Costa Inc. conçoit, assemble et distribue des lunettes de soleil sous les marques Costa, la marque de lunettes de soleil à haute performance la plus dynamique aux États-Unis, et Native. La société a généré un chiffre d’affaires de près de 100 millions de dollars en 2013. Costa Inc. est intégrée dans le périmètre de consolidation d’Essilor depuis le 1er février 2014 au sein de la division « Readers ».

Coastal.com

Le 28 avril, Essilor International a finalisé l’acquisition de la totalité du capital de Coastal.com, l’un des principaux acteurs mondiaux de la vente d’optique par Internet (voir communiqué publié le 28 avril).

Basée à Vancouver, Colombie Britannique (Canada), Coastal.com conçoit et distribue l’une des plus larges sélections d’équipements optiques disponibles sur Internet : lentilles de contact, lunettes de vue avec ou sans prescription, lunettes de soleil et accessoires. La société a généré un chiffre d’affaires de 218 millions de dollars canadiens au cours de son dernier exercice fiscal clos le 31 octobre 2013. Coastal.com sera intégrée dans le périmètre de consolidation d’Essilor à compter du 1er mai 2014.

Autres partenariats

Le groupe a renforcé son ancrage local aux Etats-Unis en prenant une participation majoritaire dans deux laboratoires de prescription depuis le début de l’année :

  • Plunkett Optical, un laboratoire de prescription basé dans l’Arkansas et réalisant un chiffre d’affaires de 3,3 millions de dollars américains.
  • iCoat, un laboratoire de prescription indépendant basé dans l’Etat de Californie spécialisé dans le développement et la vente sous licence de technologies de dépôt de couches minces et de finition pour des équipements optiques haut de gamme. iCoat réalise un chiffre d’affaires annuel d’environ 26 millions de dollars, notamment auprès des chaines d’optique et des sociétés de couverture de soins visuels en Amérique du Nord.

Ouverture d’un nouveau Centre Innovation et Technologies en France

Essilor a ouvert à Créteil son Centre Innovation et Technologies (CI&T) pour l’Europe, le plus grand campus mondial privé dédié à la recherche et à l’innovation dans l’industrie de l’optique ophtalmique (900 personnes).

L’ensemble des équipes et des expertises de recherche et d’ingénierie est ainsi regroupé sur un même site afin de favoriser les échanges et d’optimiser la qualité, les performances, le temps de développement ainsi que la mise sur le marché des nouveaux produits et des nouvelles technologies.

Ce nouveau campus qui représente un investissement de 35 millions d’euros, vient compléter le dispositif mondial d’Essilor qui dispose de deux autres CI&T situés aux Etats-Unis (Dallas) et en Asie (Singapour).

Ouverture d’une nouvelle usine au Laos

Afin de faire face aux besoins liés à la croissance du marché et dans un souci constant d’optimiser sa capacité industrielle, Essilor a ouvert une nouvelle usine de production près de Savannakhet, au Laos. Cette usine dédiée à la production de verres finis en polycarbonate, pour lesquels la croissance de la demande est estimée à 4 à 5 % par an, pourra produire 20 millions de verres par an à pleine capacité. Elle permettra ainsi à Essilor de fournir à ses grands clients des produits en polycarbonate compétitifs pour le milieu de gamme, notamment dans les marchés à forte croissance.

Trésorerie et Financements

Le paiement des 51 % de titres de Transitions Optical ainsi que les effets de saisonnalité habituels ont porté la dette à 1 878 millions d’euros au 31 mars 2014, contre 369 millions à fin 2013.

Afin d’élargir son accès aux marchés de capitaux, Essilor a rendu publics ses ratings à court terme (A1/P1 perspectives stables chez Standard & Poor’s et Moody’s) et long terme (A2 perspective stable chez Moody’s).

Essilor a tout d’abord lancé un programme de papier commercial américain (USCP) de 1,5 milliard de dollars en mars 2014 ; l’encours des émissions atteignait environ 800 millions de dollars au 31 mars.

