Après les bijouteries, les opticiens sont-ils dans la ligne de mire des cambrioleurs? Entre la région Centre et le Poitou Charente, une bande organisée semble écrémer les opticiens depuis un an. D’après Alain Gerbel, le président de la Fédération nationale des opticiens, il s’agirait d’un réseau de criminels organisés qui approvisionne des marchés à l’étranger. La police évoque un gang originaire de l’Europe de l’est.

Dans la nuit du 3 au 4 octobre, un opticien de Vouillé, dans la Vienne, a été la victime d’un casse. Le préjudice atteint 130.000 euros. Les cambrioleurs ont littéralement pillé le magasin: montures optiques adultes, lunettes de soleil, et même machines professionnelles.

Quelques mois plus tôt, à Rueil-Malmaison, dans les Hauts de Seine, des enfants ont dérobé plus de 400 paires de lunettes « en quelques secondes à peine, tout au plus une minute », assure Alain Gerbel, persuadé qu’il s’agit d’un « trafic ».

source : bfmtv.com

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Mercredi 4 septembre à 20:50, Guy Lagache vous donne rendez-vous sur D8 dans un nouvel inédit du magazine “En quête d’actualité” qui s’intéressera en cette pédiode de rentrée au pouvoir d’achat des familles et vous donnera des pistes pour dépenser moi

MANGER MIEUX, DÉPENSER MOINS : QUAND LES FERMIERS DU COIN OUVRENT LEUR SUPERMARCHÉ
Les produits alimentaires n’ont jamais été aussi chers. Mais depuis quelques temps, une nouvelle génération de supermarchés s’est spécialisée sur une offre de produits frais à des prix inférieurs à ceux qu’on trouve dans la grande distribution ! Viandes, fromages, fruits et légumes, à prix cassés ! Ils s’appellent « Plaisirs Fermiers », « Douz’Aroms » ou encore « Tram Paysan » et ils fleurissent un peu partout en France. Leurs secrets ? Ce sont des paysans qui en sont propriétaires et qui les gèrent directement. Comment ces agriculteurs réussissent-ils à battre les hypers sur leur propre terrain ? Quels produits proposent-ils ? Et sont-ils toujours aussi sains qu’on le pense ?

S’HABILLER MOINS CHER : LE NOUVEAU BOOM DES VILLAGES DE MARQUES
Autrefois, on les appelait “magasins d’usine” et c’était la certitude de faire de bonnes affaires avec des articles soldés toute l’année à au moins -30%. Aujourd’hui, ces boutiques se métamorphosent : on les appelle “Villages de marques”, ils ressemblent à de vrais centres commerciaux, parfois même avec rues pavées, places de village et enseignes chics. Ces magasins outlet connaissent un succès grandissant : 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires l’année dernière, en hausse de 20% ! Et dans les deux ans à venir, 18 nouveaux projets vont sortir de terre. Alors que trouve-t-on vraiment dans ces nouvelles versions des magasins d’usine ? Quels produits peut-on trouver dans ces boutiques ? Tiennent-elles toujours toutes leurs promesses ?

VERRES ET MONTURE A PRIX CASSÉS : LA FACE CACHÉE DES LUNETTES ACHETÉES SUR INTERNET
Des lunettes de vue à moins de 10 euros ! C’est une révolution pour le consommateur français, surtout lorsqu’on sait que la France est réputée pour avoir les opticiens les plus chers d’Europe. Ces « e-opticiens » sont de plus en plus nombreux sur le Net. Ils n’ont pas de boutiques, offrent un grand choix de montures et de verres, et s’approvisionnent au bout du monde pour profiter de prix incroyablement bas. Mais qui se cachent derrière les e-opticiens ? Comment s’y prennent-ils pour réussir à diviser le prix des lunettes par 5 ? Ces lunettes à bas prix ne risquent-elles pas de s’avérer de moins bonne qualité ?

 source : coulisses-tv.fr

Carl Zeiss Jena

Carl Zeiss Jena

L’entreprise Zeiss, avec quelques autres, incarnait le savoir-faire industriel et technologique de la RDA, alors des plus imposants. Retour sur une entreprise pragmatique, qui a su rebondir à tous les changements de société allemands.

Le bâtiment qui abrite le siège de Carl Zeiss à Iéna, n’est pas de ceux qui passent inaperçus. Il se dresse sur les hauteurs de la ville, juste au-dessus de l’usine du verrier Schott qui est en quelque sorte sa jumelle. Et même si elle n’est pas un objet d’architecture que l’histoire retiendra, l’entreprise Zeiss est un symbole puisqu’avec quelques autres, elle incarnait le savoir-faire industriel et technologique de la RDA, et son stand à la foire de Leipzig, vitrine de l’industrie de l’Est, était alors des plus imposants.

C’est en 1846 que Carl Zeiss, né en 1816 à Weimar, ingénieur-opticien, crée à Iéna un petit atelier de mécanique et de réparation d’instruments scientifiques. Il se lance très vite dans la fabrication de microscopes et en 1866, il peut fêter la livraison de son 1 000ème appareil. Cette année-là, il fait une rencontre qui changera sa vie, celle d’un jeune ingénieur de 26 ans, Ernst Abbe, natif d’Eisenach, qui apporte à Zeiss (auquel il succédera en 1888) une capacité d’invention, une science des process industriels et une philosophie de management basée sur le respect et la formation des hommes.

Au faîte de sa gloire en 1912

L’entreprise connaît un développement ininterrompu, grâce à des innovations constantes dans les optiques et à la création de nouveaux types de verre. En 1884, Zeiss et Abbe, associé à l’un de leurs amis, Otto Schott, chimiste et spécialiste du verre, créent la société Jenaer Glaswerk Schott und Genossen, aujourd’hui Schott AG, dont le siège est à Mayence. Ce petit groupe de scientifiques et d’ingénieurs éclairés est donc à l’origine de deux entreprises qui existent toujours, mais ils ont eut soin d’organiser la pérennité capitalistique de leur œuvre en plaçant leurs actions dans une fondation, la Carl Zeiss Stiftung, créée par Abbe en 1889, et qui est aujourd’hui encore le seul actionnaire des fondations d’entreprises Carl Zeiss et Schott qui contrôlent les sociétés éponymes. En 1912, l’entreprise Carl Zeiss s’installe dans le centre de Iéna, occupant de grands bâtiments formant un grand carré sur la place centrale. Des fragments de cet édifice ont été préservés jusqu’à aujourd’hui. L’entreprise est alors au faîte de sa gloire et de son rayonnement international.

