Des mesures envisagées par Bercy divisent opticiens et ophtalmologues.

Les ophtalmos doivent, à partir du 18 septembre, indiquer sur les ordonnances la mesure de l’écart qui sépare les pupilles, afin de faciliter l’achat de lunettes sur internet, à un prix plus accessible. Vent debout depuis plusieurs mois, les opticiens voient toujours aussi rouge.

« Selfies* », cartes bleues, mètre de couturières… jusqu’à présent, les méthodes pour prendre soi-même la mesure de l’écart entre ses yeux, afin de faire fabriquer des lunettes correctrices pour les acheter sur Internet tenaient du bricolage.

Nouvelle obligation

Pour y remédier, la loi Hamon, publiée au Journal Officiel en mars a prévu d’obliger les ophtalmologues à indiquer sur l’ordonnance ce fameux « écart pupillaire » qui doit servir à centrer les verres correcteurs. Comme ces praticiens avaient 6 mois pour s’y préparer, c’est à partir de ce 18 septembre que cette mesure entre en vigueur. Au-delà du simple détail technique, le but était de faciliter cette nouvelle forme de concurrence qu’est la vente de lunettes en ligne, afin d’en faire baisser le prix.

Cette nouveauté ne fait évidemment pas les affaires des opticiens « physiques » traditionnels. « Pour les presbytes par exemple, ne mesurer que deux écarts pupillaires ne suffit pas, mais bien sûr, cela, nos jeunes énarques ne le savent pas!« , tempête Philippe Peyrard, le directeur général d’Atol. Le dirigeant de la deuxième enseigne de distribution d’optique en France ajoute que dans ses points de vente, ce sont pas moins de cinq mesures qui sont prises pour assurer le bon centrage des lunettes.

Recommandations d’assureur

D’autres acteurs, comme l’assureur ciblant les professionnels de santé, MACSF, conseillent aux ophtalmos de préciser sur l’ordonnance qu’il vaut mieux faire fabriquer ses lunettes par un opticien « physique« . Il recommande d’écrire cet avertissement:

Votre ophtalmologiste a indiqué votre écart pupillaire sur cette ordonnance, mesure nécessaire mais insuffisante pour garantir une adaptation satisfaisante et un bon confort visuel avec vos nouveaux verres. Il recommande un contact physique avec un opticien.

Compte tenu de nouvelle donne, quid des nouvelles réponses commerciales? Chez Atol, pour l’instant, aucune n’est annoncée. « Pourquoi changer?« , lance Philippe Peyrard, qui met seulement en avant les services « web-to-store » permettant de choisir sa monture en ligne, voire de l’essayer virtuellement avec un système de réalité augmentée avant de la faire fabriquer dans un magasin.

La question des professions réglementées…

Plus largement, des professionnels du secteur, réunis fin septembre lors d’un congrès en région parisienne ont adressé le 12 septembre une lettre au chef de l’Etat pour le convier  - sans succès - à s’exprimer sur l’avenir de cette filière. La rédaction du magazine spécialisé Acuité écrit notamment:

Le secteur optique, qui pèse plus de 6 milliards d’euros, est préoccupé par son avenir et, en particulier, par l’impact économique de la place croissante que prennent les plateformes.

Surtout, des mesures envisagées par Bercy divisent opticiens et ophtalmologues. En effet, y figurerait une extension des facultés de prescription de lunettes par les « opticiens-optométristes », afin de remédier à une pénurie d’ophtalmologues dans certaines régions de France. Le ministère de la Santé a précisé que la création d’un nouveau métier, induite par une telle mesure, n’était pas à l’ordre du jour. Craignant que les opticiens ne se voient autoriser à prescrire des lunettes, le Syndicat national des ophtalmologistes de France s’associe donc à la grève prévue le 30 septembre par les professions libérales.

* Selfie: auto-portrait réalisé avec un téléphone portable.

source : http://www.latribune.fr/

fittingbox

FittingBox propose des solutions interactives pour les professionnels de l’Optique depuis 2006 en ayant notamment créé la première application d’essayage virtuel de lunettes. Ils proposent donc grâce à Internet, une nouvelle manière d’acheter ses lunettes : plus intuitive et moins contraignante.

Créée en 2006 avec pour objectif de devenir la solution SaaS de référence pour l’industrie de l’optique, FittingBox développe et commercialise aujourd’hui des solutions d’essayage virtuel afin de stimuler et d’accroitre la vente de lunettes aussi bien en ligne qu’en magasin. L’entreprise compte aujourd’hui plus de 40000 modèles de lunettes numérisés et 900 clients, représentant 10 000 magasins dans le monde.

