Essilor part en campagne, avec Herezie, pour parler du professionnalisme des opticiens au grand public. Il s’agit pour la marque de donner « aux consommateurs des repères pour choisir un professionnel de santé de qualité » tout en glissant un mot au passage sur l’excellence des verres progressifs Varilux. L’opticien tient donc le rôle principal en télévision, radio, web et in-store avec un spot réalisé par Olivier Lucas (Firm/Bandit).

9441944a788f75eb541c89ac30602d1e_620_349.

Jeudi dernier, nous évoquions dans nos colonnes les résultats d’une enquête menée par l’UFC que Choisir concernant les opticiens du département. L’association de consommateurs mettait en lumière certaines fraudes à la complémentaire santé : « difficile, voir impossible », se défendent les frères Linossier, opticiens au Puy.

« Nos prix sont encadrés par les fabricants et les mutuelles »
Pierre-Franck et Laurent Linossier sont les gérants des magasins Optic 2000 et Général d’Optique au Puy. Leur profession mise en cause dans cette enquête, ils ont tenu à réagir, « il ne faut pas faire de généralité ». Dans leur cas, ces deux frères expliquent qu’il est compliqué de frauder et que leur conviction leur interdit de le faire, « Général d’Optique est une franchise comme Mac Donald’s, on ne peut acheter que les produits exclusifs. Optic 2000 est une groupement coopératif d’opticiens indépendants : cela permet de mutualiser la communication, de faire des achats groupés ou encore de bénéficier des marques spéciales », avant de reprendre, « on est presque pieds et mains liés, la marge de manœuvre est très étroite à 10/15 euros près puisque les tarifs sont imposés par la direction des groupes. Nous sommes beaucoup moins libres que des indépendants par exemple ». Bien qu’encadré par les accords passés avec les fabricants et les mutuelles ; interrogé sur les deux cas de fraude découverts par les « clients mystères » de l’UFC, Laurent concède : « tout le monde est libre de faire des fausses factures, mais pour une profession qui porte sur du médical ce n’est pas raisonnable ».

« Il y a lunettes et lunettes »
L’enquête réalisée par l’association de consommateurs a aussi mis en exergue la cherté des lunettes en France (ndlr, les plus chères du continent), « il y lunettes et lunettes », soulignent les opticiens du Puy, « nous sommes dans un pays où si vous souhaitez de la qualité avec la main française, il faut en payer le prix, sinon on retrouve des lunettes tout à fait abordables mais qui seront peut-être moins solides », argumente Pierre-Franck Linossier. Concrètement, le « made in France » a un coût.
A ce sujet, les deux frères ont tenu a revenir sur le prix de la 2ème lunette impactée sur la première, élément soulevé par l’UFC que Choisir, « c‘est faux ! Le prix ne peut pas être répercuté d’une monture à l’autre, sinon ce ne serait pas de 12 euros dont il serait question mais le prix varierait du simple au double ».

« On risque des sanctions pénales »
Si certaines « magouilles » soulevées par l’UFC que Choisir existent bien, Laurent Linossier en confesse : « il y a toujours des brebis galeuses ». Mais si des fraudes sont avérées, le couperet peut tomber : « on risque de grosses sanctions pénales ». Il y a aussi la déontologie de chacun qui entre en ligne de compte et les « abus » que certains opticiens refusent ou sont contraints de refuser (via les accords avec les mutuelles) : « on ne peut pas accepter de rembourser des montures Versace sans correction, c’est impossible de faire une feuille de soin là dessus », explique Laurent Linossier. La tentation est parfois grande de la part des clients qui payent une cotisation et qui estiment avoir le droit de se faire rembourser leurs lunettes, « c’est un cercle vicieux », soulève Pierre-Franck Linossier, « car les cotisations augmentent alors le client fait marcher sa mutuelle et ainsi de suite ».

Le fondateur de l’enseigne « Lunettes pour tous », a décrypté sur BFM Business son concept de lunettes à moins de 10 euros en moins de dix minutes, ce lundi 26 mai.

1210883

Paul Morlet veut révolutionner le secteur de l’optique. A 7h45, ce lundi 26 mai, sur le plateau de BFM Business, le fondateur de l’enseigne « Lunettes pour tous », s’enthousiasme, s’exclame, puis dénonce avec énergie les abus du marché de l’optique.