Le groupe a par ailleurs procédé début avril à une émission obligataire de 800 millions d’euros en deux tranches : une tranche de 500 millions d’euros à 7 ans (coupon de 1,750 %) et une tranche de 300 millions d’euros à 10 ans (coupon de 2,375 %). Il s’agit du coupon le plus bas obtenu par un émetteur non financier dans le cadre d’une émission inaugurale à 7 ans et du coupon à 10 ans le plus bas de l’année pour un émetteur non financier en 2014.

Ceci illustre la confiance des investisseurs dans le modèle économique d’Essilor et la qualité de son profil de crédit. Ces deux nouvelles sources de financement permettent au groupe de se financer à des conditions compétitives tout diversifiant sa base d’investisseurs.

Perspectives

Essilor confirme pour 2014 un objectif de croissance de son chiffre d’affaires compris entre 10 et 12 % hors effets de change et un objectif de marge de contribution compris entre 18,2 % et 18,6 % (en fonction des ajustements IFRS finaux relatifs à Transitions Optical). Ces chiffres s’entendent avant intégration de Coastal.com.

Une conférence téléphonique en anglais aura lieu ce jour à 10 heures (CEST).

Le numéro à composer est : +33(0)1 70 99 42 71 ou +44(0)20 3427 1908 (code d’accès : 3721179)

Elle sera retransmise en différé sur le lien : http://hosting.3sens.com/Essilor/20140429-43C7FA9A/en/

Prochains rendez-vous

L’Assemblée Générale des actionnaires se tiendra à Paris le 7 mai 2014.

Les résultats semestriels 2014 seront publiés le 28 août 2014.

A propos d’Essilor

Essilor est le numéro un mondial de l’optique ophtalmique. De la conception à la fabrication, le groupe élabore de larges gammes de verres pour corriger et protéger la vue. Sa mission est d’améliorer la vision pour améliorer la vie. Ainsi le groupe consacre plus de 150 millions d’euros par an à la recherche et à l’innovation pour proposer des produits toujours plus performants. Les marques phares sont Varilux®, Crizal®, Transitions®, Definity®, Xperio®, Optifog(TM), Foster Grant®,Bolon® et Costa®. Essilor développe et commercialise également des équipements, des instruments et des services destinés aux professionnels de l’optique.

Essilor a réalisé un chiffre d’affaires net consolidé de plus de 5 milliards d’euros en 2013 et emploie plus de 55 000 collaborateurs. Le groupe, qui distribue ses produits dans plus d’une centaine de pays, dispose de 28 usines, plus de 450 laboratoires de prescription et centres de taillage-montage ainsi que plusieurs centres de recherche et développement dans le monde.

Pour plus d’informations, visitez le site www.essilor.com.

L’action Essilor est cotée sur le marché Euronext à Paris et fait partie des indices Euro Stoxx 50 et CAC 40.

Codes : ISIN : FR0000121667 ; Reuters : ESSI.PA ; Bloomberg : EI:FP.

Annexe

Chiffre d’affaires consolidé d’Essilor International (en millions d’euros)

2014 2013
Premier trimestre
Verres et matériel optique 1 160 1 149
  • Amérique du Nord
467 463
  • Europe
400 402
  • Asie/Océanie/Moyen-Orient/Afrique
211 205
  • Amérique latine
82 79
Équipements 39 42
Readers 124 85
TOTAL premier trimestre 1 323 1 276
Deuxième trimestre
Verres et matériel optique 1 148
  • Amérique du Nord
452
  • Europe
400
  • Asie/Océanie/Moyen-Orient/Afrique
203
  • Amérique latine
93
Équipements 50
Readers 102
TOTAL deuxième trimestre 1 300
Troisième trimestre
Verres et matériel optique 1 114
  • Amérique du Nord
439
  • Europe
376
  • Asie/Océanie/Moyen-Orient/Afrique
208
  • Amérique latine
91
Équipements 52
Readers 71
TOTAL troisième trimestre 1 237
Quatrième trimestre
Verres et matériel optique 1 095
  • Amérique du Nord
416
  • Europe
394
  • Asie/Océanie/Moyen-Orient/Afrique
197
  • Amérique latine
88
Équipements 60
Readers 97
TOTAL quatrième trimestre 1 252Au 31 mars 2014, le chiffre d’affaires consolidé d’Essilor International (Paris:EI), numéro un mondial de l’optique ophtalmique, s’établit à 1 322,6 millions d’euros. Par rapport au 1er trimestre 2013, le chiffre d’affaires progresse de 8,4 % hors effet de change.