Une semaine pour quitter Iéna

Le 13 avril 1945, les troupes américaines arrivent à Iéna, après avoir traversé le Rhin le 7 mars. A cette époque, Carl Zeiss est alors dirigé par deux ingénieurs, Heinz Küppenbender et Hugo Schrade, le premier ayant usé de son influence pour faire libérer le second du camp de concentration dans lequel il avait été enfermé en 1944. Pour les militaires américains qui connaissaient très bien la qualité des optiques utilisées par l’armée allemande, être les premiers à Iéna est une chance. Ils savent que cette zone devra être rendue à l’Armée Rouge à la fin du mois de juin, selon les conclusions de la Conférence de Yalta qui s’est tenue en février. Mais les Américains ne peuvent pas démonter les usines ni déménager les machines, ce serait contraire aux accords passés avec les Russes. Puisqu’ils ne peuvent pas s’emparer du hard, ils vont prendre le soft.

Le 18 juin 1945, les dirigeants et ingénieurs de Carl Zeiss sont avertis par les officiers américains qu’ils vont devoir quitter Iéna incessamment avec plans, documents, brevets, et dossiers de toutes sortes qui constituent le cœur du savoir-faire et des connaissances de Carl Zeiss. Et de fait, six jours plus tard, 77 salariés de Zeiss (et 41 de Schott) et leur famille, dirigeants et ingénieurs, quittent Iéna par un convoi de camions et sont regroupés dans un camp de la ville d’Heidenheim, sur la rivière Brenz, dans la zone d’occupation américaine, à la frontière entre la Bavière et le Bade-Wurtemberg. Une petite équipe est restée à Iéna, dont Hugo Schrade, mais Küppenbender est parti avec les Américains.

Il écrit : « J’ai été conduit avec ma famille dans un camp en dehors de Heidenheim, où sont rassemblés environ 1 500 personnes. Personne n’avait l’air de très bien savoir quoi faire de nous. Notre liberté de mouvement était on ne peut plus confinée. Nous n’avions pas le droit de nous éloigner de plus de six kilomètres de notre lieu de résidence sans autorisation des militaires. » En fait l’intention des militaires américains était de reconstruire très rapidement une usine de fabrication d’instruments d’optique à usage militaire. Mais la capitulation du Japon, le 2 septembre 1945, les fait renoncer à ce projet. Cependant, les salariés de Iéna transportés à l ‘ouest insistent pour reprendre une fabrication de verres de lunettes pour la population civile. Après de longues discussions, le gouvernement militaire américain donne son accord le 14 juin 1946 au lancement de cette activité, qui s’installe dans des locaux vides de la ville d’Oberkochen, dans le Bade-Wurtemberg, à 15 kilomètres de Heidenheim.

La fabrication de microscopes commence en 1948

Pendant ce temps à Iéna, les soviétiques, au titre des réparations de guerre, transféraient en URSS l’essentiel des activités et des équipements de Zeiss, ainsi que 274 cadres et scientifiques (entre 1945 et 1948, près de 4 000 entreprises de la zone d’occupation soviétique ont été déménagées vers la Russie), à la grande consternation des Zeissianers d’Oberkochen, dont les rangs s’étaient enrichis de centaines de salariés de Iéna qui avaient fui la zone soviétique. A cette époque, nul n’imaginait en Allemagne que la partition du pays allait durer aussi longtemps et l’espoir demeurait que d’ici quelques années, l’entreprise serait à nouveau unifiée. Le destin allait en décider autrement et progressivement les deux entreprises ont suivi des voies de plus en plus séparées. En 1948, Oberkochen commence la fabrication de microscopes tandis que l’usine de Iéna se remet lentement de la ponction soviétique avant d’être nationalisée, contre son gré, en juin 1948.

Frères ennemis

A la fin des années 50, il existe donc deux entreprises qui opèrent sous le nom de Carl Zeiss et qui fabriquent à peu de choses près les mêmes produits. Une longue période de guérilla juridique commence autour de l’utilisation de la marque Zeiss qui ne trouve une issue qu’en 1971, en partie grâce à la nouvelle Ostpolitik de Willy Brandt. Un accord est signé à Londres entre les deux entreprises qui autorise l’entreprise d’Allemagne de l’Est à vendre ses produits sous la marque Carl Zeiss dans les pays du bloc de l’Est, tandis que l’entreprise d’Oberkochen était la seule à pouvoir utiliser la marque Carl Zeiss en Europe de l’Ouest et aux Etats-Unis. Le statut d’un certain nombre de pays restait cependant assez flou, comme le Japon, le Danemark, le Portugal, considérés comme des pays de « coexistence » des deux marques.

En 1989, 26 000 personnes travaillent pour Carl Zeiss Jena

A l’Est, Carl Zeiss est une entreprise phare pour le gouvernement. Elle se développe rapidement, construit des sites de production à Dresde. On lui demande de conduire des projets de recherche dans les nouvelles technologies, comme celui de produire industriellement une puce de 1 megabitt, qui se révélera un échec couteux. A Oberkochen, l’entreprise se développe, non sans difficultés. Mais les tailles ne sont plus comparables. En 1989, 26 000 personnes travaillent pour Carl Zeiss Jena, contre 5 000 à l’Ouest. Et en 1990, la question de la réunification des deux sociétés est posée. Ce sera un processus extrêmement complexe et long. Le premier contact « officiel » entre les deux directions eut lieu en janvier 1990, même si beaucoup de contacts informels avaient été renoués depuis 1989, entre membres de mêmes familles. Le rapprochement s’opère très lentement, non empreint d’une certaine méfiance. Mais le 29 mai 1990, les patrons de Zeiss et ceux de Schott (déménagé à Mayence en 1945) signent un accord dans la petite ville de Biebelried, en territoire neutre, à mi-chemin entre Iéna et Oberkochen, concrétisant leurs aspirations à fusionner au sein de la fondation Carl Zeiss.

