23_06_lunettes-soleil-presentoir_630x420_scalewidth_630 PRIX A LA LOUPE - Afin d’enrayer la hausse des lunettes, les mutuelles ne rembourseront au maximum 470 euros pour les verres et 150 euros pour les montures. Les négociations ont traîné, les opticiens et les fabricants de lunettes ont poussé de toutes leurs forces et finalement le gouvernement a tranché. Afin de faire baisser le prix de l’optique en France, l’exécutif va imposer, par décret, des plafonds de remboursement par les mutuelles. Ainsi, dès avril 2015, les opticiens ne pourront plus tirer leur prix afin qu’il concorde avec le remboursement maximal proposé par les assurances qui offrent des contrats dits « responsables et solidaires ». En contre-partie, ces complémentaires pourront bénéficier d’une fiscalité allégée. Un prix unique sur les montures. Le remboursement des lunettes va être plafonné, à 470 euros pour celles avec des verres simples, à 750 euros pour celles avec des verres complexes et à 850 euros pour les très complexes. Dans les deux cas, les montures ne peuvent dépasser un forfait bloqué à 150 euros. Et les opticiens vont devoir montrer patte blanche : ils devront remettre un devis à leurs clients, puis une facture qui décomposera le prix de tous les postes : les verres, la monture et la prestation de l’opticien. Une préférence pour le low cost. « Les montures Made in France ou Origine France Garantie sont vendues 180 à 190 euros soit de 20 à 30% au dessus du plafond », explique au micro d’Europe 1 Philippe Peyrard, patron des opticiens Atoll. Donc, avec ce niveau de remboursement, les opticiens vont préférer vendre des lunettes fabriquées en Asie, dont le prix reste dans le plafond. « Le gouvernement a fait le choix du low cost, contre celui du made in France », résume Philippe Peyrard. Un risque pour l’emploi. Si les opticiens donnent la préférence aux lunettes fabriquées dans des pays où la main-d’œuvre est peu chère, à terme, la demande en Made in France risque de se tasser et donc l’emploi diminuer. Les professionnels réclament donc un relèvement du plafond. Les Français pourront également s’offrir des couvertures complémentaires qui vont au-delà de ces plafonds, mais dont l’émetteur perdra les avantages fiscaux promis par le gouvernement, et qui risque de le répercuter sur la cotisation. Un encadrement des médecins. Le décret prévoit également de plafonner les dépassements d’honoraires des médecins. En effet, le remboursement par les contrats « responsables » ne pourra dépasser 100% du tarif Sécu. Autrement dit, deux fois le tarif de base à 28 euros pour un spécialiste, soit 56 euros. Toutefois, cette décision va être étalée dans le temps et le plafond sera fixé à 125% en 2015 et 2016. source : europe1.fr

Le 20 mai 2014, l’UFC Que Choisir dévoilait les résultats d’un sondage faisant appel à des « faux clients ». Cette enquête mettait en avant les fraudes aux mutuelles pratiquées par certains opticiens. Les opticiens (en l’occurrence Optic 2000 et son réseau) ainsi que les mutuelles n’ont pas tardé à réagir et affichent leur volonté de tout mettre en œuvre pour éviter les abus.

Rappel sur le sondage

Le sondage dont les résultats ont donc été publiés le 20 mai 2014 révèle qu’un opticien sur cinq pratique une forme de fraude aux mutuelles. Concrètement, ils sont près de 18 % à ajuster les prix des lunettes en tenant compte des limites remboursées par les complémentaires santé. Parmi les pratiques constatées, il y a celle qui consiste à augmenter les prix des verres pour compenser ceux des montures si le remboursement de ceux-ci est trop bas. Au final, le client ne paie rien tout en jouissant des meilleures lunettes. En définitive, il s’agit de « tricher » sur les prix.

Cette façon de procéder est constatée plus souvent auprès des indépendants. En ce qui concerne Optic 2000, la pratique est constatée dans environ 1 cas sur 6.

Réponse des opticiens et des mutuelles

Au lendemain de la diffusion des résultats du sondage de l’UFC Que Choisir, Optic 2000 s’est exprimé. A travers un communiqué, l’enseigne met en avant le professionnalisme dont les opticiens font preuve : le client étant au cœur de leurs préoccupations. Optic 2000 se dit défavorable aux abus et est tout à fait d’accord avec les enquêtes aléatoires menées auprès des boutiques. D’ailleurs, des outils spécifiques ont été mis en place pour assurer que les pratiques de vente (négociations, processus…) sont conformes à la loi et respectent bien les procédures en vigueur.