Chiffre d’affaires consolidé

En millions d’euros

T1 2014 a

Variation
publiée

Croissance
en base
homogène

Effet de
périmètre

Effet de
change

Verres et matériel optique 1 159,7 + 1,0 % + 3,0 % + 2,9 % - 4,9 %
Amérique du Nord 466,8 + 0,9 % + 2,7 % + 2,7 % - 4,5 %
Europe 399,6 - 0,7 % - 1,0 % + 0,6 % - 0,3 %
Asie/Océanie/
Moyen-Orient/Afrique
211,1 + 3,1 % + 9,1 % + 3,9 % - 9,9 %
Amérique latine 82,2 + 4,4 % + 8,9 % + 13,4 % - 17,9 %
Équipements 38,9 - 8,4 % - 4,4 % - 1,0 % - 3,0 %
Readers 124,0 + 45,7 % - 1,8 % + 51,0 % - 3,5 %
TOTAL 1 322,6 + 3,6 % + 2,4 % + 6,0 % - 4,8 %

(a) Depuis le deuxième trimestre 2013, les ventes de Nikon-Essilor en Amérique du Nord et en Europe sont comptabilisées dans leurs régions respectives. Elles étaient précédemment comptabilisées dans la région Asie/Océanie/Moyen-Orient/Afrique.

Commentant ces chiffres, Hubert Sagnières, Président-Directeur Général du groupe, a déclaré :

« Avec une croissance de son chiffre d’affaires hors change de 8,4 %, Essilor obtient l’une des meilleures performances trimestrielles de ces trois dernières années, dans un contexte d’une reprise de la demande. Cette performance traduit la dynamique de notre stratégie de création de valeur fondée sur l’innovation produit, le marketing consommateur, le développement d’une offre solaire de qualité et le déploiement de notre modèle unique de partenariats. Depuis le 1er avril, Essilor s’est également renforcé avec les acquisitions de Transitions Optical et de Coastal.com, leaders mondiaux sur les segments des verres photochromiques et de la vente en ligne d’équipements optiques. Nos équipes sont déterminées à capitaliser sur ces tendances porteuses pour renforcer la dynamique du groupe dans les trimestres à venir ».

Un premier trimestre tiré par le rebond de la division Verres et matériel optique

La croissance du chiffre d’affaires de 2,4 % en base homogène est tirée par le rebond de la division « Verres et matériel optique ». Malgré les effets de la perte d’un grand contrat en Europe courant 2013 et des conditions climatiques défavorables en Amérique du Nord, la division affiche une croissance de 3 % en base homogène, la meilleure performance depuis le quatrième trimestre 2012. Ce résultat s’appuie sur un certain nombre de dynamiques porteuses :

  • Succès des nouveaux produits, dont le verre Crizal® Prevencia(TM), le nouveau verre photochromique Transitions® Signature(TM) ainsi que de la gamme des verres polarisants Xperio® ;
  • Forte dynamique des pays à forte croissance (Brésil, Chine et Inde notamment) et reprise de l’activité export de ces pays ;
  • Rebond de l’activité dans la plupart des pays développés et notamment aux Etats-Unis ;
  • Très bonne performance de l’offre de verres progressifs, notamment les produits réalisés en surfaçage numérique.

