police-nationale-faits-divers-11041213hnujb_1713

Une boutique de lunettes a été prise pour cible lundi matin lors d’une attaque à la voiture bélier dans le XVe arrondissement de Paris. Trois hommes ont été arrêtés par la suite.

On connaissait les braquages de bijouterie mais moins ceux qui touchent les magasins d’optique. Trois malfaiteurs s’en sont pourtant pris à l’un d’entre-deux dans tôt lundi matin à Paris. L’attaque a eu lieu à 5H00 dans le XVe arrondissement de la capitale. Les trois hommes se sont enfuis avec 500 paires de lunettes mais des témoins ont pu décrire le véhicule et une alerte générale a rapidement été lancée, précise la préfecture de police.

La Brigade anticriminalité (BAC) du XXe arrondissement a repéré une voiture correspondant au signalement, qu’elle a suivie jusqu’à hauteur de Rosny-sous-bois en Seine-Saint-Denis, où elle a tenté de l’interpeller. Les suspects ont essayé de s’échapper en prenant plusieurs sens-interdits, avant de se retrouver bloqués dans une ruelle. Ils ont été interpellés vers 5h30, avec leur butin. Le 3e District de police judiciaire (DPJ) a été saisi de l’enquête.

source : lci.tf1.fr

4591379420977

Si jamais les enseignes du marché de l’optique se sont un jour crues à l’abri de toute remise en question, ce temps est maintenant bien fini. Après des années de croissance du parc, place, désormais, crise oblige, aux mouvements de concentration.

Un cas d’école que ce marché de l’optique. Saturé, sur le terrain, à cause d’une stratégie d’occupation de l’espace un peu déconnectée de la réalité des besoins. Et, maintenant, sous la menace, quoique sans doute largement fantasmée, des pure players. Soit, sous nos yeux, des enseignes « traditionnelles » qu’on voit toutes s’agiter pour sortir du lot. Pour ne pas dire sortir la tête de l’eau… Avec, pour chacune, une certitude, et une seule : il y a aujourd’hui 12 000 magasins d’optique en France, et ce sont sans doute 4 000 de trop…

Ambiance iceberg droit devant et course aux canots de sauvetage, alors Même pas. Et c’est là que la notion de « cas d’école » prend tout son sens. On a en effet affaire, avec l’optique, à un marché porteur, aussi étonnant que cela puisse paraître… « La crise est conjoncturelle et pas structurelle », assure ainsi Philippe Peyrard, directeur général d’Atol. Si l’on prend le temps de poser les choses, alors on se rend compte que de nombreux indicateurs sont au vert. Rien que le vieillissement de la population, par exemple. « On estime qu’il y aura 2,5 millions d’amétropes [personnes souffrant de problèmes de vue, NDLR] de plus d’ici à 2020 », précise, pour sa part, Jean-Pierre Champion, directeur général de Krys. De quoi ainsi pouvoir avancer que « le marché va continuer à croître en volume dans les prochaines années ».

« Malheur aux faibles »

La précision du « en volume » s’avère d’importance. Elle signifie, en creux, que ce ne sera pas le cas « en valeur ». Et que, donc, on se dirige vers une guerre des prix, du moins larvée. C’est que les groupes se sont un peu compliqué la tâche tout seuls. Pas un carrefour de nos grandes villes sans avoir présente toute l’armada des opticiens. Une folie.

Ainsi, selon l’UFC-Que Choisir, le nombre d’opticiens a crû de 47% entre 2005 et 2012, quand les besoins, eux, ont seulement augmenté de 13%. Conséquence directe : un chiffre d’affaires moyen, par magasin, en retrait de 6,6% sur la période. Un recul encore d’actualité en 2013 : pour un marché global de l’optique en hausse de 1,2% selon GfK, des ventes moyennes par magasin en baisse de 1,7%.

