Lunettes trop chères : comment y voir clair ?

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septembre 20th, 2013

Category: Business

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Jean-Martin Cohen Solal était l’invité hier de l’émission Le Grand 8, sur la chaîne Direct 8. Pourquoi les lunettes coûtent si cher en France, lui ont demandé Laurence Ferrari et Audrey Pulvar ? « La première raison est qu’il y a trop d’opticiens en France et qu’on en forme trop chaque année. De plus, les tarifs des opticiens ont explosé ces dernières années », a expliqué le délégué général de la Mutualité Française.

« Le rapport de la Cour des comptes montre que l’opticien est à la fois distributeur et prescripteur des lunettes, a souligné Jean-Martin Cohen Solal. Une loi est actuellement en discussion à l’As­semblée pour permettre aux mutuelles de mettre en place des réseaux permettant à la fois de mieux maîtriser la qualité et les prix. » Le délégué général de la Mutualité a dénoncé la dérégulation du marché de l’optique. « Nous avons tous intérêt à maîtriser les tarifs. Quand deux millions de Français renoncent à changer de lunettes pour une question d’argent, on mesure l’ampleur du pro­blème », a-t-il constaté. « Nous ne souhaitons par le désengagement de l’assurance maladie de l’optique ! », a-t-il conclu sur Direct 8.

Une déclaration reprise dans plusieurs quotidiens régionaux ce matin, comme Le Progrès, Le Dauphiné libéré, L’Est républicain, Les Dernières Nouvelles d’Alsace et d’autres titres. « Nous demandons à ce que le marché de l’optique soit régulé. » Ce qui signifie ? « Une bonne mutuelle ne rembourse pas tout et à n’importe quel prix. Nous constatons dans l’optique une inflation des dépenses au profit de la distribution et des opticiens, au détriment des patients », répond Jean-Martin Cohen Solal.

Retraites : place au débat parlementaire !
Le projet de loi sur la réforme des retraites a été présenté hier en Conseil des ministres et sera discuté à l’Assemblée à partir du 7 octobre. Le gouvernement a demandé aux députés de sauvegarder l’équilibre financier du texte. « La réforme repose sur un équilibre d’ensemble. Cet équilibre, il faut évidemment le préserver », a ainsi déclaré hier la ministre des Affaires sociales, qui défendra le texte du gouvernement.

Le volet social de la réforme est important, a-t-elle souligné, détaillant les « mesures de justice » du projet, dont la création d’un compte-pénibilité pour les salariés du privé travaillant dans des conditions difficiles. Il permettra, à partir du 1er janvier 2015, d’accumuler des points pour partir plus tôt à la retraite, explique Le Figaro-économie (page 21).

Ce dispositif montera progressivement en charge pour bénéficier à terme à un salarié sur cinq, selon le gouvernement, et à seulement un sur quatre, selon les experts de la commission Moreau pour l’avenir des retraites. Environ 150.000 salariés pourraient ainsi partir avant 62 ans, selon les estimations du Figaro-économie.

Les réactions syndicales sont diverses. La CGT maintient la pression, en appelant à une semaine d’action du 7 au 11 octobre, à l’occasion de l’ouverture du débat parlementaire, avec la perspec­tive d’une journée nationale d’action unitaire et interprofessionnelle, rapporte L’Humanité (page 2).

De son côté, le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, annonçait hier, dans un entretien au Parisien/Au­jourd’hui (pages 4 et 5), son intention « de faire pression auprès des députés », « en envoyant un courrier à chaque parlementaire ». La CFDT et deux autres syndicats, la CFTC et l’Unsa (syndicats autonomes), se sont félicitées hier, dans une tribune parue sur le site Internet de Libération ( www.liberation.fr), de la méthode de concertation, qui a permis selon eux, d’obtenir « des droits nouveaux » pour les salariés.

« Notre combativité reste entière, alors que s’ouvre le débat parlementaire », affirment les trois syndicats. Ils ont dé­cidé de « zoomer » ensemble sur quatre re­ven­dications, auprès des députés. La première d’entre elles porte sur « la prise en compte des périodes de stage dans la validation de trimestres de retraite ». « La préservation des retraités ayant de basses pensions », des « avancées rapides contre les inégalités dont sont victimes les femmes » et « une prise en compte des salariés en fin de carrière toujours en situation de pénibilité » sont leurs trois autres exigences.

Succès du dossier pharmaceutique
Lancé sans fanfare, le dossier pharmaceutique, qui recense les médicaments délivrés pour chaque patient au cours des quatre derniers mois est actif dans 9 cas sur 10, a annoncé hier l’Ordre national des pharmaciens (Le Figaro-économie, page 24). Cet outil a conquis 98 % des pharmacies et concerne près d’un Français sur deux.

Le dossier pharmaceutique pourrait bientôt être élargi à la surveillance des contrefaçons de médicaments et au suivi des vaccinations, voire, dans le futur, à la gestion des crises sanitaires. Il permet de joindre en vingt minutes la quasi-totalité des officines de l’Hexagone, les quelque 300 grossistes répartiteurs et plus de 2.000 établissements sanitaires.

En juin, un arrêté a étendu l’accès du dossier pharmaceutique aux services d’urgence, d’anesthésie et de gériatrie. « C’est une révolution pour les urgentistes de connaître en trois secondes l’historique d’un patient en termes de médicaments », explique Isabelle Adenot, présidente de l’Ordre des pharmaciens.

John Sutton

source : mutualite.fr


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