Les autres divisions du groupe ont souffert d’impacts ponctuels anticipés : faiblesse du carnet de commande de la division Equipements en début d’année et effets de stocks défavorables pour la division Readers.

L’effet périmètre s’élève à 6 %. Il bénéficie notamment de l’importante contribution de Costa Inc. aux Etats-Unis et de Xiamen Yarui en Chine, deux distributeurs de lunettes de soleil, leaders sur leur segment de marché. Parmi les autres contributions notables à l’effet périmètre du premier trimestre figurent celles de Polycore, producteur de verres solaires et de Riverside, un important laboratoire de prescription basé au Canada.

Enfin, l’effet de change reste négatif à – 4,8 % du fait de la dépréciation de l’ensemble des monnaies de facturation du groupe contre l’euro, à l’exception de la livre sterling. Les impacts les plus sensibles concernent le dollar américain et le real brésilien.

Activité par région et division

En Amérique du Nord, la croissance en base homogène affiche un net rebond (+ 2,7 %). Aux Etats-Unis, l’activité profite d’une demande croissante pour les verres progressifs du groupe réalisés en surfaçage numérique, de l’impact positif des réseaux de tiers-payant sur l’activité laboratoires et du succès des nouveaux produits. Ainsi, les verres anti-reflet Crizal® retrouvent un niveau de croissance soutenu, le verre progressif Varilux® S series(TM) accélère son développement et Transitions® Signature(TM), le nouveau verre photochromique lancé en début d’année, connaît des débuts très prometteurs. En outre, le segment des verres polarisants est lui aussi très dynamique, tiré par la forte croissance de la gamme Xperio®. L’activité avec les grands comptes est bien orientée.

Enfin, la bonne dynamique de l’activité des laboratoires permet également au Canada de renouer avec une croissance tonique.

L’Europe (- 1,0 % en base homogène) est impactée par la perte d’un contrat commercial en 2013. La région profite du succès des nouveaux verres progressifs de milieu de gamme Varilux® E series(TM) et Intuitiv(TM)et du verre haut de gamme Varilux® S series(TM). L’activité est tirée par un fort rebond en Espagne où le groupe a gagné un important contrat avec la première chaine d’optique domestique et a bénéficié du succès d’un programme promotionnel. Au Royaume-Uni, la croissance s’appuie sur une dynamique favorable, tant avec les grands comptes qu’avec les opticiens indépendants. La croissance en Suisse et dans les pays de l’Est, qui s’appuie sur la gamme de verres Varilux®, compense une situation difficile au Portugal et aux Pays-Bas. En France, où la demande est pénalisée par l’évolution du contexte réglementaire, les innovations continuent de recevoir un très bon accueil chez les opticiens indépendants, à l’instar du verre Crizal® Prevencia(TM).

L’Asie/Océanie/Moyen-Orient/Afrique (+ 9,1 % en base homogène, dont + 5,0 % dans les pays développés et + 10,6 % dans les pays à forte croissance) profite de la poursuite des bonnes performances domestiques des principaux pays à forte croissance de la zone, à laquelle s’ajoute une reprise de l’export et un rebond des pays développés. En Chine, le succès des nouveaux produits se confirme avec la montée en puissance des verres anti-fatigue et des verres anti-reflet Crizal® UV. Ceci se traduit par des gains de parts de marché chez les clients existants et par la conquête de nouveaux clients. En Inde, la notoriété des marques Varilux® et Crizal® continue à tirer l’activité. La Russie progresse fortement tandis que l’Afrique du Sud se redresse. Dans les pays développés de la région, le Japon poursuit sa nette progression grâce à la normalisation de l’environnement concurrentiel, à la solidité des relations clients et au succès des nouveaux produits. En Australie, l’activité bénéficie d’une bonne croissance chez les optométristes indépendants, groupements et chaines.

