En France, la médecine “low-cost” a de l’avenir

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janvier 24th, 2013

Category: santé

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La pauvreté et le renchérissement des soins conduisent un nombre croissant de Français à retarder ou renoncer aux soins. Des solutions alternatives existent et rencontrent un succès grandissant.

En 2012, Médecins du Monde (MDM) a comptabilisé plus de 40 000 consultations médicales, soit « une augmentation d’activité de plus de 22 % en moins de 3 ans », selon le directeur des missions France Jean-François Corty. Pour l’association, ce n’est pas une surprise, 30 % des Français ayant déclaré avoir renoncé ou retardé leurs soins pour des raisons financières.

MDM prend en charge gratuitement ces patients mais déclare « ne pas avoir vocation à se substituer au droit commun ». « Venir chez MDM n’est jamais facile », dit Jean-François Corty, constatant un sentiment de « dévalorisation chez des personnes qui ne pensent pas être légitimes à se faire soigner » par une organisation humanitaire. « Des profils » disparus avec la mise en place de la CMU en 1998, « reviennent, comme des familles avec de jeunes enfants, des femmes seules, des étudiants, des travailleurs pauvres » souligne-t-il. La plupart vivent sous le seuil de pauvreté (moins de 964 euros par mois) mais certaines subissent « l’effet de seuil, des personnes “trop riches” pour bénéficier de la CMU-C (moins de 648 euros) et paradoxalement “trop pauvres” pour pouvoir se payer une mutuelle ».

Autre voie pour se soigner à bon marché, les écoles, dont certaines sont ouvertes au public et proposent l’accès à leur « magasin pédagogique » à des tarifs défiant toute concurrence. Ainsi, relève Émilie Le Lannou, directrice de l’Institut supérieur d’optique de Toulouse, « 85 % de notre clientèle est envoyée par des associations ». Les prix, de 20 % à 50 % moins élevés que chez un opticien classique, attirent un public « à faible revenu, sans mutuelle ou ayant un mauvais remboursement » optique, souligne-t-elle.

Le centre de soins d’enseignement et de recherche dentaire de Lyon propose des soins facturés « jusqu’à 50 % » moins cher que chez un dentiste, souligne le Pr Guillaume Malquarti. Quelque 100 000 patients y passent chaque année, dont « au moins 40 % de bénéficiaires de la CMU ». Là encore, un public en « augmentation ».

Certains viennent pour « des soins compliqués » grâce à un « plateau technique plus perfectionné que dans certains cabinets libéraux », ajoute-t-il. Et que l’on se rassure, l’élève-dentiste « a déjà plus de 3 années d’études ».

Le public peut aussi accéder aux offres de soins d’institutions sanitaires nationales comme les centres de sécurité sociale. Ainsi, un « examen périodique de santé » (EPS) est proposé gratuitement à tout assuré, tous les 5 ans. En 2011, 550 000 EPS ont été réalisés.

source : lejsl.com


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