FittingBox réalise une nouvelle opération en capital de 2,1 M€ auprès d’Innovation Capital qui investit la majeure partie de ce tour aux côtés de Banexi Ventures, son actionnaire historique.

 

«Nous sommes ravis d’avoir été leader de ce tour qui va permettre à FittingBox de se développer beaucoup plus rapidement au niveau mondial. Nous avons été impressionnés par la qualité de ses fondateurs et dirigeants, tant sur le plan de la vision du marché, que sur leur capacité à s’adapter rapidement aux changements. Nous les suivons depuis plusieurs années, et avons pu constater les progrès réalisés avec des moyens relativement modestes. Les fonds apportés via ce 2nd investissement de notre fonds Services Innovants Santé et Autonomie permettront à FittingBox de devenir un acteur majeur dans la mutation des réseaux de vente des professionnels de l’optique vers des ‘’Magasins Connectés’’». Michel Desbard, Partner d’Innovation Capital

 

Cette levée de fonds entre dans le cadre d’une stratégie globale de la société visant à consolider sa position de leader de solutions d’essayage virtuel et de numérisation de lunettes auprès des principaux fabricants du secteur via sa gamme de produits FittingBox et à accélérer la commercialisation de sa gamme de solutions Optisso destinée aux opticiens. Déjà présente dans 26 pays, ces fonds permettront également à la société de poursuivre son développement à l’international tout en renforçant sa structure financière, lui donnant les moyens de signer plus de contrats sur le long terme avec les grands comptes.

source : maddyness.com

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Une dizaine d’opticiens de la région parisienne laissent trainer mots de passe de Mutuelles et de la Sécurité Sociale sur Internet. Il y a des protocoles d’alerte (@protocole_zataz) qui ont un amère goût de ridicule. Il y a quelques jours, j’ai contacté une dizaine d’opticiens de la région parisienne (Lagny, Vincennes, Chelles, Melun, Fontainebleau, Livry, Chelles, Daumesnil…). Je ne les citerai pas, histoire de ne pas permettre aux « pousses-bouton » de retrouver les traces laissées dans le cache Google (et qui n’étaient toujours pas effacés au moment de l’écriture de cet article, ndr).

Le problème était le suivant. Un fichier texte se retrouvait sur le site officiel regroupant les opticiens. Un document que les professionnels de l’optique se partageaient « histoire de gagner du temps » me soulignait la responsable des boutiques contactée par téléphone. « C’est étonnant, me confiait-elle, ce fichier se trouve sur notre DropBox, pas sur Internet« . Autant dire que lui montrer et lui expliquer que le disque dur de son site Internet servait aussi de lieu de stockage n’a pas été une simple affaire. Un léger temps de réflexion plus tard, sa réponse « effectivement, il y a un problème« .

Un problème ? Avoir accès aux logins et mots de passe d’une quarantaine de Mutuelles (Multipliée par le nombre d’officine, ndr), d’une quarantaine d’entreprises dédiée aux montures, lentilles et verres (Afflelou, Safilo, Oakley, Exalto, Tag Heuer, Essilor, B&L, Ciba…), et cerise sur la gateau, l’accès aux identifiants et mots de passe de l’extranet des magasins et au système AMELI (plateforme en ligne de l’Assurance maladie/Sécurité Sociale) de l’ensemble des professionnels de l’optique qui lui sont affiliés. Je n’appelle plus cela un problème, mais de l’aveuglement !

Autant de possibilités pour un pirates/escrocs malveillants. La réponse de la responsable nous a laissé sans voix « Ce n’est pas si grave, il n’y a que mes opticiens qui ont accès à ces données« . No comment !

source : zataz.com

Le Parlement pourrait voter deux amendements allant dans le sens d'une libéralisation du marché de l'optique. Récemment, une étude d'UFC Que choisir révélait que les acteurs traditionnels pratiquaient en moyenne 70 % de marge sur le prix de vente.

Le Parlement pourrait voter deux amendements allant dans le sens d’une libéralisation du marché de l’optique. Récemment, une étude d’UFC Que choisir révélait que les acteurs traditionnels pratiquaient en moyenne 70 % de marge sur le prix de vente.

Dans le cadre du projet de loi Hamon sur la consommation, l’Assemblée nationale s’apprête, lundi 16 décembre, à se prononcer en deuxième lecture, sur deux mesures bousculant le marché de l’optique. Un vote positif serait une aubaine, pour les pure players du web.