Les mutuelles, à travers la Mutualité Française, ont également fait connaître leur opinion. Cet organisme semble en accord avec les critiques de l’UFC Que Choisir. Même si les assurés déboursent moins tout en bénéficiant des meilleures lunettes, ils paient plus au final puisque les sommes remboursées se reflètent ensuite au niveau des cotisations. En définitive, certaines personnes préfèrent renoncer aux soins étant donné l’importance des cotisations.

Enfin, on ne manquera pas de souligner que le gouvernement travaille actuellement sur une limitation du montant remboursé par les complémentaires santé en matière d’optique.

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Comme le prévoit l’article L.861-1 du Code de la Sécurité sociale, les plafonds de ressources de la CMU Complémentaire sont revalorisés au 1er juillet de chaque année pour tenir compte de l’évolution des prix à la consommation.
La revalorisation des plafonds de ressources de la CMU C impacte mécaniquement les plafonds de ressources de l’Aide Médicale de l’Etat (AME) et de l’Aide à la complémentaire santé (ACS).
Ces derniers sont situés à 35 % au dessus des plafonds de la CMU C. La plaquette présentant l’ACS intègre les nouveaux plafonds de ressources en vigueur au 1er juillet 2013.
Les plafonds de ressources annuelles donnant droit à l’ACS sont passés à 11 600 euros, soit 967 euros par mois.

source : mutuelle-umc.fr

optez-pour-la-bonne-formule-optique_2570Près d’un opticien sur cinq propose à la clientèle d’effectuer des déclarations erronées à leur mutuelle. C’est ce que révèle un récent sondage mené par l’UFC Que Choisir. De cette manière, les prix sont juste maquillés et non réduits.

Une pirouette pour éviter la diminution des tarifs

Dans le cadre de l’enquête d’UFC Que Choisir, des « clients mystère » ont été mis à contribution. C’est ainsi que la pratique de certains opticiens a été révélé. Environ 1 200 opérateurs ont été approchés. Parmi eux, 20 % propose un accord frauduleux aux clients.

Concrètement les faux clients viennent pour l’achat d’une monture coûtant au moins 140 €. Ensuite, ils font savoir à titre informatif que leur mutuelle optique rembourse la monture à seulement 90 € (les 50 € restants étant trop onéreux pour leur budget) et les verres pour 390 €.

Des propositions qui en disent long

Face aux affirmations des faux clients, les opticiens n’ont pas eu les mêmes réactions. Moins de 30 % d’entre eux les conseillent de se tourner vers une monture plus abordable. Un peu plus de 15 % ont offert une réduction exceptionnelle. Près de 13 % ont offert un paiement par mensualités.

Environ 20 % ont eu une réaction assez éloquente : ils ont soumis, sans détour, l’idée d’une « fraude à la mutuelle ». Il s’agit alors d’augmenter le prix des verres à hauteur de 390 € tout en réduisant le tarif de la monture pour atteindre les 90 € couvert. Il a été constaté que les indépendants ont plus tendance à pencher vers cette pratique par rapport aux enseignes d’envergure.

En définitive, ces pratiques ont une répercussions sur les coûts supportés par les complémentaires santé. Inévitablement, cela influe sur les cotisations versées par les assurées. Au total, le surplus est estimé à plus de 140 millions d’euros annuellement.

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Un projet de décret envisage de limiter à 450 euros le remboursement des lunettes par les complémentaires. La couverture des mutuelles sur les dépassements d’honoraires serait aussi restreinte.

Le gouvernement veut compresser les prix pratiqués par les opticiens, alors que près de deux millions de Français diffèrent leurs soins d’optique pour des raisons financières. Un projet de décret, dévoilé vendredi 9 mai 2014 par le quotidien Les Echos, limite la couverture des mutuelles sur les frais et sur les dépassements d’honoraires des médecins.

À partir de 2015, le remboursement par les complémentaires des verres et montures sera limité à 450€, par période de deux ans, selon un décret en voie de finalisation. En effet, les lunettes, très peu remboursées par la Sécurité sociale (une des pistes évoquées en septembre 2013 par la Cour des comptes pour combler le déficit de la Sécurité sociale, avait été la fin du remboursement des lunettes par la Sécu), le sont essentiellement par les mutuelles, assurances et institutions de prévoyance (68%).