L’ensemble des pays d’Amérique latine est en forte croissance (+ 8,9 % en base homogène), à l’exception de l’Argentine où le marché continue de souffrir d’un contexte économique très perturbé. Au Brésil, la croissance continue d’être alimentée par les marques phares du groupe, notamment Varilux®, mais également par les autres catégories de produits. Le groupe a notamment positionné la marque Kodak® comme offre de référence dans le milieu de gamme, permettant de raffiner sa stratégie multi-réseaux. Au Mexique, dans un contexte économique peu porteur, Essilor continue de gagner des parts de marché. Le groupe commence à y bénéficier de la mise en place d’un contrat à long terme avec une importante organisation non gouvernementale spécialisée dans l’accès aux services de santé pour les plus modestes. En Colombie, Essilor a développé avec succès de nouvelles campagnes promotionnelles pour renforcer les marques Varilux® et Transitions®, et lancé les verres de marque Nikon®. Enfin, le Chili réalise une très forte croissance.

La division Equipements (- 4,4 % en base homogène) affiche un recul de ses facturations en raison d’un fort niveau de livraison de commandes au dernier trimestre de 2013, notamment en Amérique latine. Au-delà de cet effet mécanique, Satisloh a connu une croissance soutenue dans les pays développés, tirée par les ventes de machines de dépôt sous vide et par le succès de sa nouvelle offre en matière de taillage-montage. Au cours du premier trimestre, Satisloh a également introduit une nouvelle machine d’auto-blocage du verre proposant une technologie éco-responsable. Baptisée ART « Alloy Replacement Technology », cette machine utilise exclusivement des composants organiques recyclables et a reçu de fortes marques d’intérêt au salon de l’optique Vision Expo de New York fin mars.

La division Readers (- 1,8 % en base homogène) a subi quelques effets défavorables au premier trimestre dont le déstockage de la part de l’un de ses gros clients pour la partie lunettes loupe, néanmoins en progression, et un effet de réassort négatif ponctuel dans les ventes de lunettes de soleil. En revanche, les ventes des produits de FGX aux consommateurs ont été très dynamiques et soutenues par le lancement de nouveaux produits et des campagnes de publicité. L’activité à l’international a continué à bien progresser, notamment dans les pays d’Europe où FGX International est implantée.

Événements importants survenus depuis le 1er janvier 2014 et autres opérations

Transitions Optical Inc.

Le 1er avril 2014, Essilor a annoncé la finalisation effective de l’acquisition des 51 % du capital détenus par PPG dans Transitions Optical, leader mondial de la fourniture de verres photochromiques pour les producteurs de l’industrie optique, et de 100 % du capital d’Intercast, fabricant de verres solaires de haute qualité. Fondée en 1990, Transitions Optical est basée à Pinellas Park en Floride (Etats-Unis). Son chiffre d’affaires s’est élevé à 844 millions de dollars en 2013, dont 279 millions de dollars avec des producteurs de verres autres qu’Essilor. Transitions Optical et Intercast sont intégrées globalement dans le périmètre de consolidation d’Essilor depuis le 1er avril 2014. Selon les estimations du groupe, l’intégration de Transitions Optical aura un impact positif sur les indicateurs financiers d’Essilor, avec notamment une augmentation du taux de marge de contribution du groupe de l’ordre de 150 points de base à partir de la deuxième année d’intégration, un effet positif sur le bénéfice par action dès 2014 et d’au moins 5 % par an les années suivantes et un impact positif d’environ 0,5 point sur la croissance organique du groupe à partir de la troisième année d’intégration.

Costa Inc.

Au cours du premier trimestre, Essilor a finalisé l’acquisition de la totalité du capital de Costa Inc., l’un des leaders américains des lunettes de soleil à haute performance.

Basée à Lincoln dans le Rhode Island (États-Unis), Costa Inc. conçoit, assemble et distribue des lunettes de soleil sous les marques Costa, la marque de lunettes de soleil à haute performance la plus dynamique aux États-Unis, et Native. La société a généré un chiffre d’affaires de près de 100 millions de dollars en 2013. Costa Inc. est intégrée dans le périmètre de consolidation d’Essilor depuis le 1er février 2014 au sein de la division « Readers ».