Dans quelles conditions ? Carl Zeiss Jena est en devenue devenu la propriété de la Treuehand. La décision de conversion d’1 DM pour 1 mark de l’Est place les entreprises est-allemandes en état de catalepsie, avec des coûts salariaux énormes pour une productivité trois fois inférieure à celles de l’Ouest. Bref, les premiers mois de Carl Zeiss Jena au sein de l’Allemagne réunifiée sont dramatiques. Les effectifs fondent de moitié en quelques mois, le chiffre d’affaires s’effondre. Le 25 juin 1991, un accord signé à Berlin concrétise pourtant la fusion de Carl Zeiss Iéna (réduit à 2 800 salariés) et de Carl Zeiss Oberkochen. Les difficultés juridiques n’en sont pas terminées pour autant, notamment concernant la propriété des entités, contrôlées toutes les deux par deux fondations Carl Zeiss, l’une à Iéna, l’autre à Heidenheim.

Il faudra attendre la fin des années 90 pour qu’à force de restructurations et de réorganisations, Carl Zeiss forme à nouveau une entreprise intégrée et que la question de sa propriété soit résolue par la restructuration de la Fondation Carl Zeiss qui a délégué le contrôle de Zeiss et de Schott à des fondations « filiales ». Le groupe réalise aujourd’hui plus de 4 milliards d’euros de chiffre d’affaires et emploie plus de 24 000 personnes. Il opère dans six grands domaines d’activités dont les plus importantes sont les technologies de fabrication de composants électroniques, l’ophtalmologie, les technologies médicales et les microscopes, ces deux dernières divisions étant localisées à Iéna.

Le succès de la réunification

Peter Popp est aujourd’hui membre du directoire et directeur financier de Carl Zeiss Jena. Son bureau domine la vallée, la ville et l’usine Schott, en contrebas. Il est entré chez Zeiss en 1978, puis a rejoint Schott en 1985. Après un passage à Mayence, il est revenu à Iéna en 2002. Quelles leçons tire-t-il de la réunification de Carl Zeiss ? « Le plus difficile ce fut surtout sur le plan psychologique, le choc brutal à Iéna, les craintes à Oberkochen. La différence entre les deux entreprises était considérable, pas forcément dans la technique pure, mais dans les machines, les instruments, les process, l’organisation » dit-il. « Dans le verre, Schott à Iéna avait 15 ans de retard sur Mayence, quand à la productivité, elle était trois fois inférieure…En fait, en 1989, l’Allemagne de l’Ouest n’avait pas réellement besoin des capacités de production de l’Est » poursuit-il. Peut-on considérer la réunification comme un succès ? « Oui, c’est un succès, même s’il n’y avait guère d’autre alternative et si vous comparez la situation de l’ex-Allemagne de l’Est aujourd’hui par rapport aux autres pays de l’ancien bloc communiste, alors oui la réunification est un réel succès » conclut Peter Popp.

source : latribune.fr

le marketing sensoriel

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avril 17th, 2013

C’est aussi avoir le souci du « bien-être » du consommateur

Pour séduire le consommateur, les distributeurs travaillent aujourd’hui de plus en plus sur l’ensemble des registres sensoriels au sein des surfaces de vente. C’est le principe du marketing sensoriel. Comment ça marche ? Est-ce payant ? Quelques éléments de réponse ici.

Human intelligence

Le consommateur est un être plus sensible à son environnement qu’il n’y parait.

Lorsqu’il entre dans une boutique, tous ses sens sont en éveil. Une odeur agréable, une musique douce, des couleurs harmonieuses… tous ces éléments concourent à ce que le consommateur se sente bien ici.

En un mot, le choix d’un point de vente se forge aussi sur l’ambiance qu’il propose. De plus en plus, cette ambiance fait l’objet d’un vrai travail de conception.

C’est le crédo du marketing sensoriel.

Marketing sensoriel ?

Le marketing sensoriel se distingue du marketing classique par le fait qu’il utilise non plus seulement des arguments prix, choix ou qualité parlant à notre bons sens très rationnel, mais des arguments de bien être parlant à nos 5 sens. Dans le marketing sensoriel, l’idée de procurer un certain bien-être au consommateur est l’objectif visé.
Le plaisir que procure ce bien-être incite clairement les consommateurs à venir, à revenir et surtout à acheter chez vous plutôt que chez le concurrent. Les techniques marketing utilisées dans le cadre du marketing sensoriel s’attachent à créer une atmosphère multi-sensorielle propice à nourrir une expérience client unique. La vue, l’odorat, l’ouie, le toucher, le goût sont travaillés de façon à susciter chez le consommateur des émotions particulières. A l’image de la madeleine de Proust, l’idée du marketing sensoriel est d’aller réveiller les bons souvenirs enfouis en fond de chacun. Utilisé depuis longtemps mais réellement popularisé depuis le début des années 2000 seulement, le marketing sensoriel est un outil complémentaire aux stratégies marketing classiques.
Il se décline sur l’ensemble du process de vente : définition produit, packaging produit, outils de communication publicitaires et point de vente. Les arguments analytiques du marketing traditionnel laissent ainsi la place à des arguments beaucoup plus subtiles et impalpables qui ont assurément des effets plus difficilement quantifiables mais dont la portée est bien réelle. Parmi les grands classiques du marketing sensoriel l’on retrouve notamment la dégustation sur le point de vente, mais aussi le packaging nostalgique ou authentique de certains produits (couvercle vichy des pots de confitures Bonne Maman…), le choix des couleurs pour créer une atmosphère particulière (noir prestige et tapis rouge, blanc hôpital…), la diffusion d’effluves de chocolat, de vanille dans les rayons alimentaires, ou de senteurs de printemps dans les rayons de linges de maison, la diffusion de chants d’oiseaux ou d’eau en cascade évoquant la nature et l’utilisation d’une musique, d’un jingle ou d’une voix bien reconnaissable dans l’ensemble des campagnes audio-visuelles…
Le marketing sensoriel, est-ce payant ?

