L’employée de chez Pearle était trop généreuse avec ses amis

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juin 7th, 2013

Category: Insolite

3d Burglar looking through your folders

Employée chez Pearle à Dinant, la prévenue aurait été trop large, offrant lentilles et lunettes et s’offrant des bonus. Elle nie.

L’ex-employée nie farouchement ce qui lui est reproché: des réductions de 100 % offertes à des amies, le vol de numéraire et la dissimulation frauduleuse en trafiquant les programmes informatiques. Ces accusations, de la part de la gérante dinantaise de l’enseigne néerlandaise d’opticien Pearle, lui ont valu de perdre son job, juste après que les faits aient été découverts, au printemps 2007. «J’ai été traitée de voleuse dans la profession, j’ai perdu mon boulot, ai été endettée et je me retrouve maintenant femme de ménage», témoigne-t-elle dans un sanglot.

Elle nie cependant. «En rentrant de vacances, on m’a demandé de compter l’argent du coffre. Il manquait une enveloppe de 550 euros, qui datait de la veille de mon départ. J’en ai informé la gérante. Avant de partir en vacances, je l’avais déposée sur l’établi…»

Les remises inconsidérées à certains clients trouvent aussi leur explication: «Il y a toujours des bons de réductions, sur internet, dans les folders ou en magasin. Ils pouvaient être cumulés.»

Enfin, elle rit de l’accusation d’avoir manipulé les ordinateurs: «Si j’étais un cerveau de l’informatique, je ne serais pas ici.»

La partie civile dépose pourtant des bons où figurent des réductions de 100 %, adressés à des amies. Elle explique aussi qu’ils étaient imprimés, complétés avec des noms fictifs, puis effacés avant d’être encodés pour ne pas laisser de trace. Et de citer divers témoignages de clients ayant obtenu des lentilles à 90 € au lieu de 120, une dizaine de fois, sans facture, en payant de la main à la main à l’employée, ou des lentilles gratuites (au lieu de 65 €) ou encore des lunettes à 49 € au lieu de 235.

Elle réclame 3 600 euros, sur base d’un audit interne à Pearle.

Mais le ministère public n’est pas de cet avis. «Les enquêteurs ont conclu à l’absence de sécurisation du système informatique de la société, abonde le substitut Piret. Sans doute cette situation profite-t-elle à Pearle, d’ailleurs. Il est possible, sans peine, d’imprimer de nouveaux bons sans encodage. Il est vrai que des éléments sont troublants, mais ils sont périlleux et ne se fondent que sur des témoignages. Sur l’enveloppe, on n’a pas d’élément suffisant. Sur l’informatique, le système est conçu pour que tout puisse être modifié. Sur les réductions, on a des témoignages concordants mais rien qui puisse être sanctionnable.»

La défense, qui boit alors du petit-lait, abonde en ce sens. Me Rondia souligne que le code accès de la caisse était utilisé par tout le personnel, que les bons de réduction étaient cumulables, que la gérante aurait admis avoir transmis l’enveloppe de 550 euros à la maison mère et, enfin, qu’aucun inventaire ne fait observer la disparition de marchandise. L’avocat conteste les 3 600 euros réclamés: «Ils le sont sur base d’une estimation de Pearle, qui n’est pas contradictoire.» Il accuse même la gérante, dans cette affaire, d’avoir surtout voulu se débarrasser d’une employée à peu de frais. L’acquittement est plaidé. Jugement le 27 juin.

source : lavenir.net


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