Coastal.com

Le 28 avril, Essilor International a finalisé l’acquisition de la totalité du capital de Coastal.com, l’un des principaux acteurs mondiaux de la vente d’optique par Internet (voir communiqué publié le 28 avril).

Basée à Vancouver, Colombie Britannique (Canada), Coastal.com conçoit et distribue l’une des plus larges sélections d’équipements optiques disponibles sur Internet : lentilles de contact, lunettes de vue avec ou sans prescription, lunettes de soleil et accessoires. La société a généré un chiffre d’affaires de 218 millions de dollars canadiens au cours de son dernier exercice fiscal clos le 31 octobre 2013. Coastal.com sera intégrée dans le périmètre de consolidation d’Essilor à compter du 1er mai 2014.

Autres partenariats

Le groupe a renforcé son ancrage local aux Etats-Unis en prenant une participation majoritaire dans deux laboratoires de prescription depuis le début de l’année :

  • Plunkett Optical, un laboratoire de prescription basé dans l’Arkansas et réalisant un chiffre d’affaires de 3,3 millions de dollars américains.
  • iCoat, un laboratoire de prescription indépendant basé dans l’Etat de Californie spécialisé dans le développement et la vente sous licence de technologies de dépôt de couches minces et de finition pour des équipements optiques haut de gamme. iCoat réalise un chiffre d’affaires annuel d’environ 26 millions de dollars, notamment auprès des chaines d’optique et des sociétés de couverture de soins visuels en Amérique du Nord.

Ouverture d’un nouveau Centre Innovation et Technologies en France

Essilor a ouvert à Créteil son Centre Innovation et Technologies (CI&T) pour l’Europe, le plus grand campus mondial privé dédié à la recherche et à l’innovation dans l’industrie de l’optique ophtalmique (900 personnes).

L’ensemble des équipes et des expertises de recherche et d’ingénierie est ainsi regroupé sur un même site afin de favoriser les échanges et d’optimiser la qualité, les performances, le temps de développement ainsi que la mise sur le marché des nouveaux produits et des nouvelles technologies.

Ce nouveau campus qui représente un investissement de 35 millions d’euros, vient compléter le dispositif mondial d’Essilor qui dispose de deux autres CI&T situés aux Etats-Unis (Dallas) et en Asie (Singapour).

Ouverture d’une nouvelle usine au Laos

Afin de faire face aux besoins liés à la croissance du marché et dans un souci constant d’optimiser sa capacité industrielle, Essilor a ouvert une nouvelle usine de production près de Savannakhet, au Laos. Cette usine dédiée à la production de verres finis en polycarbonate, pour lesquels la croissance de la demande est estimée à 4 à 5 % par an, pourra produire 20 millions de verres par an à pleine capacité. Elle permettra ainsi à Essilor de fournir à ses grands clients des produits en polycarbonate compétitifs pour le milieu de gamme, notamment dans les marchés à forte croissance.

Trésorerie et Financements

Le paiement des 51 % de titres de Transitions Optical ainsi que les effets de saisonnalité habituels ont porté la dette à 1 878 millions d’euros au 31 mars 2014, contre 369 millions à fin 2013.

Afin d’élargir son accès aux marchés de capitaux, Essilor a rendu publics ses ratings à court terme (A1/P1 perspectives stables chez Standard & Poor’s et Moody’s) et long terme (A2 perspective stable chez Moody’s).

Essilor a tout d’abord lancé un programme de papier commercial américain (USCP) de 1,5 milliard de dollars en mars 2014 ; l’encours des émissions atteignait environ 800 millions de dollars au 31 mars.

Le groupe a par ailleurs procédé début avril à une émission obligataire de 800 millions d’euros en deux tranches : une tranche de 500 millions d’euros à 7 ans (coupon de 1,750 %) et une tranche de 300 millions d’euros à 10 ans (coupon de 2,375 %). Il s’agit du coupon le plus bas obtenu par un émetteur non financier dans le cadre d’une émission inaugurale à 7 ans et du coupon à 10 ans le plus bas de l’année pour un émetteur non financier en 2014.