Dans sa version actuelle, le texte est toutefois plus souple que dans sa première mouture élaborée en mars. Il prévoyait à l’époque un abaissement graduel du plafond de remboursement à 300€ d’ici à 2018. Au final, le montant maximum de couverture ne sera pas dégressif, même si le ministère de la santé assure que tous les arbitrages « ne sont pas encore pris ». Le gouvernement semble ainsi avoir tenu compte de la grogne des fabricants, qui dénonçaient un « déremboursement dissimulé des équipements d’optique ».

Dépassements d’honoraires des médecins de secteur 2

La même logique est appliquée aux dépassements d’honoraires des médecins en secteur à honoraires libres, dit secteur 2. Le texte prévoit une couverture totale des mutuelles, à condition que le tarif pratiqué n’excède pas 125% (en 2015 et 2016), puis 100% du tarif Sécurité sociale.

Ainsi, à partir de 2017, une consultation chez un spécialiste sera intégralement prise en charge si cette dernière ne coûte pas plus de 56€, soit deux fois le montant de base. Cette mesure, néanmoins, ne s’appliquera pas aux 11 000 médecins de secteur 2 signataires d’un « contrat d’accès aux soins » et qui, par conséquent, se sont déjà engagés à geler leurs dépassements.

Cette fois, ce sont les compagnies d’assurance-santé qui grincent des dents. À les entendre, la mesure pourrait aller à l’inverse de l’effet escompté. « Le dépassement moyen est de 80%, alors je ne comprendrais pas que l’on fixe une limite supérieure », estime Étienne Caniard, président de la Mutualité française qui regroupe la quasi-totalité du secteur. « C’est une porte ouverte à l’augmentation des dépassements, absolument pas à une mesure de maîtrise », poursuit-il.

source : notretemps.com

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Cela fait quelques mois que les questions fusent sur le montant couvert par les mutuelles en ce qui concerne le remboursement des lunettes. Dans un avenir très proche, la ministre de la Santé Marisol Touraine devrait soumettre un décret  dont l’application permettra, entre autres, de limiter les frais d’optique.

Les lunettes : coût trop élevés

Si l’on en croit les chiffres dévoilés par la Cour des Comptes, il faut compter près de 500 euros en moyenne pour l’achat d’une paire de lunettes en France. Ce qui est pratiquement deux fois plus cher par rapport aux tarifs en vigueur dans d’autres pays Européens. Pour sa part, la Sécu offre une couverture minimale et c’est une bonne complémentaire santé qui prend en charge la plus grosse partie.

Les chiffres sont d’ailleurs très éloquents. Si l’on considère la seule année 2012, les dépenses occasionnées par les achats d’optique sont évaluées à plus de 5 milliards d’euros dont 4 ont été couverts par les mutuelles et les sociétés d’assurance. Le gouvernement estime que des économies doivent être réalisées. Résultat : le remboursement des lunettes va être plafonné à partir de 2015.

Ce qui va changer

Si l’on en croit Europe 1, un système dégressif va être mis en place : le montant maximum remboursé va diminuer à partir de 2015 sur une période de 3 ans. Au terme de ce délai, il n’y aura plus de couverture illimitée en ce qui concerne l’optique. Parallèlement, une autre restriction devrait aussi être appliquée : une seule paire de lunettes pourra être remboursée tous les deux ans. Les enfants et les personnes dont la vue évolue ne sont toutefois pas concernés. Les opticiens et les fabricants n’ont pas manqué d’exprimer leur colère face à cette mesure.

N’hésitez toutefois pas à passer par un comparateur de mutuelle optique

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Le décret sur les contrats responsables et solidaires pourrait paraître « d’ici un mois », selon une information recueillie hier par Europe 1. Ce texte prévoirait l’instauration d’un plafond de remboursements des organismes complémentaires dans les domaines de l’optique et du dentaire, par étapes, « d’ici deux ou trois ans », avance cette radio.

