L’Acep : les opticiens en ligne de mire

By
octobre 9th, 2012

Category: Business

Spécialiste des appareils de prise de mesure optique, Acep a mis au point une nouvelle offre pour tablettes iPad. Coût du projet : 1 million d’euros, qu’il a déjà financé à hauteur de 600 000 euros. Les fonds d’investissement sont à l’écoute, mais prennent leur temps…

Acep a décidé de passer à la vitesse supérieure. Pour cela, Jean-Philippe Sayag, le président de cette société spécialiste des appareils de prise de mesure optique et notamment de celle de la distance entre l’œil et le verre, entend surfer sur l’essor des tablettes iPad ou Android. C’est sur ces supports qu’il envisage de proposer une nouvelle offre à un nombre plus important d’acteurs de l’optique, comme les chaînes spécialisées, les opticiens, les ophtalmologues.
Son ambition : toucher des protagonistes plus modestes alors qu’il s’adressait jusqu’à présent à des acteurs haut de gamme. « Nous avons actuellement huit développeurs qui travaillent sur ce projet. J’en prévois quinze rapidement afin d’enrichir notre offre sur les tablettes que nous proposons avec déjà trois applications possibles. L’une d’entre elles donne accès à un système de simulation novateur grâce à la caméra intégrée dans les tablettes. Nous nous sommes fixés d’offrir 10.000 licences par an à brève échéance. Et de multiplier les applications à raison d’une ou deux supplémentaires par an », soutient le patron de l’entreprise inscrite sur le Marché libre.

Un marché en plein essor

Ces projets ont bien évidemment un coût. Que le numéro un de la société a fixé à 1 million d’euros. Pour l’heure, il a déjà réussi à réunir 600.000 euros, essentiellement grâce à la loi Tepa, Oséo et l’apport de plusieurs fonds d’investissement. Il a aussi puisé dans ses réserves personnelles. Restent à trouver 400.000 euros.
Il compte normalement sur l’apport du crédit impôt recherche (CIR). Mais les délais sont longs et il ne peut pas compter sur quoi que ce soit avant un an. Il envisage donc de prendre son bâton de pèlerin pour boucler le financement du projet. « Je pense pouvoir parvenir à mes fins. Mais ces démarches prennent beaucoup de temps. Les fonds d’investissement ont de l’argent et sont à l’écoute, mais ils demandent beaucoup de précisions, ce que je comprends parfaitement », assure Jean-Philippe Sayag.
Il n’est d’ailleurs pas au bout de ses peines car, compte tenu du développement à venir de son marché (les points de vente d’opticiens sont appelés à doubler rapidement, l’essor aux États-Unis est tout aussi soutenu) il a déjà prévu d’offrir jusqu’à 100.000 licences et de tripler son chiffre d’affaires (3,5 millions d’euros prévus en 2012) d’ici à trois ans. Pour cela, il lui faudra deux à trois millions d’euros supplémentaires. « J’ai pour l’instant une longueur d’avance sur mes concurrents. Barrière à l’entrée qui fait aujourd’hui ma force et avec laquelle j’entends bien construire la croissance de demain », assure le patron du groupe qui compte se transférer, dès que possible, sur le marché Alternext.

Pascale Besses-Boumard

source : latribune.fr


You must be logged in to post a comment.

%d blogueurs aiment cette page :