INTERVIEW : THIERRY LASRY, DES LUNETTES DE STARS

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septembre 21st, 2012

Category: Lunettes

« Vous êtes encore plus belle avec des lunettes Thierry Lasry. » Jeune créateur de lunettes chouchou des stars, Thierry Lasry est tout sauf un allumé en quête d’exposer ses modèles sous verre. Ses lunettes vivent, interpellent, séduisent avec cette promesse une fois portées de sublimer. Magiques donc mais aussi futuristes et vintage, les fondations sont posées, assumées et ça fonctionne de Los Angeles à Tokyo. Rencontre.

Nicole Richie, Eva Mendes,Madonna… Vous êtes une marque de lunettes de stars. Comment expliquer cette engouement auprès d’Hollyood ?
Notre distribution d’abord. Les lunettes Thierry Lasry sont là où il faut être : colette, Liberty, Dover Street Market… des « place to be » ciblés et intimistes. Ensuite, il y a Los Angeles avec cet accès délirant aux stars et c’est aussi l’une des villes les mieux distribuées par la maison. Les trois-quarts des grandes stars qui portent des Thierry Lasry ont eu leurs lunettes à Los Angeles.
Enfin, on travaille avec elles, de Lady Gaga à Rihanna. Mais aussi avec des stylistes, Rachel Zoe notamment qui fait le style d’Eva Mendes. On collabore désormais main dans la main : je suis allé chez elle récemment et on a réfléchi à ce qui pourrait lui aller. Même combat pour Jennifer Garner.
Attention, nous n’offrons jamais de produits et nous ne le ferons jamais.

Quelle star porte le mieux vos lunettes ?
Eva Mendes, une beauté latine sublime.

Pourquoi ne pas vous installer à Los Angeles ?
On est une marque parisienne. J’y tiens. Tout est fabriqué à la main en France dans un atelier totalement indépendant. On ne veut pas délocaliser. S’étendre peut-être.

Lively, Adultery, Virginity, Anorexxxy… Comment trouvez-vous les noms de vos modèles ?
Mon nom et mon prénom finissent par un « y ». Mes lunettes ont donc des noms qui finissent pas un « y », c’est aussi simple ! Après c’est selon l’humeur.
L’Anorexxy par exemple est un dérivé de la Lively, modèle iconique et best-seller depuis 2 ans et demi, celle portée par Madonna entre autres. C’est la lunette qui sublime n’importe quelle femme. L’Anorexxxy est la version affinée et plus légère. Légère en terme de rendu sur le visage.

Quel est votre modèle fétiche ? Pourquoi ?
Mon modèle fétiche est la Lively inspirée par Blake Lively qui est à mes yeux LA fille la plus magique. Elle a une beauté à part, presque pure. Ces lunettes sont très reconnaissables, le design est épuré, simplement beau à l’image de la beauté naturelle de Blake. Le hic : Blake n’a jamais porté ce modèle.

A part Blake, qu’est-ce qui vous inspire ?
Les sources sont très diverses. Sur notre modèle phare de l’été par exemple, le modèle Angely avec un tenant plaqué fluo, j’ai été inspiré par plusieurs choses : les semelles fluo vues chez Mark McNairy et les années 80 qui sous-tendent tout mon travail. Ici l’idée, ce sont les Légo. On a donc un modèle rétro, géométrique et futuriste.

Votre père est opticien, mère designer. Vous conseillent-ils ?
En terme créatif, je suis sourd aux conseils. J’ai une vision et une idée bien claire de ce que veux et où je veux aller. Je suis jamais contre avoir un feedback. En phase de création, je peux aller voir mon père mais j’aime surprendre avant tout. Et ça veut forcément dire qu’on travaille un peu dans son coin même si ça implique de prendre des risques.

Comment c’était au tout début ?
Le vrai début est au bout de la première année. Je décide alors de faire une collection Pirate au sein de la collection. L’idée était de travailler la symétrie. Il y a 3 modèles qui se déclinent en différents coloris : le premier est très futuriste, blanc et crystal, le deuxième mixe noir et blanc enfin le troisième est assez dingue. A la place du verre, on a laissé la matière et déposé 250 cristaux de Swarovski. Un produit créatif complètement fou et au potentiel editorial conséquent. Le Vogue nous a lancé avec trois pleines pages. Deux semaines après, pluie de mails de stylistes new-yorkais et anglais.

Ensuite, il y a eu le salon Première Classe. Je sentais que ça allait décoller, qu’il se passait quelque chose. Six mois après, Nicole Richie portait des Thierry Lasry. Elle a porté les mêmes lunettes pendant 1 an. A tel point que les journalistes ne nous demandaient plus le nom du modèle, plus besoin de communiquer. Et aujourd’hui, quand on essaie de nous copier on croit que c’est l’original, c’est super flatteur quelque part.

Vos projets ?
J’aime surprendre, si j’en dis trop ça ne marche plus !

Je peux vous parler de ma dernière collaboration avec Garrett Leight, un autre créateur de lunettes. Il incarne Los Angeles et moi Paris. On a chacun imaginé une lunette qui s’appelle numéro 1, la première d’une série en édition limitée. L’une, c’est mon ADN avec sa touche et vice versa. Il y a une sorte de symétrie dans leur conception. Et pour marquer le coup, on a créé un packaging spécial. Pour Paris c’est une carte vintage de L.A et pour L.A une carte vintage de Paris.

Personne n’a jamais fait de collaboration dans le même milieu. C’est comme siChristian Louboutin et Roger Vivier s’associaient.

Justement, imaginez vous comme Louboutin, référence en matière d’escarpins, faire un jour des chaussures ?
Je suis attaché à la légitimité, l’idée est de devenir référence dans le monde de la lunette. Je ne veux pas me disperser. Ce qui ne veut pas dire diversifier. Je n’ai a priori aucune légitimé à faire autre chose. Maintenant via des collaborations, tout est possible.

Vous avez une idée du prochain best-seller ?
Oui très bien. A réception de ma collection, au premier regard, je sais exactement ce qui va se vendre bien et même très bien. Je suis optimiste pour la prochaine collection : tout se vendra particulièrement bien.

Qu’est-ce que je peux vous souhaiter dans les 2 ans à venir ?
Que les projets dont je ne veux pas parler se réalisent !

 

Points de vente :
Marc le Bihan
colette
Walter S.
Arty Dandy …

Plus d’informations sur le site de Thierry Lasry.

 

Chloé de Trogoff

source: puretrend.fr


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