Utilisé de façon pertinente, le marketing sensoriel est une arme redoutable pour séduire les clients puisqu’il joue sur les émotions et non plus sur le raisonnement logique. Cette efficacité est d’ailleurs régulièrement critiquée par les associations de consommateur. En effet, par bien des côtés, lorsque la logique du marketing sensoriel est poussée à son extrême, le client peut être dupé par ses sens ! Il peut alors être tenté d’acheter sans réfléchir, ou presque, un produit ne présentant finalement aucune valeur ajoutée.
Clairement, les outils du marketing sensoriel peuvent faire prendre le consommateur des vessies pour des lanternes. On est là quelque part sur le même registre que les publicités subliminales, faussement incitatives et surtout non contrôlées et contrôlables. Ceci étant, l’intérêt pour l’enseigne n’est alors que de courte visée. Le consommateur se laissera prendre une fois aux sirènes de l’émotion, mais pas deux !.C’est évidemment là, l’une des limites de l’utilisation de ces techniques. La promesse doit être à la hauteur de la satisfaction, et inversement ! L’autre limite d’efficacité des techniques du marketing sensoriel est de croire qu’elles sont universelles. Une technique utilisée avec succès par une enseigne fera peut-être un flop dans une autre.

Comme en marketing classique, chaque stratégie doit être définie en fonction des particularités intrinsèques de l’enseigne. Idéalement, et à moins d’un concept fort, la typologie des clients doit également faire varier la stratégie boutique par boutique, notamment si le réseau se développe à la fois dans les grandes villes et les villes moyennes.
Les 5 sens du marketing sensoriel

  • La vue : Les grandes enseignes en franchise l’ont compris depuis longtemps : la vue est le sens le plus sollicité dans notre environnement quotidien. Ce sens est du coup prépondérant dans le marketing sensoriel. Ceci est d’autant plus vérifiable que la concurrence est rude ! Face à un rayonnage bien fourni, l’oeil balaie en un quart de seconde les emballages et s’arrête sur le produit qui saura le mieux répondre à son envie. Face à une alignée de boutiques, la même mécanique s’enclenche. Une enseigne se doit d’être ainsi reconnaissable, du premier coup d’œil. Dans la vitrine, le choix de l’aménagement joue également beaucoup sur le visuel. La mise en valeur passe par le choix de la couleur dominante qui dicte souvent le choix du registre émotionnel. Outre la couleur, le choix du type d’agencement est essentiel. Certains misent sur la transparence et le dépouillement, d’autres au contraire jouent sur l’effet d’abondance de rayons bien remplis. Bien évidemment, en fonction des produits commercialisés, l’ambiance pourra varier du tout au tout. Chic et précieux dans les tons sombres pour les parfumeries et le prêt-à-porter haut de gamme, blanc médical pour les opticiens ou les centres d’esthétique, colorée et acidulée pour les enseignes jeunes ou high-tech, etc. L’éclairage est également à peaufiner ainsi que la disposition des rayons. Le but étant de séduire et de faire rêver, l’enseigne doit pouvoir satisfaire l’envie d’esthétisme de sa clientèle. Cela passe aussi de plus en plus aujourd’hui pour les enseignes de services par la mise en avant d’écrans plats où le client peut découvrir des images attractives. Les éléments visuels des supports publicitaires enfin doivent adopter les mêmes codes couleurs, les mêmes logos, pour restituer sur le papier ou sur internet, la même ambiance que celle créée en magasin.
  • L’ouie : Si le marketing sonore est une branche assez récente du marketing sensoriel, en quelques années, ses outils sont devenus des éléments phares de différenciation pour les enseignes. Lors de la conception des produits notamment, des efforts de plus en plus importants sont consentis par les marques pour adapter les bruits émis à l’utilisation. Ainsi, dans le secteur automobile, des ingénieurs planchent quotidiennement pour que les portières des berlines de luxe émettent un bruit « confortable » et sourd à la fermeture. D’autres ingénieurs planchent pour que les boutons des gros appareils électroménagers évoquent un sentiment de sécurité chez le consommateur qui les actionnent. Certaines marques high-tech ont également peaufiné la personnalisation des sonneries de leurs téléphones ou les sons émis à l’allumage des ordinateurs. Sur le lieu de vente, le marketing sonore a ainsi donné naissance ces dernières années à de multiples chaines privées de programmes musicaux (chaine des Mousquetaires pour Intermarché par exemple). Outre la musique judicieusement choisie pour plaire au plus grand nombre, ces chaînes diffusent en permanence des jingles et des offres. Tous ces éléments forment l’identité sonore du point de vente, relayée également sur les ondes de la radio, et en accompagnement des spots TV. Plus globalement, des études ont montré que la diffusion de musiques douces, incitent les consommateurs à la flânerie. Des musiques rythmées au contraire, font presser le pas.
  • L’odorat : Si le marketing olfactif est encore peu utilisé par les distributeurs sur les points de vente, il est plus largement répandu dans la création de produits notamment cosmétiques, mais aussi alimentaires, et lessiviers. Son potentiel sensoriel est de fait puissant. En effet, les marqueurs de l’odorat se construisent principalement pendant la petite enfance. Cette particularité fait que solliciter ce sens revient à jouer de facto sur la corde sensible du souvenir. Exploiter les odeurs se révèle ainsi un argument puissant pour attirer des passants devant une boutique. Une fois entré dans le magasin, une odeur répondant aux codes de communication de la marque participe à rendre l’expérience client encore plus unique. Des études démontrent en outre que des odeurs agréables invitent les consommateurs à prendre le temps. Sachant que les odeurs sont particulièrement efficaces pour créer un choc émotionnel, de nombreuses initiatives sont aujourd’hui prises par les enseignes directement sur le lieu de vente (diffusion de monoï en été, d’effluves de sapin vers Noël, de notes champêtres au printemps…) mais aussi dans le cadre de la définition produit (odeurs de fraise ajoutées dans les articles de papeterie ou d’habillement en direction des filles, notes musquées diffusées dans les boutiques de prêt-à-porter masculin…).
  • Le goût : Quasi exclusivement applicable qu’aux produits alimentaires, le marketing gustatif repose essentiellement sur des actions de dégustation-découverte sur les lieux de vente. Dans le définition des produits, le goût est évidemment savamment travaillé avec des agents de textures et des arômes naturels ou de synthèse. Extrêmement sujet à des effets de mode, le goût est un sens assez délicat à manier tant il existe de perceptions divers d’un individu à un autre. Les expériences hors alimentaires sont aujourd’hui encore très rares, ce qui en soi n’a rien d’étonnant…
  • Le toucher : Le sens du toucher est particulièrement important dans la relation qu’un client peut avoir avec un produit. En touchant un fruit, un pull en cachemire, ou encore en manipulant un objet, le client se fait une idée plus précise de sa qualité et:ou de sa practicité. Cette notion de toucher dite « instrumentale » instaure une familiarité avec le produit qui est déterminante dans la décision d’achat. Elle est souvent considérée comme l’atout majeur de la distribution en magasin face aux propositions du e-commerce. En complément du toucher « instrumental », le marketing tactile s’attache à développer également des propositions orientées vers la notion de recherche de plaisir du consommateur (autotélique). Cette branche du marketing tactile s’exprime notamment sur des outils ajoutant du confort et de la sécurité sur le lieu de vente (taux d’hydrométrie maîtrisé, ambiance chaleureuse, accueil du client personnalisé…). Dans le secteur alimentaire enfin, le marketing tactile s’oriente de plus en plus aujourd’hui sur un travail de textures et de sensations (craquant, croquant, moelleux, etc) qui apportent de la valeur ajoutée au produit.