« Dans ce contexte… malheur aux faibles, observe un expert. Les plus grands groupes s’en sortent, car ils ont l’agilité nécessaire. Mais aucun ne peut faire l’économie d’une remise en question. » Quelque chose comme retrouver le sens du commerce, la notion de services : quelles raisons donné-je aux clients de venir chez moi plutôt qu’ailleurs En plus de la proximité géographique, s’entend…

Toutes les mêmes offres, ou presque. Les mêmes marques, les mêmes verres, les mêmes montures. D’où l’offensive des pure players, Sensee, la dernière en date, avec Marc Simoncini à la baguette, et son slogan ravageur : « L’opticien en ligne qui divise par deux le budget optique des Français. » L’argument du prix pour se différencier : logique. Tellement, d’ailleurs, qu’il est repris par d’autres.

Concurrence low cost

C’est ainsi, par exemple, le postulat d’une enseigne comme Hans Anders. Numéro un aux Pays-Bas, numéro deux en Belgique et, maintenant aussi, ambitieu en France. Quelque 47 magasins à date, une quinzaine d’ouvertures promises pour 2014. « Les enseignes historiques n’ont aucune spécificité à faire valoir, assure ainsi François-Xavier Jombart, le directeur général de Hans Anders. Leur seule arme, à défaut de pouvoir faire la différence par l’offre, c’est leur maillage du territoire. »

Le parti pris de Hans Anders Celui du low-cost. C’est-à-dire comme les pure players, mais avec une relation commerciale, « physique » en plus. Un pari audacieux, au vu des frais fixes inhérents à la tenue d’un commerce, mais qui a cependant le mérite d’être tenté. Le tout avec un grand groupe derrière, pour tirer les prix, et les coûts, vers le bas. Loin d’être une lubie, donc. Ce qui ne veut pas dire que ce soit gagné d’avance.

Car il est à peu près une certitude, celle de savoir que les « petits » n’ont plus leur place, trop fragilisés qu’ils sont. « Les magasins de moins de 250 000 € de chiffre d’affaires sont aujourd’hui difficilement viables », affirme ainsi François-Xavier Jombart. Les « gros », eux, ont compris la menace. Et entendent bien : 1/y répondre ; 2/en tirer profit.

« Nous sommes dans une phase de marée basse, et c’est dans ces périodes que l’on voit qui est solide, analyse Jean-Pierre Champion. Notre volonté, chez Krys, est de rallier les meilleurs indépendants. Notre objectif de 250 ouvertures d’ici à 2020, destiné à nous permettre d’atteindre les 20% de part de marché, se fera ainsi pour moitié via des opérations de rachat », avertit-il.

Le potentiel de l’audioprothèse

On retrouve, sur ce point, quasi les mêmes mots dans la bouche de son confrère d’Atol. « Nous avons 300 à 350 zones identifiées avec des opportunités d’implantation, avance Philippe Peyrard. L’idée est de grandir ainsi à 50/50, environ, entre créations et reconversions, avec un rééquilibrage sur les centres commerciaux. » Quoi Une course à la croissance, encore, alors même qu’on vient de voir que le marché était déjà saturé Non, une course à la concentration plutôt. Le parc global de magasins va se réduire. Les prix vont être bataillés, et de plus en plus. En clair, pour survivre, il va falloir être plus fort. Donc plus gros. CQFD… « Il y a clairement des enjeux sur les achats, explique ainsi Yves Guénin, secrétaire général d’Optic 2000. Nous avons besoin d’une force plus grande, pour obtenir de meilleures conditions d’achats. »

Chez Optic 2000, l’heure est donc à se trouver des relais de croissance pour attirer à soi de nouveaux partenaires. Cela tombe bien, le groupe a depuis longtemps affûté ses armes. D’abord en créant une enseigne sœur, Lissac, pour compléter son offre. Puis en élargissant son champ d’action au marché de l’audioprothèse, avec Audio 2000. Une stratégie développée par tous, ou presque, aujourd’hui. Krys avance aussi avec Vision Plus et Lynx Optique sur ses marchés traditionnels, et développe également Krys Audition. Même chose avec Alain Afflelou qui, après Claro, enseigne d’optique « à prix bas », propose Alain Afflelou Acousticien. Ces développements vers l’audioprothèse ne doivent rien au hasard. D’abord parce qu’il s’agit d’un marché voisin, sujet aux mêmes enjeux. Et porteur, qui plus est. « Quelque 900 000 personnes sont aujourd’hui équipées, quand 6 millions pourraient, ou plutôt devraient l’être », résume Yves Guénin. Dans ce combat, les opticiens ont bien sûr leur mot à dire. « Toutes proportions gardées, ce marché de l’audio ressemble à celui des lunettes il y a vingt ans, quand on n’en portait que contraint et forcé, note le secrétaire général d’Optic 2000. La lunette est aujourd’hui un accessoire de mode, et notre objectif est, sinon de faire de même avec les prothèses audio, du moins d’en faire un ­commerce dédramatisant. »