Celui qui a ouvert jeudi sa première boutique, à Paris, décrit son concept, « unique au monde », selon lui. Le principe: « des lunettes à moins de dix euros en moins de dix minutes ». En moyenne, les prix qu’il propose divise de 10 à 15 le prix de marché. Autour de « 30 à 35 euros », vous repartez avec « du très haut de gamme ».

Chez les concurrents, « les moins chères du marché sont à 49 euros ». Eux aussi proposent des forfaits low cost, « mais ils sont avec des verres non-traités, qui se rayent ». Quant aux progressifs, les verres les plus chers du marché, « on est à 29 euros. Cela divise de 9 à 10 les prix du marché, voire de 15 pour les plus chers ».

Le jeune businessman, 24 ans au compteur, réfute pourtant le qualificatif de low-cost. « Nous avons une très belle boutique de 300 mètres carré, 40 vendeurs en CDI, une machine unique en Europe, on délivre en 10 minutes, les lunettes sont de super qualité. Où est le low cost? On fait une marge de 50%, largement, et s’il faut baisser les prix, on les baissera encore ».

Des verres fabriqués au même endroit que les grandes marques

Il s’emporte contre le manque de transparence sur le marché de l’optique: « vous voulez des paires progressives, cela peut aller jusqu’à 1.200 euros à Paris. Puis on vous dit que vous rajoutez 1 euro, vous en avez deux de plus. Alors combien ça vaut? 1.200 euros, ou 1.200 divisé par trois? »

Lorsque vous entrez dans leur boutique, les opticiens « ne vous demandent pas votre ordonnance mais votre carte de mutuelle. C’est facile de vendre dans ces conditions: on adapte la facture au budget du client. Aucun client ne paie le même prix pour ses lunettes ».

Selon lui, les opticiens peuvent s’enrichir en ne vendant que « trois paires par jour, qu’à des gens aux cheveux blancs, des progressifs. C’est n’importe quoi ce marché. On se fout de vous. Le client à l’impression de ne pas payer ses lunettes, mais pour sa mutuelle, il raque 80 euros par mois ».

Selon l’Ipsos, il y a 2 millions de Français qui « renoncent totalement aux soins optiques tous les ans ». « 50 millions de personnes portent des lunettes ». Pourtant, il ne s’en vend que 13 millions de paires par an, « sachant qu’ils sont censés en changer tous les ans », s’indigne Paul Morlet.

Quant à la qualité des verres, ils « sont fabriqués au même endroit que ceux de nos concurrents, en Corée du sud, et nos montures sont faites en Chine. Dans nos cartons, on reçoit les marques Persol, Ray-Ban, des marques de verre très connues quand les Coréens s’embrouillent dans les cartons ».

Son business est en tout cas promis au succès. « On a vendu plus de 300 paires de lunettes en une journée samedi », assure-t-il.

VOIR LA VIDEO SUR LE SITE BFMTV

source : bfmtv.com

optez-pour-la-bonne-formule-optique_2570Près d’un opticien sur cinq propose à la clientèle d’effectuer des déclarations erronées à leur mutuelle. C’est ce que révèle un récent sondage mené par l’UFC Que Choisir. De cette manière, les prix sont juste maquillés et non réduits.

Une pirouette pour éviter la diminution des tarifs

Dans le cadre de l’enquête d’UFC Que Choisir, des « clients mystère » ont été mis à contribution. C’est ainsi que la pratique de certains opticiens a été révélé. Environ 1 200 opérateurs ont été approchés. Parmi eux, 20 % propose un accord frauduleux aux clients.

Concrètement les faux clients viennent pour l’achat d’une monture coûtant au moins 140 €. Ensuite, ils font savoir à titre informatif que leur mutuelle optique rembourse la monture à seulement 90 € (les 50 € restants étant trop onéreux pour leur budget) et les verres pour 390 €.

Des propositions qui en disent long

Face aux affirmations des faux clients, les opticiens n’ont pas eu les mêmes réactions. Moins de 30 % d’entre eux les conseillent de se tourner vers une monture plus abordable. Un peu plus de 15 % ont offert une réduction exceptionnelle. Près de 13 % ont offert un paiement par mensualités.