Dominique André-Chaigneau, Toute La Franchise©

source : Toute La Franchise

 

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L’intense concurrence qui règne sur le marché de l’optique et de l’audioprothèse conduit ses acteurs à affiner leur marketing et à soigner leur clients car les menaces sont aussi bien la prolifération de magasins que le développement de l’Internet. De surcroît, les opticiens tentent de s’appuyer sur leur réseau et sur leur clientèle pour prendre des parts de marché dans l’audioprothèse qui est un marché en plein essor, et pour longtemps, alors que le gisement est à peine exploité !

Afflelou (Alain). Chaîne de distribution de verres optiques créés en 1972 au Bouscat (Gironde) par Alain Afflelou. Chiffre d’affaire de 850 millions en 2011. 1100 boutiques en franchise. 15% de part de marché. Alain Afflelou acousticien regroupe l’activité audioprothèse d’une cinquantaine de boutiques avec un objectif de pénétration du marché de plusieurs centaines.

Atol. Fondée en 1970, l’Association des Techniciens en Optique et Lunetterie est une chaîne coopérative de plus de 700 magasins et l’une des premières enseignes du marché de l’optique en France. Le chiffre d’affaires est de 350 millions pour 2010 avec une progression de 3,6% (les Echos de la Franchise)

Audika. Avec Robert Hossein, ambassadeur de la chaîne de magasins pendant 10 ans, Audika a fortement augmenté sa notoriété chez les 60 ans et plus, la portant à 71%, devant son homologue italien Amplifon. Le groupe consacre en moyenne 7% de son chiffre d’affaires annuel au développement et à l’amélioration de ses outils marketing (publicité nationale à la radio et à la télé, marketing on-line, offre d’essais, marketing direct, évènementiel d’image…) selon Le Figaro (21-03-2011). Audika a 440 magasins, 14% du marché et développe un objectif de 700 centres à terme. Amplifon compte 360 magasins et environ 13% du marché.

Audioprothésistes. Le marché de l’audition demeure à conquérir, selon Le Figaro (21-03-2011) Mais son évolution, sans révolution, est en route. « L’arrivée d’Alain Afflelou sur le marché français de la correction auditive confirme une diversification récente des acteurs du secteur, après l’ouverture en 2009 par le groupe Leclerc de son premier point de vente Audition E.Leclerc. Aujourd’hui, le marché est encore très atomisé, avec près de 1351 audioprothésistes indépendants sur les 3395 centres français. Néanmoins la concentration est en marche, avec des groupes spécialisés qui développent leur propre réseau. » Parmi les plus importants, le français Audika, l’italien Amplifon. Ils sont suivis par les centres mutualistes et les enseignes coopératives. Ensuite viennent les opticiens avec Grand Audition, Optical Center ou Alain Afflelou.

Audition (Appareillage).
Le premier dépistage est effectué en moyenne vers 67 ans et le premier appareillage vers 72 ans. Les réticences à l’appareillage sont nombreuses en France où seulement 15,2% des 7 millions de malentendants sont appareillés.

Audition (Chiffres). 15 % seulement des personnes malentendantes acceptent de porter des aides auditives contre 50 % en Allemagne et 40 % en Grande Bretagne. La France compte 7 millions de malentendants. La majorité d’entre eux est atteinte de presbyacousie, l’audition baissant avec l’âge) Le quart des 20-44 ans souffre de difficultés d’audition. Le nombre augmente fortement dès 45 ans (JNA-Ipsos 2010). La déficience auditive commence lorsque la perte moyenne atteint 30 décibels. L’appareillage est alors susceptible d’améliorer le confort d’écoute.