Qu’on se résume : j’élargis mon portefeuille de marques pour accroître mon attractivité, et ainsi ratisser au plus large. Une fois cette base acquise, j’ai de quoi rallier les meilleurs indépendants. Donc augmenter ma capacité à « savoir acheter » en amont. « L’enjeu n’est pas tant de réduire le nombre de nos fournisseurs que de massifier auprès d’eux les achats », précise Jean-Pierre Champion. Or, là-dessus, le chantier est titanesque. Pour ne pas dire que tout est à faire… Pensez donc : « Les approvisionnements en direct restent encore très importants : une bonne moitié encore », poursuit le directeur général de Krys. Ce qui signifie que seule la moitié est réalisée via la centrale. On imagine les économies, colossales, qui peuvent découler d’une telle optimisation.

Un seul fournisseur pour des économies

Un travail que s’enorgueillit d’avoir déjà fait François-Xavier Jombart, pour Hans Anders. « Nous avons réorganisé notre supply chain, explique-t-il. Nous ne travaillons qu’avec un seul fournisseur, ce qui nous permet de réaliser des gains à l’achat très substantiels. Il y a ces mêmes économies avec les montures. Nous en vendons plus de un million par an à l’échelle du groupe, et l’essentiel en MDD ([75% des cas en France, NDLR]. Là encore, avec un seul fournisseur, cela est l’occasion de gains considérables. »

Sauf que, si les autres groupes n’ont pas pris cette voie, c’est qu’il y a des raisons, évidemment. Celles liées aux spécificités de chacun, en l’occurrence. Son savoir-faire, la légitimité qu’il considère avoir. « L’argument du prix n’est pas notre stratégie, appuie Philippe Peyrard, d’Atol. Notre credo, c’est la qualité. Notre politique d’achat est différente des acteurs intégrés. On n’achète pas des verres au kilo pour assurer du rendement à un actionnaire, mais pour bien y voir. On peut certes, dans une certaine mesure, travailler sur les achats, mais si c’est pour rogner sur la qualité et ne plus se fournir que dans des pays low cost irrespectueux des conditions de travail et de protection de l’environnement, alors non merci. »

Les enjeux

  • Un marché porteur mais saturé, avec sans doute prèsde 4 000 magasins d’optique en trop en France.
  • La nécessité, pour les groupes, de savoir se diversifier (enseignes sœurs, audioprothèse) pour se trouver des relais de croissance.
  • Des vagues de concentrations à attendre, avec des indépendants qui aurontdu mal à survivre. Une manière, aussi, d’optimiser ses achats et donc ses coûts.

5,8 Mrds €

Le poids du marché de l’optique en 2012*

+ 1,2%

L’évolution du marché,en valeur, en 2012**

- 1,7%

La baisse du chiffre d’affaires moyen par magasins, en 2012**

 

source : lsa-conso.fr

PHOe14a6444-cbc5-11e3-b0ce-4a1481fa4fbf-805x453

Le programme national de réformes du gouvernement comporte plusieurs pistes destinées à ouvrir à la concurrence des secteurs jusqu’alors protégés.

Taxis, pharmaciens, professions du droit, opticiens… Autant de professions réglementées auxquelles la France s’est – ou compte – s’attaquer. C’est en tout cas ce que le gouvernement affirme dans le «programme national de réformes» qui accompagne le programme de stabilité présenté ce mercredi, qu’Arnaud Montebourg (Économie) et Michel Sapin (Finances) doivent envoyer à Bruxelles.