Les opticiens en ligne, comme Happyview, Jimmy Fairly ou Sensee, opposés aux opticiens traditionnels qu’ils accusent de pratiquer des marges exhorbitantes, vont pouvoir se frotter les mains. Car, le 16 décembre 2013, l’Assemblée nationale pourrait voter, en deuxième lecture, deux amendements au projet de loi Hamon sur la consommation, donnant un bon coup de pouce à leur activité.

Le premier libéraliserait le marché de l’optique. Les acteurs traditionnels perdraient en effet leur monopole puisqu’il ne serait plus nécessaire d’être titulaire d’un diplôme d’opticien pour pouvoir ouvrir son fonds de commerce : n’importe qui pourrait le faire, à la condition de salarier quelqu’un possédant le diplôme en question.

Par ailleurs, les ophtalmologistes pourraient désormais être contraints de mesurer et inscrire sur l’ordonnance du patient son écart pupillaire. Une mesure qui jusqu’ici, s’effectuait en magasin. Avec cette information en poche, l’un des obstacles majeurs à la commande de lunettes avec verres correcteurs sur interne, disparaîtrait.

source : lentreprise.lexpress.fr

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Ce quadragénaire, spécialisé dans l’optique en ligne à prix cassés, a vendu ses sites à M6, soucieux de se diversifier dans le domaine médical. Parcours d’un homme qui a su voir loin.

Marc Adamowicz n’arrive jamais à mettre la main sur ses lunettes. Il en a donc trois paires : une sur lui, une dans sa voiture et une dernière sur sa table de nuit. Aucune raison de se priver, puisqu’il les commande sur Happyview.fr, le site agréé par la Sécurité sociale qu’il a créé en 2009, et qui propose des tarifs trois fois moins chers qu’en magasin (de 39 à 99 euros la paire).

Une formule gagnante, puisque, quatre ans de suite, le chiffre d’affaires a doublé. Fort de ces résultats, l’entrepreneur a acheté Malentille.com en 2012. Finalement, il a tout revendu au groupe M6 en juillet 2013, tout en restant directeur général. “ Le moment idéal pour passer gratuitement de la pub à la télé avant Noël ”, s’amuse ce diplômé de l’Essec.
Guerre des prix. La clé du succès d’Happyview.fr ? Acheter aussi simplement qu’en boutique. Il suffit de choisir sa monture, puis ses verres, et d’envoyer par courriel son ordonnance pour recevoir dix jours plus tard ses lunettes chez soi. Marc Adamowicz en a eu l’idée en lisant un article du Elle de sa femme. Il découvre ainsi que de nombreuses personnes souffrent de maux de tête, faute de pouvoir s’acheter des lunettes. Puis il apprend qu’en Allemagne, les opticiens discount cartonnent sur Internet. Il expose son projet à Roseline Bachelot, alors ministre de la Santé, qui lui donne son feu vert, mais se met à dos tous les opticiens. “ Ils ont sorti leur kalachnikov, car ils tiennent à leurs marges de 70 %, et ils n’ont pas supporté que je casse les prix ”, résume cet ancien chef de produit pour l’enseigne d’optique Krys.
Mesures appropriées. Mais comment parvenir à centrer les verres sans avoir le client en face de soi ? Pour résoudre cet obstacle technique, Marc Adamowicz a cherché un système capable de mesurer à distance l’espacement entre le nez et les pupilles des internautes. Et l’a trouvé : il suffit que ceux­ci envoient une photo de leur visage avec une règle placée sur le front. “ C’est exactement le même principe que la bande photographique utilisée en magasin ”, explique­t­il.
Reste à rassurer les indécis, habitués à se regarder longuement devant le miroir avant de choisir leur monture. Pour eux, deux solutions : essayer les lunettes sur le Web en utilisant un logiciel permettant de télécharger une photo de son visage avec chaque paire, ou se faire livrer à domicile jusqu’à cinq montures sans verres pour cinq euros remboursables. C’est Stéphane Treppoz, le PDG de Sarenza, spécialisé dans la vente en ligne de chaussures, qui lui a conseillé d’investir dans ce service. “ Ça vaut le coup, car deux essayeurs sur trois achètent ensuite des lunettes ”, se félicite­t­il. Preuve que la presbytie n’empêche pas d’y voir clair.
Bio

1996 : Responsable marketing, puis chef de produit chez Krys.
1998 : conseiller chez Arthur Andersen et Capgemini Consulting.
2009 : lance Happyview.fr.
2012 : Rachète Malentille.com.
2013 : vend Happyview.fr et Malentille.com au groupe M6.