Audition. (Journée de l’).
Est fixée au 14 mars pour 2013. L’audition concerne toutes les tranches d’âge, du plus jeune avec les habitudes d’écoute de musiques et de sons violents,  jusqu’aux seniors concernés vers l’âge de 60 ans, par l’apparition de la presbyacousie, phénomène naturel de baisse de l’audition.
La thématique 2013 est la prévention auprès des seniors avec la question des freins et du déni face à la perte auditive ainsi que du rôle de la perte auditive dans l’isolement social et la dépendance chez les personnes âgées. www.journee-audition.org

Audition (Marché)
.Ses potentialités sont énormes car 7-8 millions de personnes (dont 6 millions de 55+) souffrent en France de pertes auditives déclarées (Annovum-Eurotrak 2012). Mais seulement 300 000 à 500 000 audioprothèses sont vendues chaque année par les 3000 audioprothésistes en exercice alors qu’il existe une énorme déperdition entre les malentendants identifiés et les personnes appareillées. Moins d’un million de Français sont appareillés. En effet, seuls 76% des malentendants consultent. 48% bénéficient d’une prescription, ce qui signifie une nouvelle déperdition de 37%. 30% seulement des consultants deviendront des utilisateurs. Méconnaissance, prix, esthétique, précocité de l’atteinte figurent parmi les principaux freins. 32% des personnes seulement savent si elles bénéficieront d’un remboursement. Les utilisateurs les plus jeunes utilisent la technologie “sans fil” avec leurs aides auditives. La qualité sonore et le traitement du signal sont les éléments les plus importants pour la satisfaction globale avec une aide auditive. Les intentions de rééquipement sont plus fortes que celles d’un premier équipement.Les intra-auriculaires comptaient pour 28 % du marché en 2007 contre 78% pour les Etats-Unis (Daudignon-Starkey)Voir les opticiens s’attaquer au marché de l’audition en partant de leurs réseaux de magasins n’a pas effrayé tous les acousticiens. “Cela fait de la pub pour le métier, c’est bon pour nous”, se rassure-t-on chez Audika.

Audition (Troubles). Leur prévalence est de 4,6% avant 16 ans, de 3,5% entre 16 et 39 ans, de 10% entre 40 et 64 ans, de 26,9% au delà de 65 ans. (Irdes-ESPS 2010). 25% des 20-24 ans disent souffrir de difficultés de l’audition. Ce pourcentage monte à 36% chez les 45-59 ans et 41% chez les 60 et +. 2,5 millions de personnes sont concernées en France par les acouphènes. Seulement 8% des jeunes confrontés à une douleur dans l’oreille, un sifflement, bourdonnement ou une perte d’audition, disent avoir consulté un médecin, alors que…74% ont « attendu que ça passe ». 21% en ont parlé autour d’eux (parents, relations).

Concurrence. Audika et Ampliphon, qui détiennent les plus importantes parts d’un marché actuellement cantonné autour du milliard d’euros, soit le sixième de celui de l’optique corrective, doivent, comme leurs confrères affronter les lunettiers en compétition. Afflelou applique aux prothèses auditives la formule qui lui avait permis de créer sa notoriété et de s’imposer dans l’optique, avec la deuxième prothèse « pour 1 euro de plus ».Il y ajoute le contrat NextYear, permettant un paiement étalé sans intérêts. Le marché de l’audioprothèse devrait doubler dans la décennie. Audika a lancé en 2012 Audilib, une solution auditive de dernière génération, comprenant l’appareillage, les services et le suivi pour 1 euro par jour sur la durée.

Franchise. Depuis janvier 2013, GrandAudition s’est lancé dans la franchise avec quelques arguments marketing-clés, tels que l’équipement en une heure. Les lunettes auditives, qui représentent plus du tiers de ses ventes, un pôle sophrologie et acouphènes. L’ambition de l’enseigne, qui dispose de quatre adresses à Paris, est de se développer dans les grandes villes françaises. « Les futurs franchisés bénéficieront d’un concept architectural et marketing éprouvé, de formations et d’outils exclusifs ainsi que de l’accompagnement commercial adéquat. » (AcFranchise.com, 06-02-2013)

Internet. Optic 2000 propose la réservation de montures en ligne et l’ajustement en magasin. Mais ceci ne suffit pas à freiner le développement des sites marchands, même si les opticiens insistent sur la difficulté de la prise de mesures virtuelle. Mais HappyView, par exemple, mise, avec ses prix plancher, sur les personnes qui, faute de ressources, ont renoncé à faire corriger leur vue. Une démarche analogue à celle de la « distribution low cost ». Celle-ci a su démontrer qu’il était possible de transformer une partie du « non achat » en consommation modeste. Krys a créé Lun’s Eyewear, moins sélectif, que ses établissements sous marque. La marque a aussi développé un site de vente en ligne avec un «  miroir virtuel » pour les essais de montures. Le réseau traditionnel compte encore l’essentiel du marché et le web à peine 1%. Mais sa part pourrait décupler dans la décennie.

Lunettes (Chiffres) Plus de 2 millions de Français renoncent, ou reportent, chaque année des soins en optique pour des raisons financières. La Sécurité sociale rembourse très peu. Les complémentaires santé prennent en charge 66% de la dépense. Le reste à charge pour les ménages est de l’ordre de 29% en moyenne. 2 Français sur 3 portent des lunettes correctrices et plus de 4 porteurs de lunettes sur 10 ont acheté des lunettes correctrices au cours des 12 derniers mois. 8 Français sur 10 sont intéressés par le tiers payant, par une amélioration du remboursement ou par des tarifs négociés avec les opticiens par leur complémentaire santé. La proximité de l’opticien, les services, les garanties supplémentaires et les produits d’un bon rapport-qualité bénéficient également d’un niveau d’intérêt très élevé. (Ipsos-Mutualité française 2012)

Marketing. Voir l’article « Audition, une vive concurrence favorise innovation, publicité et marketing »

Miniaturisation. Groupes et fabricants travaillent sur la miniaturisation et la discrétion des appareils. Le but est de rajeunir le cœur de cible de la clientèle en le ramenant vers les quinquagénaires. Cela leur permet de miser sur l’amélioration du taux d’appareillage encore faible en France.

