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Vous souhaitez suivre un cursus médical ? Vous désirez vous spécialiser dans le traitement de la vue ? Avez-vous déjà pensé à devenir ophtalmologiste ? Media Etudiant fait un point complet sur ce métier qui manque cruellement de praticien et dont le travail est toujours assuré.

Les missions de l’ophtalmologiste

L’ophtalmologiste est un médecin avant tout, qui s’est ensuite spécialisé dans le traitement des défauts de l’œil et de la vision en général (presbytie, myopie etc…). Il prescrit les traitements qu’il juge les mieux adaptés pour résoudre ces problèmes et peut également être amené à pratiquer des opérations chirurgicales.

La plupart du temps, l’ophtalmologiste pratiquera des tests comme la mesure de l’acuité visuelle (avec et sans correction), la mesure du champ visuel et la mesure du tonus oculaire. Cependant, dans certains cas, ce spécialiste de l’oeil sera amené à faire des examens plus poussés pour des problèmes plus graves : radiographie de l’orbite, angiographie… Pour détecter des troubles comme la dégénérescence maculaire, kératite, cataracte ou encore des décollements de la rétine. Une fois qu’il aura établi précisément les troubles dont souffrent ses patients il se mettra en relation avec les opticiens qui réaliseront les lunettes ou lentilles adaptées aux différents problèmes.

Les qualités principales requises pour devenir ophtalmologiste sont les suivantes :

  • Rigueur
  • Aimer le contact humain
  • A l’écoute
  • Curieux
  • Empathie mesurée
  • Discipline et organisation

Les différentes formations pour devenir ophtalmologiste

Une fois cette spécialité choisie, le futur ophtalmologiste va encore devoir étudier 4 à 5 ans avant de pouvoir travailler sous son propre nom, en hôpital, en clinique ou à son propre compte. Il est tout de même intéressant de noter que ces 4 à 5 ans d’études supplémentaires sont beaucoup plus orientées « pratique » que les 6 années précédentes. Le futur praticien réalisera alors de nombreux stages en milieu hospitalier ou dans des services de garde.
Après ces 4 ans, il recevra son Diplôme d’Etude Spécialisée (DES). Il devra encore soutenir une thèse pour valider le très prestigieux et sélectif diplôme d’Etat de Docteur en Médecine. Ce n’est qu’une fois ce dernier obtenu qu’il pourra véritablement exercer sous son propre nom.

L’insertion professionnelle de l’ophtalmologiste et ses perspectives d’évolution

L’évolution de carrière d’un ophtalmologiste dépend énormément de ses choix de vie. Une personne de caractère plutôt indépendant choisira d’ouvrir son propre cabinet et développer progressivement sa patientèle. Il gèrera les petits problèmes du quotidien seul et devra être très organisé pour pouvoir être rentable.

Une personne qui affectionne plutôt les grosses structures choisira, à l’inverse, d’exercer en hôpital ou en clinique. L’évolution de carrière peut y être extrêmement intéressante puisqu’il peut devenir chef de service après plusieurs années d’exercice.

Dans le second cas, il ne se concentrera que sur son cœur de métier : tous les petits tracas du quotidien seront gérés par d’autres personnes. Il aura l’occasion de côtoyer de nombreux corps de métiers et même d’enseigner à la faculté. Les inconvénients sont aussi à ne pas éluder : l’ophtalmologiste dépendra d’une structure importante et devra se plier aux règles, à la hiérarchie et aux décisions prises pour la bonne gestion de l’hôpital ou de la clinique.

Rémunération d’un ophtalmologiste

La rémunération d’un débutant varie de 3600 euros brut par mois à 4000 euros brut tandis qu’un ophtalmologiste plus ancien gagnera en moyenne entre 9000 et 10000 euros brut par mois.

source : mediaetudiant.fr

optometriste

En clôture du 32e congrès d’optométrie et de contactologie qui se tenait les 27 et 28 janvier à Paris, l’Association des optométristes de France (AOF) a plaidé pour une « indispensable réglementation » de la profession. Pour Philippe Verplaetse, président de l’AOF, « la France est l’un des seuls pays de l’Union européenne où l’optométrie n’est ni reconnue, ni réglementée ».

La France compte aujourd’hui 5 300 ophtalmologistes, mais, selon le rapport de l’ONDPS (Observatoire national de la démographie des professions de santé) de 2010, leur nombre va baisser de 19 % d’ici à 2015 et de 40 % à l’horizon 2020, accentuant encore les délais d’accès aux soins. « Cette situation sanitaire ne peut plus durer », assure Philippe Verplaetse. Le président de l’AOF dénonce la « solution inefficace » qui consisterait à augmenter le nombre d’orthoptistes, ceux-ci étant le plus souvent déjà employés dans les cabinets d’ophtalmologistes. Il met également en avant le fait que « sur les 50 actes les plus fréquents en ophtalmologie, les optométristes peuvent en réaliser plus de la moitié, au moindre coût ».

Organiser la délégation de tâches

Philippe Verplaetse rappelle qu’en décembre dernier, Marisol Touraine, ministre de la Santé, avait évoqué une possible délégation de tâches des ophtalmologistes vers les optométristes. « Une solution efficace » selon l’AOF dans la mesure où plus de 3 000 opticiens sont déjà qualifiés en optométrie. Ces professionnels ont « une répartition géographique très homogène », correspondant à celle de la population, et ils ont le plus souvent financé eux-mêmes leur formation, rendant cette solution économique.

L’AOF propose plusieurs mesures. Tout d’abord, une loi réglementant la profession, mais aussi la détermination avec les pouvoirs publics d’un numerus clausus fixant le nombre d’optométristes à former annuellement et leur répartition régionale.

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