Cela fait des années que la Commission européenne conseille à la France de déréglementer les secteurs protégés pour libérer des énergies, en faire bénéficier le consommateur et la croissance. Que les gouvernements successifs demandent des rapports à des experts sur le sujet – on peut notamment citer celui de Jacques Attali en 2008. Et que, face à des corporations qui tiennent fermement à garder leurs privilèges, le sujet avance à pas de fourmis…

Parce qu’il veut montrer qu’il a entendu les recommandations de Bruxelles, l’exécutif a donc consacré un chapitre entier à la concurrence dans le programme national de réformes. Il estime avoir engagé «un ambitieux mouvement de renforcement de la concurrence dans le secteur des services, à la fois grâce à des mesures transversales et des mesures sectorielles».

Il cite notamment la loi consommation de février dernier, qui a vocation à lever des restrictions capitalistiques et juridiques pour développer les activités de notariat, d’avocats et experts-comptables… Un texte qui ouvre aussi un peu les secteurs de la santé (ouverture à la concurrence du marché de l’optique et libéralisation de la vente des tests de grossesse) et le secteur financier (amélioration de la procédure de résiliation de contrat d’assurance, facilitation de la mobilité bancaire…). «Au total, les mesures dans la loi auront un impact majeur sur le pouvoir d’achat, estimé à 1,5 milliard d’euros», et créeraient 10 .000 emplois en plus sur… dix ans.

Ouverture des magasins le dimanche

«Ambitieux» ? Peut-être pas… Mais mieux que rien! Et pour prouver sa bonne volonté, le gouvernement écrit que «d’autres évolutions de législation sont à l’étude» orientées notamment vers «le coût des tarifs réglementées de certaines professions». Le document évoque la sortie de nouveaux produits du monopole pharmaceutique ou encore une transparence tarifaire accrue dans la distribution de certains produits médicaux comme les prothèses ou les produits d’optique.

Il rappelle par ailleurs que les tarifs réglementés de vente du gaz naturel pour les professionnels seront progressivement supprimés en 2014, et ceux de l’électricité en 2015. Il redit également qu’un débat parlementaire aura lieu en juin prochain sur la réforme du système ferroviaire et qu’une réflexion est menée autour de l’ouverture des magasins le dimanche, précisant que «la problématique spécifique des zones touristiques sera particulièrement prise en compte».

source : lefigaro.fr

00/00/2002. How glasses are born.

Il espère faire baisser les prix en sécurisant la procédure d’achat de montures en ligne, souvent moins coûteuses.

L’INFO. 40 millions de Français ont des problèmes de vue et trois millions n’ont pas acheté de lunettes parce qu’elles sont trop chères. La solution du gouvernement : faire baisser les prix en boostant le marché de la vente en ligne, souvent beaucoup moins onéreuse. Benoît Hamon, le ministre délégué à l’Economie Sociale et Solidaire (ESS), a soutenu des amendements qui vont dans ce sens lors du passage à l’Assemblée nationale de la loi sur la consommation.

Beaucoup moins chères. D’après le ministère des Finances, le prix moyen d’une paire de lunette est de 300 euros. Il peut même atteindre 580 euros pour les montures à verres progressifs que portent 18 millions de Français. Chaque année, les Français dépensent 81 euros chacun pour leurs lunettes selon Bercy.

Alors quand des vendeurs en ligne proposent des paires à partir de 50 euros verres et livraison compris, les clients ont commencé à s’intéresser à l’idée.

Procédure simple. “Vous demandez à l’un de vos proche de vous prendre en photo avec une règle au niveau du front pour mesurer la distance entre l’extérieur des deux yeux”, explique Virginie au micro d’Europe 1. Elle porte des lunettes depuis 20 ans et il y a un an, elle a sauté le pas pour l’achat de lunettes en ligne.

“Ca marche très bien, j’ai payé mes lunettes 70 euros, verres et monture avec les frais de livraison au lieu de 300 euros chez un opticien classique”, se réjouit-elle.

Il n’empêche qu’il faut se méfier des mesures faites de manière “artisanales”. Chez les opticiens, ces calculs sont faits avec des machines très précises, où l’écartement des yeux est mesuré au dixième de millimètre.

Le gouvernement sécurise. Pour éviter de tels problèmes, le gouvernement a donc fait le choix de soutenir deux amendements déposés lors de l’étude de la loi sur la consommation à l’Assemblée Nationale. A terme, il espère faire baisser les prix du marché. Selon ses calculs, cela pourrait faire chuter les prix de 30 à 40%.