 

source : pro.01net.com

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Depuis 15 ans, le e-commerce n’a cessé de voler la vedette aux magasins physiques. Souvenez-vous des angoisses de ces sociologues qui prédisaient une catastrophe si les consommateurs en venaient à ne plus se déplacer en magasin.

Or, si le e-commerce tient le devant de la scène, les magasins demeurent de loin le principal canal d’achat avec près de 91% des ventes de détail. En effet, une majorité de consommateurs préfèrent encore visualiser et toucher un produit avant de l’acheter. Ainsi, depuis deux ans, la tendance du Web-to-Store a émergé et au final, les allégations affirmant le désamour des consommateurs pour les magasins relèvent d’un manque cruel d’analyse.

Ce que les Français expriment c’est plutôt une très forte attente pour une expérience d’achat renouvelée dans les magasins physiques. En effet, Internet les a quelque peu « embourgeoisés » et les poussent à être un peu plus fainéants. A l’image du e-commerce « je change de magasin en 1 clic », ils attendent des magasins physiques qu’ils leur apportent un plus grand confort d’utilisation. Dans cette optique, et depuis le 2ème trimestre 2013, un phénomène allant en ce sens et ultra-puissant est en train d’émerger : la réservation de produits avant de se déplacer en magasin.

En quoi cela consiste-t-il ? La réservation de produits permet de proposer aux consommateurs de réserver gratuitement sur internet, à n’importe quel moment de la nuit et du jour, un produit avant d’aller en magasin, de le visualiser et éventuellement de l’acheter.

Pourquoi la réservation de produits est-elle si révolutionnaire ?

Tout simplement parce qu’elle permet de ne plus se déplacer en magasin pour rien ! Fini le temps, où le consommateur se rendait compte que sa taille n’y était plus et devait finalement courir dans un autre magasin. Le client ne veut plus se déplacer pour rien ! Non, il réserve, et s’épargne du temps et éventuellement la déception de ne pas trouver le produit qu’il souhaitait voir ou essayer.

Pour le consommateur, la réservation de produits correspond au besoin de confort attendu dans son expérience d’achat. A date, il s’agissait d’un service rendu par les magasins répondant ponctuellement à un besoin urgent. La réservation de produits dépasse aujourd’hui ce cadre, elle s’inscrit comme un tout nouveau mode de consommation.

De leur côté, les enseignes révolutionnent leur mode de fonctionnement. Les vendeurs, notamment, voient leurs rôles s’accroitre. Ils ne sont pas des « petites mains », bien au contraire ils sont au cœur de la réussite de ce dispositif. Sans eux, ce service ne pourrait pas émerger. De plus, les enseignes sont maintenant prêtes à adopter une vision plus long-terme en privilégiant le service au risque de rater une vente. Ceci est un bouleversement destinés à faire en sorte que les consommateurs se déplacent plus facilement en magasin ! Et c’est un succès ! Près de 85% des internautes opérant une demande de réservation finissent par se rendre en magasin. 40% d’entre eux vont même acheter un produit supplémentaire à celui réservé. Preuve de la forte attente de ce service, quand une enseigne le propose sur son propre site internet, elle enregistre autant d’achats que de demandes de réservation !

Près de 30 grandes enseignes françaises ont lancé ou vont proposer ce service sur leur site internet dans les prochaines semaines : Guy Degrenne, Claudie Pierlot, Lacoste, Nature & Découvertes, Bricorama, KingJouet, Oxybul, etc, tout le monde y va quel que soit l’univers des produits vendus ou le positionnement de la marque.

Ce n’est qu’un début ! L’année 2014 sonnera l’arrivée de la réservation sur les sites des enseignes. Au final, la réservation n’est plus qu’un simple moyen de répondre à un besoin urgent. Non, il s’agit à présent d’un mode de consommation courant en magasin.

Fini le déplacement en magasin pour rien, vive le digital en magasin !

Par Jérémie Herscovic, président de SoCloz

source : itrmanager.com

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PARIS (Dow Jones)– Le groupe de télévision M6 a annoncé jeudi soir le rachat de la société de commerce en ligne Luxview, qui regroupe les sites d’opticien Happyview.fr et Manlentille.com.

Le montant de la transaction, réalisée à travers la filiale Home Shopping Service de M6, n’a pas été dévoilé.

« Avec cette acquisition ciblée, le groupe M6 poursuit le développement de ses activités de e-commerce en complétant son offre de produits », a indiqué la société dans un communiqué.

-Bureau de Paris, Dow Jones Newswires; djbourse.paris@dowjones.com.

Dow Jones Newswires

 

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