Ceci illustre la confiance des investisseurs dans le modèle économique d’Essilor et la qualité de son profil de crédit. Ces deux nouvelles sources de financement permettent au groupe de se financer à des conditions compétitives tout diversifiant sa base d’investisseurs.

Perspectives

Essilor confirme pour 2014 un objectif de croissance de son chiffre d’affaires compris entre 10 et 12 % hors effets de change et un objectif de marge de contribution compris entre 18,2 % et 18,6 % (en fonction des ajustements IFRS finaux relatifs à Transitions Optical). Ces chiffres s’entendent avant intégration de Coastal.com.

Une conférence téléphonique en anglais aura lieu ce jour à 10 heures (CEST).

Le numéro à composer est : +33(0)1 70 99 42 71 ou +44(0)20 3427 1908 (code d’accès : 3721179)

Elle sera retransmise en différé sur le lien : http://hosting.3sens.com/Essilor/20140429-43C7FA9A/en/

Prochains rendez-vous

L’Assemblée Générale des actionnaires se tiendra à Paris le 7 mai 2014.

Les résultats semestriels 2014 seront publiés le 28 août 2014.

A propos d’Essilor

Essilor est le numéro un mondial de l’optique ophtalmique. De la conception à la fabrication, le groupe élabore de larges gammes de verres pour corriger et protéger la vue. Sa mission est d’améliorer la vision pour améliorer la vie. Ainsi le groupe consacre plus de 150 millions d’euros par an à la recherche et à l’innovation pour proposer des produits toujours plus performants. Les marques phares sont Varilux®, Crizal®, Transitions®, Definity®, Xperio®, Optifog(TM), Foster Grant®,Bolon® et Costa®. Essilor développe et commercialise également des équipements, des instruments et des services destinés aux professionnels de l’optique.

Essilor a réalisé un chiffre d’affaires net consolidé de plus de 5 milliards d’euros en 2013 et emploie plus de 55 000 collaborateurs. Le groupe, qui distribue ses produits dans plus d’une centaine de pays, dispose de 28 usines, plus de 450 laboratoires de prescription et centres de taillage-montage ainsi que plusieurs centres de recherche et développement dans le monde.

Pour plus d’informations, visitez le site www.essilor.com.

L’action Essilor est cotée sur le marché Euronext à Paris et fait partie des indices Euro Stoxx 50 et CAC 40.

Codes : ISIN : FR0000121667 ; Reuters : ESSI.PA ; Bloomberg : EI:FP.

Annexe

Chiffre d’affaires consolidé d’Essilor International (en millions d’euros)

2014 2013
Premier trimestre
Verres et matériel optique 1 160 1 149
  • Amérique du Nord
467 463
  • Europe
400 402
  • Asie/Océanie/Moyen-Orient/Afrique
211 205
  • Amérique latine
82 79
Équipements 39 42
Readers 124 85
TOTAL premier trimestre 1 323 1 276
Deuxième trimestre
Verres et matériel optique 1 148
  • Amérique du Nord
452
  • Europe
400
  • Asie/Océanie/Moyen-Orient/Afrique
203
  • Amérique latine
93
Équipements 50
Readers 102
TOTAL deuxième trimestre 1 300
Troisième trimestre
Verres et matériel optique 1 114
  • Amérique du Nord
439
  • Europe
376
  • Asie/Océanie/Moyen-Orient/Afrique
208
  • Amérique latine
91
Équipements 52
Readers 71
TOTAL troisième trimestre 1 237
Quatrième trimestre
Verres et matériel optique 1 095
  • Amérique du Nord
416
  • Europe
394
  • Asie/Océanie/Moyen-Orient/Afrique
197
  • Amérique latine
88
Équipements 60
Readers 97
TOTAL quatrième trimestre 1 252

source : daily-bourse.fr

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