Deux amendements. La première mesure soutenue par le gouvernement pourrait rendre obligatoire l’ordonnance médicale dès 2014 pour l’achat de lunettes ou de lentilles en ligne. Une façon de mettre les opticiens du net au même niveau sanitaire que leurs confrères en boutique.

La seconde mesure cherchera à éviter les problèmes de mesures et de réglage des verres. L’écart entre les deux pupilles, mesuré chez le médecin ou dans les boutiques, devra figurer systématiquementt sur l’ordonnance pour être sûr d’avoir les bons verres. Cela évitera sûrement les aléas potentiels de la méthode de la règle sur le front.

source : europe1.fr

made-in-france

Un an après son lancement, le label a attiré 200 entreprises.
Les PME misent sur l’impact commercial, pourtant encore flou.

Ne pas fabriquer en France finira-t-il par être du plus mauvais goût ? Il a suffi que l’opticien Atoll obtienne le nouveau label Origine France Garantie sur ses lunettes pour qu’Optique 2000 suive six mois après, rejoint ensuite par Krys puis BBGR. Dans les arts de la table, le céramiste Deshoulières a joué le lièvre pour Emile Henry puis Cristel.

Après un an de mise en service, le label engrange peu à peu les adhérents. Deux cents entreprises ont décroché la labellisation de 600 gammes de produits et autant sont en attente. Pro France, l’association qui porte le label estime que le millier de certifications seront dépassées au deuxième trimestre. Son secrétaire général, Jacques-Henri Semelle, précise : «  80 % sont des PME. Le label a été lancé à l’origine par les entreprises ayant fait l’effort de conserver leurs usines en France et souhaitant le faire savoir. » Sous la houlette de leurs fédérations, les secteurs les plus mobilisés sont les façonniers de luxe, les équipements de la maison, la santé ou l’habillement. Mais le label déborde largement les seules marques grand public. « Nous sommes surpris l’intérêt des fournisseurs « B to B » qui représentent 40 % de nos clients », affirme Jacques-Henri Semelle.

Jusqu’ici, ces entreprises valorisaient le caractère national de leur production par des slogans variés, allant du made in France fondé sur les critères des Douanes aux drapeaux bleu,blanc,rouge. Le label Origine France Garantie a vocation à unifier et consolider cet argument commercial. « Il permet de donner une information transparente et certifiée par Bureau Veritas », fait valoir Jacques-Henri Semelle.

Le label a donc recruté aisément les entreprises déjà convaincues par le sujet, mais on reste loin de l’élan patriotique appelé par les politiques dont Arnaud Montebourg. Chez Pro France, on reconnaît que la pose médiatique en marinière Armor Lux du ministre du Redressement productif en octobre a créé un léger appel d’air. Le père du label, le député Yves Jego (PR), souligne toutefois la faiblesse des moyens pour médiatiser ce label que bien des entreprises pourraient, selon lui, utiliser avec profit.

Rien ne prouve non plus pour l’instant que le consommateur suive. Une étude Ifop de 2011 mesurait que 94 % des interrogés assimilent un produit fait en France à un soutien à l’emploi et à l’industrie du pays. Mais, à l’inverse, uniquement 15 % en font un critère déterminant d’achat. Seul dans l’alimentaire, l’origine France est bien un critère fort, mais de nombreux labels (AOC, Label Rouge, etc.) existent déjà dans ce secteur.

Pro France dit n’être pas encore capable de chiffrer l’impact de son label, mais évoque les retours positifs de quelques clients. Le confectionneur Smuggler aurait dopé de 15 % ses ventes grâce au label obtenu il y a un an. En fin de semaine dernière, l’Union des groupements d’achats publics a annoncé l’achat de 2.000 Yaris hybride, un véhicule propre produit à Valenciennes dans l’usine de Toyota qui a médiatisé fin août sa labellisation. Il y a un an, c’est Rossignol qui jouait cette carte et, tout dernièrement, Häagen Daaz. Mais, pour Eric Mugnier, spécialiste de l’affichage environnemental chez Ernst & Young, ce sont les PME qui ont le plus à gagner. «Cela leur permet de se différencier vis-à-vis des grandes marques. »

