Le plus grand centre de recherche ophtalmique au monde est à Créteil

By
avril 25th, 2014

Category: Verres

La démonstration est spectaculaire. La buée déposée sur la partie d'un verre qui a été traitée disparaît presque aussitôt ; sur l'autre partie, elle s'estompe beaucoup plus lentement… « C'est l'aboutissement de dix ans de travail », souligne Eric Perrier, directeur de la recherche et du développement d'Essilor, le numéro un mondial des verres correcteurs.

La démonstration est spectaculaire. La buée déposée sur la partie d’un verre qui a été traitée disparaît presque aussitôt ; sur l’autre partie, elle s’estompe beaucoup plus lentement… « C’est l’aboutissement de dix ans de travail », souligne Eric Perrier, directeur de la recherche et du développement d’Essilor, le numéro un mondial des verres correcteurs.

Jeudi 24 avril, le nouveau centre de recherche ophtalmique du groupe français devait être inauguré officiellement, à Créteil. Avec ses 400 chercheurs, c’est le plus grand au monde.

PROCÉDÉS SOPHISTIQUÉS

Dans un autre laboratoire du site, un traitement antireflet est testé dans une enceinte spéciale appelée « cloche sous vide ». Des nano-particules sont déposées sur les deux faces du verre. Elles vont former l’une des trente à quarante couches ultra-fines qui finiront par le composer.

Essilor met au point des procédés très sophistiqués. Sa dernière découverte ? Le filtrage de la lumière bleue à l’origine de la cataracte et de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA).

Nano-technologies, microscopes à balayage électronique, le bâtiment cristolien de plus de 10 000 mètres carrés est un portail vers l’infiniment petit. Les laboratoires et les bureaux paysagers sont répartis sur quatre niveaux. Avec son « café scientifique », sa terrasse et sa structure vaste et lumineuse, le centre se donne des airs de start-up.

« CAMPUS »

Particularité de ce site, les équipes d’ingénierie, des opérations et du « business », chargées d’adapter aux besoins des particuliers les découvertes pour les commercialiser sont très près des chercheurs. « Cela permettra d’accélérer la mise sur le marché de nouveaux produits », explique M. Perrier en décrivant ce « campus » qui rassemble au total 900 personnes.

En parallèle, Essilor a ouvert, en octobre 2012, un centre aux Etats-Unis, à Dallas (Texas), portant à trois ses sites de recherche dans le monde. Le groupe a aussi des équipes à Singapour depuis le début des années 2000.

Il s’agit d’appréhender les problématiques locales liées à la vue, tout en participant aux grands programmes de recherche du groupe. Si Singapour se spécialise dans la myopie, Dallas est plus orienté sur la polarisation (pour enlever les reflets) et le photochromique (pour teinter les verres).

« CONVICTION DANS LE POTENTIEL D’INNOVATION »

Au total, Essilor emploie 500 chercheurs dans le monde, pour un budget de plus de 160 millions d’euros en 2013. « Cela représente plus de la moitié de celui de l’ensemble des sociétés du secteur, ce qui illustre notre conviction dans le potentiel d’innovation », pointe Paul du Saillant, directeur général adjoint d’Essilor.

Pour la troisième année consécutive, Essilor fait partie du palmarès des « cent sociétés les plus innovantes du monde » établi par le magazine américain Forbes, se classant, en 2013, en vingt-troisième position.

« Aujourd’hui, 40 % du chiffre d’affaires est réalisé avec des produits lancés il y a moins de quatre ans », dit M. du Saillant. « C’est très important, ajoute-t-il, quand on sait que chaque soir, un million de paires de verres partent de nos centres de production et de nos laboratoires vers des dizaines de milliers d’opticiens dans le monde. »

source : lemonde.fr


You must be logged in to post a comment.

%d blogueurs aiment cette page :