Optique (consommation). Plus de la moitié des porteurs de lunettes sont des femmes (55%). Ils sont plus âgés que la moyenne (48% ont 55 ans et plus vs 37% pour l’ensemble). Ils sont plus souvent retraités (35% vs 27%). Les critères que les porteurs de lunettes jugent importants chez l’opticien sont sa disponibilité et son écoute (95%), la qualité de ses conseils (94%), le rapport qualité/ prix des verres ou des montures (88%), le montant des remboursements (71%). 90% des 55 ans+ et seulement 49% des 18- 54 ans portent uniquement des lunettes correctrices (moyenne 64%). Le port exclusif de lunettes est de 76% chez les inactifs/ retraités contre 56% pour les actifs. 10% des 18-54 ans portent lunettes et lentilles contre 4% des 55 ans et plus. 33% des 55+ ont acheté des lunettes au cours des 12 derniers mois. Les femmes sont plus souvent acheteuses (47%) que les hommes (33%) (Ipsos-Mutualité française 2012)

Optique. Marché. Le marché 2012 de l’optique en France représente plus de 5,7 milliards d’euros TTC, le double en euros courants de 2003. Les verres correcteurs constituent 57% de l’activité globale, les montures comptent pour 24%, le solaire pour 8% , les lentilles pour 6%. Plus de 11% des opticiens disposent d’un espace dédié à l’audiophonologie (+3% vs 2010). Le chiffre d’affaires moyen par magasin était de 514 000 euros en 2011. La France compte 11 000 points de vente. Le prix d’un verre en progressif était de 171 euros en 2011 (GFK).

Positionnement. L’essentiel des audioprothésistes se positionnent en acteurs du sur-mesure, tel Richard Darmon, le PDG d’Amplifon, qui tient avec Audika, l’une des plus fortes parts de marché. «La presbyacousie est variable d’un individu à l’autre. Notre métier est d’analyser l’audition du patient pour définir le meilleur produit et l’adapter sur chaque son », précise Richard Darmon (Ouest-France, 12-11-2011). A l’inverse, avec un produit standardisé d’entrée de gamme, vendu en pharmacie ou sur Internet sans prescription, Sonalto se positionne, de façon controversée, comme une étape d’initiation vers l’appareillage adapté individuellement.

Presbytie. 92% des 45-65 ans font contrôler leur vision. 90 % d’entre eux ont un problème de vue mais 53% des 45-65 ans sont presbytes. Mais seuls 56% portent des lunettes en permanence car les boomers ont des relations « je t’aime, moi non plus » avec leurs lunettes. 39% des jeunes presbytes portent leur lunettes de temps en temps. 63% des 45-65 ans considèrent les lunettes comme une contrainte. 26% (surtout les femmes) les considèrent comme un accessoire de mode. 42%, les femmes essentiellement, considèrent de nouvelles lunettes comme un plaisir. 78% des 45-65 ans considèrent que leurs lunettes doivent être prêtes en moins de deux jours. 50% ont régulièrement envie de changer de lunettes. 82% le font tous les trois-quatre ans. 60% des possesseurs de lunettes en ont au moins deux paires. (CSA Grand optical 2005). Le site Lunettes-presbyte.fr propose des lunettes-ordinateurs à effet loupe dont la force varie avec le point de focalisation. Elle est importante sur le clavier, moyenne sur l’écran et diminue ensuite jusqu’à deux mètres avec la distance du point de focalisation.

Stratégie. Pour développer son chiffre d’affaires, Optic 2000 mise sur ses liens avec les mutuelles et complémentaires santé mais aussi sur la diversification. L’entreprise coopérative compte 1184 magasins et pour 12,5% du chiffre d’affaires de l’optique corrective. Ses challengers sont Atol et Kris. Ses liens mutualistes lui ont permis en 2011 de développer son chiffre d’affaires (+3%) plus rapidement que la moyenne de la branche (1,1%). La diversification signifie développement du haut de gamme, d’abord avec des opticiens voulant développer un deuxième ou un troisième magasin sous enseigne Lissac. Le but est de passer progressivement de 200 à 500 magasins sous cette enseigne. Cette diversification s’effectue aussi dans l’audition avec Audio 2000 qui compte 241 magasins et peut agir en synergie avec Optic 2000 qui se donne comme le premier sur le marché des verres progressifs et donc de la presbytie. (Le Figaro, 27-09-2012)

Transparence. Elle est l’argument majeur des centres Viva’ Son comme l’explique leur fondateur . « Les centres Viva’Son se voient. Ils sont accessibles à tous. Nos vitrines sont grandes et attirantes, le design intérieur et extérieur est soigné car nous aimons notre métier, nos produits et nos clients. Nos centres sont remarquablement équipés : deux cabines d’appareillages pour effectuer les mesures et tests nécessaires, un atelier pour les petits dépannages, et un espace spécifique pour essayer les téléphones et casques TV sur amplifiés. L’audioprothésiste responsable et l’assistante assurent une présence quasi 5 jours  sur 5 parce que nous sommes persuadés que les clients doivent pouvoir compter sur nous au moindre problème. Et nous jouons la carte de la transparence à tous niveaux : nos cabines de tests sont elles-mêmes « transparentes » et visibles depuis l’accueil, les produits sont exposés  avec leur fiche technique détaillant les caractéristiques et leurs prix… » (www.vivason.fr)

Vision (Troubles) Leur prévalence est de 23,2% avant 16 ans, de 47,9% entre 16 et 39 ans, de 87,9% entre 40 et 64 ans, de 119,8% (plusieurs pathologies) au delà de 65 ans.

par Jean Yves Ruaux.

source : seniorscopie.com

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Anne et Solenn s’apprêtent à vivre une belle aventure au volant de leur 4L blanche. Qui les mènera jusqu’au Maroc.