Pour Edouard Barreiro, responsable de la concurrence chez UFC Que Choisir, « les critères du label ne sont pas « idiots », mais il subsiste un malentendu sur ce que souhaitent les consommateurs. Nous demandons un débat qui n’a jamais eu lieu sur la signification du made in France. »

Matthieu Quiret
Points clefs

Critères. Il faut respecter deux critères pour décrocher le label. Le produit ou le service doit être réalisé « essentiellement » en France.Autrement dit, un simple assemblage ou la finition d’un produit en France ne suffit pas. Une quinzaine d’annexes sectorielles rédigées par les fédérations concernées précisent les conditions. Dans l’habillement par exemple, les tissus peuvent être importés mais doivent être coupés, assemblés et finis dans l’hexagone. Deuxième critère, la moitié du prix de revient unitaire du produit doit est acquis en France.
Coût. Le coût moyen de certification d’une gamme pour une PME produisant sur un site est de 1.500 euros. La facture peut vite grimper selon la complexité du produit.

source : lesechos.fr

Le site est arrivé à une phase de maturité, atteignant le cap des 25 000 clients. A ce stade de son développement, l’opticien militant a voulu adopter une nouvelle identité visuelle tout en améliorant encore les fonctionnalités de son site pour répondre aux demandes de ses clients.

cp_happyview-nouveau-site_vf.002

Pourquoi un nouveau site et un nouveau logo ?

·        Pour démocratiser l’accès aux lunettes de vue : rendre encore plus simple et rassurant l’achat de lunettes sur Internet avec un site encore plus fonctionnel, clair, complet et une image plus dynamique.

·        Parce que le site atteint les 25 000 clients, dont certains ont déjà commandé jusqu’à 6 fois ! Une phase de maturité qui induisait ce « relooking » du site.

·        Pour répondre aux demandes de ses clients : Happyview.fr a recensé les suggestions et critiques de ses clients qu’il a prises en compte et intégrées dans son nouveau site. Le résultat répond ainsi encore plus à leurs attentes.

·        Pour renforcer son message d’opticien militant : Happyview.fr est un opticien militant, une réponse aux lunettes chères qui démontre tous les jours que la qualité des lunettes n’est pas une affaire de prix : les lunettes sont un produit de santé, pas de luxe ! Ce ne sont pas les lunettes Happyview.fr qui ne sont pas chères, ce sont celles des opticiens traditionnels qui le sont beaucoup trop, la qualité du produit ne variant pas entre les deux.

De nouvelles fonctionnalités pratiques

La refonte du site d’Happyview.fr s’accompagne de nouvelles fonctionnalités pratiques :

·        Un petit compteur qui s’affiche tout en haut de la page d’accueil du site et qui annonce le total des économies réalisées par ses clients depuis mai 2009, date de lancement du site. Déjà près de 4 millions d’euros !

·        Un comparateur qui permet au client quand il hésite entre plusieurs montures de les comparer plus facilement en les mettant dans la rubrique « ma sélection »,

·        Le paiement par chèque est bientôt possible sur le site.

·        Des critères de choix en plus et la possibilité de faire faire un devis en ligne en cliquant sur « demande de devis ».

·        Des rubriques très claires, des réponses apportées à toutes les questions que se posent les Français sur l’achat de lunettes sur Internet, le rappel des garanties et des promesses du site, des conseils pour savoir comment commander en ligne, comment lire une ordonnance, les témoignages des clients satisfaits (vérifiés par un organisme indépendant), etc.

Des valeurs et des promesses fortes.

Happyview.fr milite depuis 3 ans pour que ces Français puissent s’équiper sans se ruiner, même avec de petits revenus. En divisant par 3 le prix des montures et des verres, Happyview.fr a apporté une réponse à tous ceux qui ont besoin de correction visuelle. Ceci passe par un engagement affirmé tous les jours :

 

·    Le prix le plus bas : jusqu’à 3 fois inférieur à celui des opticiens physiques :

–    39 € pour une monture équipée de verres unifocaux simples,

–    89 € pour une monture équipée de verres progressifs.

·     La qualité équivalente : moins cher mais pas moins bien, les fournisseurs des verres et des montures vendues sur Happyview.fr sont les mêmes que ceux des opticiens les plus réputés.