Environ 20 % ont eu une réaction assez éloquente : ils ont soumis, sans détour, l’idée d’une « fraude à la mutuelle ». Il s’agit alors d’augmenter le prix des verres à hauteur de 390 € tout en réduisant le tarif de la monture pour atteindre les 90 € couvert. Il a été constaté que les indépendants ont plus tendance à pencher vers cette pratique par rapport aux enseignes d’envergure.

En définitive, ces pratiques ont une répercussions sur les coûts supportés par les complémentaires santé. Inévitablement, cela influe sur les cotisations versées par les assurées. Au total, le surplus est estimé à plus de 140 millions d’euros annuellement.

lunettespourtous-lepoint-morlet-2656412-jpg_2294744

Les traits du visage tirés par la fatigue, avachi dans un canapé, Paul Morlet signe les dernières factures tendues par les ouvriers. « Je suis un faux calme. Je n’arrive pas à me rendre compte que ça va être un bazar », confie-t-il tout en échangeant de discrètes caresses avec sa petite amie assise à ses côtés. À 24 ans, ce jeune patron vient de jeter un pavé dans la mare avec l’ouverture de Lunettes pour tous, une boutique d’un nouveau genre, en plein coeur de Paris. Son principe ? Proposer des lunettes de vue à prix cassés tout en les fabriquant sur place en moins de dix minutes. Dans les faits, pour une monture d’entrée de gamme et des verres unifocaux, il vous en coûtera 9,99 euros, soit un prix cinq fois inférieur à la moyenne. Une vraie petite révolution dans un marché où la France est souvent épinglée pour ses tarifs excessifs au regard des autres pays européens.

Natif de la région lyonnaise, Paul Morlet n’est pas né avec une cuillère d’argent dans la bouche. Élève médiocre, il est orienté vers un BEP d’électricien par ses professeurs, qui ne croyaient guère en lui. Son diplôme en poche, il travaille à la SNCF et parvient à décrocher un bac en alternance. « Ma mère n’a jamais été aussi fière de moi que ce jour-là », jure-t-il. Pourtant, son parcours a déjà de quoi faire rougir plus d’un chef d’entreprise. S’ennuyant ferme le long des voies de chemin de fer, il constate un soir devant sa télévision que les lunettes des joueurs de poker pourraient accueillir de la pub sans que cela les gêne. Avec ses maigres économies, à 20 ans, il lance Lulu Frenchie, une marque de lunettes personnalisables. Quatre ans plus tard, le pari semble réussi avec deux millions de paires écoulées et un million et demi d’euros de chiffre d’affaires.

Le Robin des bois des lunettes

Considère-t-il avoir réussi ? « Réussir ? C’est un bien grand mot. La SNCF n’était pas le plan de carrière dont je rêvais », réplique Paul Morlet. « Quand tu viens d’en bas et que tu crées ta première boîte, tu n’as pas envie de t’enrichir. Paul n’est pas un fils à papa », précise Maxime Verner, l’un de ses proches et accessoirement le plus jeune candidat à l’élection présidentielle de 2012. « Paul n’hésite pas à mettre les mains dans le cambouis. Au début de Frenchie Lulu, il a fabriqué des milliers de paires, aidé d’un unique sèche-cheveux », poursuit-il.

Paul Morlet l’assure, il ne cherche pas à s’enrichir : « Deux millions de Français n’ont pas les moyens de se payer des lunettes de vue. Est-ce normal ? L’argent, je peux en gagner autrement. Mais si je peux faire ma petite révolution et que ça sert aux gens, je suis content. » Pour ce faire, il a négocié les prix au plus bas, rogné sur les marges tout en investissant dans du matériel de pointe. Quid du made in France, cher à Arnaud Montebourg ? « J’y crois moyennement. La France ne sait pas produire en masse et à bas coûts. Si nous ne fabriquions pas en Chine, je ne pourrais pas embaucher quarante employés. » Le ministre du Redressement productif appréciera.

Le mystère Niel

Made in France ou non, le concept de Paul Morlet attise les curiosités. Depuis l’ouverture du magasin, les opticiens sont nombreux à faire le déplacement pour tester le concept. « Certains veulent déjà ouvrir des franchises », s’amuse Maxime Verner. Mais c’est bien la visite « surprise » de Xavier Niel qui soulève le plus d’interrogations dans la presse. De nombreux journalistes le soupçonnent d’avoir investi dans l’entreprise. Interrogé par Le Point.fr à ce sujet, le patron de Free évoque « une drôle de question » digne d’un « interrogatoire de police. » Puis, relancé, il confirme qu’il ne dira rien.