De l’avis de ceux qui ont participé à l’aventure, le raid humanitaire 4L Trophy ne se raconte pas, il se vit. Du 14 au 24 février, deux étudiantes en 2 e année BTS optique du lycée Marie-Curie vont vivre cette expérience unique. Anne Rouault et Solenn Levat sont âgées de 20 ans et trépignent d’impatience.

Au programme, 6 000 kilomètres de routes et de pistes à travers la France, l’Espagne et le Maroc, avec en ligne de mire l’arrivée à Marrakech, après 10 jours de raid. « L’an passé, deux étudiants du lycée ont fait ce raid et vu leur enthousiasme, nous nous sommes lancées ce défi depuis mars 2012. » Originaires de Bretagne, les deux jeunes filles partent l’esprit tranquille, toutes les deux ont beaucoup voyagé.

« Beaucoup d’entraide »

« Nous avons démarché 35 commerçants virois et nous avons collecté 100 € de dons. Le foyer socio-éducatif du lycée nous a remis un chèque de 300 €. Nous avons collecté près de 5 000 € de dons. » Jeudi 7 février, elles organisent une soirée au bar Le Must à partir de 20 h 30 à raison de 3 € l’entrée. Pendant dix jours, elles sillonneront le Maroc à bord de leur 4L blanche, jantes et bas de caisse jaune fluo.

« Côté mécanique, nous sommes plutôt tranquilles, il y a l’assistance. Entre participants, il y a aussi beaucoup d’entraide. Nous espérons faire de belles rencontres, des échanges et découvrir des paysages somptueux. » Ce raid humanitaire étant organisé pendant leur scolarité, les deux aventurières, assidues dans leur travail, devront rattraper leurs cours pendant les prochaines vacances scolaires.

source : ouest-france.fr

pour suivre le 4l Trophy : http://edition2013.4ltrophy.com/#/

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Norme simplifiée n° 54 : Délibération relative aux traitements automatisés de données à caractère personnel mis en oeuvre par les opticiens lunetiers pour la gestion de leur activité professionnelle

21 Décembre 2006 – Thème(s) : Santé

J.O. N° 45 du 22 février 2007

Secteurs concernés

Santé, Optique-lunetterie

Responsable du traitement

L’opticien-lunetier responsable ou le directeur de l’organisme gestionnaire du centre d’optique

(par exemple : mutuelle)

Finalités

  • gestion de clientèle : fiche client, courriers et relances
  • édition des feuilles de soins et télétransmission aux organismes d’assurance maladie
  • gestion des fournisseurs
  • traçabilité des produits et des intervenants
  • gestion des prospects
  • enquêtes de satisfaction
  • établissement de statistiques

Utilisation exclue

prospection commerciale à partir des données de santé ou traitement permettant d’identifier le prescripteur

Données traitées

  • identité du client : nom, prénoms, adresse, numéro de téléphone, de télécopie, adresse électronique, date de naissance, code client
  • facturation : numéros de la transaction, de chèque, de carte bancaire, remises consenties, reçus, impayés, relances, soldes
  • numéro de sécurité sociale et taux de prise en charge pour l’édition des feuilles de soins et la télétransmission aux organismes d’assurance maladie obligatoire et complémentaire
  • santé : prescriptions, ordonnances, mesures d’adaptation, produits délivrés, dispositifs médicaux, données directement liées aux défauts optiques
  • prescripteurs : identité, n° d’agrément ou n° professionnel, spécialité
  • relation client : historique des achats, retour des produits, traçabilité (suivi) du circuit de vente du produit, correspondances avec le client et service-après-vente

Durée de conservation

5 ans puis archivage 15 ans

(sur support distinct et dans des conditions de sécurité équivalentes)

Destinataires des données

  • les opticiens-lunetiers du centre d’optique
  • les membres du personnel du centre d’optique pour les seules informations relatives à la relation avec les clients
  • le praticien prescripteur et les professionnels de santé intervenant dans la prise en charge du défaut optique, sur demande ou avec l’accord du client
  • les personnels des organismes d’assurance maladie obligatoire ( pour les seules données suivantes : l’identité de l’assuré, le numéro de sécurité sociale et le code des prestations servies)
  • le personnel des organismes d’assurance maladie complémentaire (pour les seules données suivantes : l’identité de leurs assurés, le numéro de sécurité sociale et les codes regroupés, les catégories des prestations effectuées)
  • le concentrateur dans le cadre des transmissions à l’assurance maladie obligatoire et complémentaire
  • les fournisseurs pour l’accomplissement de leurs prestations (pour les seules données suivantes : identité, déficience visuelle, produits commandés)

Information et droit d’accès

Un document affiché dans les locaux ou remis en main propre informant :

  • de l’identité du responsable du traitement,
  • de la finalité du traitement,
  • des destinataires des informations,
  • des modalités pratiques d’exercice des droits, en particulier du droit d’accès aux informations et d’opposition, sans frais et sans justification,
  • de l’utilisation possible de données d’identité relatives aux clients, à l’exclusion des données de santé, à des fins de prospection commerciale et de leur droit de s’opposer à une telle utilisation.

Sécurités

  • Mesures de sécurité physique et logique afin de préserver la confidentialité des informations et d’empêcher qu’elles ne soient déformées, endommagées ou communiquées à des tiers non autorisés.
  • utilisation d’un identifiant et d’un mot de passe, ou, de préférence, d’une carte de professionnel de santé (CPS) pour l’accès à l’application par l’opticien-lunetier responsable.
  • utilisation d’un identifiant et d’un mot de passe pour le personnel placé sous l’autorité de l’opticien-lunetier responsable, suivant leur fonction.
  • mise en place d’une messagerie sécurisée comportant un système de chiffrement fort pour transmettre des données personnelles de santé via le réseau Internet et d’un dispositif technique approprié mis à jour régulièrement (antivirus) afin de se prémunir des risques de captation des données.
  • un dispositif de traçabilité des accès aux traitements.

 

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