·     L’agrément de la Sécurité Sociale et le remboursement par toutes les mutuelles. Happyview.fr est plébiscité par trente grandes mutuelles de santé.

·     Une équipe d’opticiens diplômés d’Etat, compétents et qualifiés répond aux questions, contrôle les commandes et vérifie la conformité de chaque paire de lunettes avec la prescription médicale avant l’expédition chez le client.

·     La garantie « satisfait ou remboursé 30 jours » avec la possibilité d’essayer ses montures à domicile et une « assurance casse » : en cas de bris de verres ou de la monture le site prend en charge les frais de remise en état pendant 1 an.

·     Une collection de marques : plus de 1 500 modèles de lunettes de vue et de lunettes de soleil de la marque Happyview et de grandes marques (Ray-Ban, Lacoste, Dolce & Gabbana, Burberry, Ralph Lauren, Oakley, Persol, Diesel, Puma, Armani, etc.) aux prix les plus bas.

« Avec ce nouveau site, Happyview.fr souhaite réaffirmer son engagement auprès des porteurs de lunettes. Depuis plus de trois ans nous tenons nos promesses auprès de nos clients et leur permettons d’y voir clair, ce que le circuit traditionnel ne le leur autorisait pas auparavant. » déclare Marc Adamowicz « Devant la satisfaction de nos clients, que nous constatons tous les jours avec les témoignages laissés sur le site, nous avons eu envie d’aller encore plus loin dans ce service avec un site qui facilite encore l’achat de lunettes en ligne et propose de nouvelles fonctionnalités ».

A propos d’Happyview.fr

Happyview.fr est le 1er opticien sur Internet agréé par la Sécurité Sociale. Grâce à la distribution par Internet, cet opticien nouvelle génération offre à tous une alternative aux lunettes trop chères en proposant un large choix de lunettes de vue de qualité à des prix jusqu’à 4 fois inférieurs à ceux des opticiens traditionnels : une monture et 2 verres correcteurs à partir de 39 € tout compris. Happyview.fr propose à des prix accessibles plus de 1.500 modèles de lunettes de vue et de lunettes de soleil, dont de grandes marques (Ray-Ban, Lacoste, Dolce & Gabbana, Burberry, Ralph Lauren, Persol, Puma, Armani, etc.). Happyview.fr est lauréat 2009 du « Réseau Entreprendre Paris ».

Pour plus d’informations, découvrez les offres du site sur : http://www.happyview.fr

cochon-argent

En 2011, le revenu brut annuel moyen des commerçants atteignait 50 000 euros, soit 2 000 euros de plus qu’en 2010, indique le recueil « Chiffres et Commentaires » publié récemment par la Fédération des centres de gestion agréés (FGCA). Cependant, ce résultat tombe à 42 000 euros en excluant les métiers de la santé : il existe en effet une grande disparité de revenus selon le secteur d’activité. Tour d’horizon.

La brocante et la restauration rapide mal lotis

Les professionnels de l’antiquité-brocante, de la cordonnerie et de la restauration rapide figurent au bas du tableau avec un revenu brut annuel moyen de 32 000 euros. La maroquinerie, l’électroménager et les cafés-restaurants suivent, avec des revenus respectifs de 41 000, 41 000 et 40 000 euros annuels.

Les boulangers et pharmaciens au top

Les boulangers-pâtissiers, charcutiers et maçons s’en sortent quant à eux avec 49 000 euros bruts annuels en moyenne. Enfin, la palme revient aux professionnels de la santé : selon l’enquête de la FGCA, les ambulanciers gagnent 79 000 euros bruts en moyenne par an, les opticiens-lunetiers 93 000 euros, et les pharmaciens 168 000 euros.

Au même titre que le revenu moyen, la croissance des chiffres d’affaires selon les professions est également disparate : les métiers du transport et du bâtiment ont vu leurs résultats augmenter de respectivement 4,4 % et 4,3 % en 2011, ce qui n’est pas le cas de tous. Les professionnels de la culture et des loisirs ont enregistré des chiffres d’affaires en baisse de 0,2 %, et les professionnels de la santé plafonnent à + 0,9 %.

source : lesechosdelafranchise.com

%d blogueurs aiment cette page :