Invité d’Europe 1 midi, le président de la Mutualité Française a rappelé hier que le niveau de prise en charge des mu­tuelles dans ces domaines est peut-être facteur d’inflation des prix. « Il s’agit de mettre fin à cette pratique pour une seule raison : permettre aux Français d’accéder aux soins. » Actuellement, a poursuivi Etienne Caniard, « les prix augmentent, les mutuelles essayent de suivre et elles deviennent donc de plus en plus chères. Nous sommes ainsi dans un cercle vicieux qui contribue à entretenir le renoncement aux soins lequel est plus marqué en France que dans les autres pays européens ».

Le plafonnement des remboursements complémentaires constituera un « signal fort » adressé aux professionnels de santé. Il consiste à dire que les mutuelles doivent rembourser le « juste prix » d’une prestation « et qu’il ne s’agit pas d’aller au-delà ». Ainsi, en matière d’optique, a répondu Etienne Caniard à un auditeur, il ne conviendra pas de fixer le même prix pour l’ensemble des verres, mais déterminer un prix pour les verres simples, pour les verres complexes… Pour les soins dentaires, le président de la Mutualité Française est favorable à des négociations avec les chirurgiens-dentistes pour déterminer le coût d’une prothèse.

Concernant la progressivité d’un abaissement des plafonds, Etienne Caniard peut comprendre cet échéancier en matière d’optique dans la mesure où les conventions passées avec des opticiens permettent une baisse des prix et qu’il convient d’en observer les effets dans le temps. En revanche, il se montre plus « réservé » sur les dépassements d’honoraires. « Un plafond trop haut, même s’il est amené à baisser par la suite, constituerait un effet d’aubaine pour de nombreux médecins », estime le président de la Mutualité. Rappelons que la Mutualité propose d’ores et déjà un dispositif de plafonnement des dépassements d’honoraires qui articule les contrats responsables avec le contrat d’accès aux soins.

Assurance maladie : une progression des dépenses fixée à 2% par an
Le ministre des Finances a présenté hier, en Conseil des ministres, le plan de stabilité pour 2014-2017. Pour Michel Sapin, le retour du déficit à 3% du PIB en 2015, n’est « pas une question de fétichisme ou de soumission ». Et devant la commission des Affaires sociales de l’Assemblée, il a assuré que les décisions préserveraient « notre modèle social et républicain ». « Contrairement à la plupart de nos partenaires européens, nous avons écarté toute baisse de prestations », a-t-il affirmé. Dans son plan, le gouvernement privilégie l’hypothèse d’une reprise de l’activité reposant sur l’amélioration de la conjoncture économique internationale, mais aussi sur les allègements fiscaux et sociaux.

Sur les 50 milliards d’euros d’économies prévues sur la période 2014-2017, 21 milliards concernent la protection sociale. Ainsi, l’objectif national des dépenses d’assurance maladie (Ondam) a été fixé à 2% par an, contre 2,4% en 2013, précise Le Figaro-économie (page 22).

« Jamais un rythme aussi faible n’avait été programmé », commentent Les Echos (page 2), qui annoncent que le gouvernement table sur une meilleure organisation du parcours de soins, sur le développement de la chirurgie ambulatoire et des médicaments génériques. Les mesures d’économies concernant l’hôpital et la médecine de ville seront précisées à l’automne. Elles seront réalisées « sans jamais réduire la prise en charge des soins », a assuré Michel Sapin.

Gelées jusqu’en octobre 2015, les prestations familiales et les aides au logement n’augmenteront pratiquement pas en volume : + 0,2% par an entre 2015 et 2017. « Y a-t-il discussion possible sur le gel des prestations sociales et sur le gel du point d’indice de la Fonction publique ? », interroge Le Monde (page 6). Réponse du ministre des Finances : « Tout peut être discuté. Simplement, les milliards ça va vite… »

De son côté, le président du Haut Conseil des finances publiques a ré­servé un accueil mesuré à ce plan d’économies, souligne Libération (page 11). Si Didier Migaud juge « réalistes » les prévisions contenues dans le plan pour cette année, celles pour l’année prochaine reposent « sur un enchaînement vertueux de toutes les hypothèses favorables ». Dans son avis publié hier, le Haut Conseil se montre également perplexe : la baisse de dépenses en 2014 et 2015 pourrait, selon lui, « peser davantage que prévu par le gouvernement sur la croissance à court terme ».

Le plan de stabilité sera débattu à l’Assemblée nationale mardi prochain, avant d’être transmis à la Commission européenne le 7 mai, précise Le Monde (page 6).

John Sutton et Jean-Michel Molins

source : mutualite.fr

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