« Il suffit d’appeler la BNP », répond de son côté Paul Morlet, le sourire aux lèvres. Sauf qu’une certaine vantardise le pousse à faire défiler sur son téléphone des photos de Xavier Niel… Ce dernier portant une paire de lunettes Lulu Frenchie et arborant le logo de Free. C’est finalement l’un des amis du jeune patron qui résume le mieux la situation : « Nous ne pouvons pas confirmer que Xaviel Niel a investi de l’argent. Le dire reviendrait à déposséder Paul de son projet. Car c’est lui qui est à l’origine de tout. »

Des délais non respectés

Vingt-quatre heures après l’ouverture de Lunettes pour tous, la boutique ne désemplit pas. Avec les lunettes exposées sur de grandes tables en bois, ses vendeurs équipés d’iPad, elle ressemble à s’y méprendre à un Apple Store. Même les boîtes s’inspirent de celles des iPhone. Paul Morlet, l’air toujours aussi crevé, s’active dans tous les sens et tente de rassurer les clients qui s’inquiètent de ne pas voir les délais respectés. La machine servant à découper les verres ne fonctionne pas, ce qui a le don de le plonger dans une colère noire devant ses employés.

Assise dans un coin de la boutique, Peggy ne tient plus en place. Voilà quarante minutes qu’elle attend sa paire de lunettes et commence à émettre des doutes sur la qualité des « verres ». De l’autre côté du magasin, Julie patiente pour sa deuxième paire, la première ayant eu le fâcheux défaut d’avoir les verres inversés. Pas rancunière, elle se félicite de l’idée même du magasin qui lui permet de s’offrir des lunettes qu’elle ne pourrait pas s’acheter chez un opticien. Voilà qui devrait rassurer Paul Morlet.

REGARDEZ Paul Morlet et sa révolution optique

Par

source : lepoint.fr

lunettes

Paul Morlet, 24 ans, ouvre jeudi Lunettes pour tous, une enseigne d’optique à proximité de Châtelet (1er arrondissement de Paris). Il veut briser le marché en proposant des lunettes à prix cassé pour les 2 millions de Français qui ne peuvent s’en acheter.

La polémique sur les lunettes trop chères et les « fraudes » à la mutuelle est tombée comme un heureux hasard. Paul Morlet, entrepreneur autodidacte de 24 ans, s’apprête en effet à lancer jeudi une bombe sur le marché des opticiens. Lunettes pour tous, sa boutique de 300 mètres carrés du 3, rue de Turbigo (1er arrondissement de Paris), ouvrira au public en milieu de journée après un an de travail dans le plus grand secret.

Le concept est relativement simple. « Nous allons proposer des lunettes entre 5 et 15 fois moins chères que le marché actuel », explique Paul Morlet, les traits cernés par des heures de préparation intense. Trente-quatre modèles de montures certes fabriquées en Chine, mais, assure-t-il, « au-dessus du standard de qualité », dont il ne veut pas dévoiler le prix avant l’ouverture. « Quelques euros », avance-t-il tout juste. Monture et verres compris, « attendez-vous à un prix détonnant ». Autre garantie : la rapidité. Le client muni de son ordonnance pourra repartir 10 minutes après sa commande « contre 2h50 en moyenne actuellement ». Pour les verres progressifs, la préparation, sur place, durera 48 heures. Les ateliers sont au sous-sol du magasin.

Briser le marché des lunettes

Le projet du jeune entrepreneur est, ni plus ni moins, que de « briser » les prix d’un marché français où le coût moyen des lunettes atteint 475 euros, et 600 euros pour les verres progressifs, dont la moitié du montant n’est pas prise en charge par les mutuelles. « Aujourd’hui, argumente l’entrepreneur, 80 % des Français ont besoin de lunettes mais 2 millions ne peuvent pas en acheter. »

Pour tenir son modèle économique, Paul Morlet devra vendre « plusieurs centaines de lunettes par jour ». Une gageure, d’autant qu’il ne compte pas vendre ses lunettes sur Internet. Il a investi toutes ses économies, « quelques centaines de milliers d’euros », pour monter son affaire, investir la boutique de la rue de Turbigo et embaucher une quarantaine de salariés, dont un optométriste. Le jeune homme ne renie pas la comparaison avec Xavier Niel, le médiatique patron de Free. « Il a démocratisé le marché de la téléphonie mobile. Un marché très important. Mais les lunettes sont, encore davantage, un produit de première nécessité. » A 20 ans à peine, Paul Morlet, électricien de formation, s’était illustré avec ses « Lulu Frenchie« , des lunettes « personnalisées » à bas coût arborant des marques sur les verres. Il en a vendu deux millions d’exemplaires dans le monde. Parmi ses clients : Lady Gaga, les Black Eyed Peas, David Guetta et les BB Brunes.

ADRESSE

>> Lunettes pour tous, 3 rue de Turbigo (1er). A partir de 9,99 euros (verres + monture).

Vincent Michelon

source : metronews.fr

article_Hans_Anders

ECONOMIE- Le géant de l’optique discount veut ouvrir 50 nouvelles boutiques d’ici 2016…

On n’a pas fini d’entendre parler optique en France. Alors que la loi Hamon, adoptée en décembre, libéralise le secteur pour infléchir le prix des lunettes et des lentilles, le groupe néerlandais d’optique low-cost Hans Anders veut surfer sur le créneau et tisser sa toile en France…

Diviser le prix des lunettes par deux

Implanté sur le territoire depuis 2006, le groupe vient d’ouvrir sa 50ème boutique à Grenoble. Et ne compte pas s’arrêter là: «Il ya une vraie appétence du marché en France et une volonté des autorités publiques d’instaurer des plafonds. Sur ce créneau là, nous avons cinq ans d’avance » avance François-Xavier Jombart, directeur général de la filiale en France. Hans Anders propose en effet de diviser par deux le prix moyen des lunettes, estimé à 470 euros: «Nous proposons des équipements à 225 euros, montures et verres compris» poursuit le directeur.
Pour parvenir à ce tarif, le groupe dit s’appuyer sur une stratégie en quatre points: un budget de publicité minime (20 euros par paire, contre « 60 » chez les autres opticiens), des boutiques plus petites, un partenariat privilégié avec un fournisseur japonais concurrent d’Essilor, Hoya, et l’absence d’ateliers de «taille» dans les boutiques. « Nous recevons les verres déjà taillés, ce qui nous permet d’économiser 30000 euros de matériels par magasin » explique Cedric Roech, opticien chez H. Anders.

Des lunettes au rabais ?

Une méthode qui n’impressionne pas ce responsable d’Optical Center, 5ème enseigne optique et audition en France: « Cela fait 23 ans qu’Optical Center vend des lunettes de marque à 150 euros, tout compris. Ce que propose Hans Anders n’est pas nouveau, nous offrons aussi la qualité au prix le plus bas depuis longtemps». Les deux groupes ont d’ailleurs un point commun: leur fournisseur en verre.
Un fournisseur que fustige le directeur général délégué d’Atol, Philippe Peyrard: «Nous travaillons avec le premier verrier mondial, Essilor, dont les usines sont basées en France. Je suis plus que dubitatif quant à la qualité des verres et de montures produits en Chine ou en Thaïlande. On peut avoir des produits compétitifs si on ferme les yeux sur certaines choses…». Le directeur critique également l’absence d’ateliers chez son concurrent néerlandais: «Nos lunettes sont montées par des opticiens et réglées au millimètre près. Quand les montages sont effectués à distance, le résultats est plus approximatif» poursuit-il.
La guerre des opticiens est lancée. Il faut dire que les enjeux économiques sont importants : en 2012, le chiffre d’affaires français du marché de l’optique était supérieur à 5, 7 milliards d’euros. À titre d’exemple, Optical Center affichait un chiffre d’affaires en 2013 de 408 millions d’euros et Hans Anders environ 400 millions. Alain Affelou, le 1er réseau d’optique franchisé d’Europe, est loin devant avec en 2012 un CA de 800 Millions…
Souhir Bousbih
source: 20minutes.fr

%d blogueurs aiment cette page :