Malakoff Médéric responsabilise ses adhérents

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décembre 11th, 2012

Category: santé

L’organisme paritaire de prévoyance et d’assurance-santé parle aussi de prévention santé au grand public.

La santé n’est pas un bien comme les autres. Mais c’est de plus en plus un marché. Le déficit de l’assurance-maladie (5,1 milliards d’euros prévus en 2013), pousse en effet à la montée en puissance des assurances complémentaires. Longtemps cantonnés à un rôle de « payeurs aveugles », mutuelles et organismes de prévoyance font entendre leur voix. Qu’il s’agisse de participer à la maîtrise du coût croissant des soins ou de proposer leurs services, ces opérateurs ne se contentent plus de campagnes de pub télé et radio vantant leurs prestations ; ils font aussi du marketing. Exemple, Malakoff Médéric, l’organisme paritaire de prévoyance retraite et d’assurance-santé, qui a décidé d’aller au contact direct du public. Notamment pour parler prévention. « Les grandes campagnes nationales, type antitabac, montrent leurs limites, les mutuelles préfèrent responsabiliser les individus », observe Jacques Draussin, l’éditeur de « Bien sûr santé », le magazine gratuit de prévention distribué dans les cabinets médicaux.

E-MAILS ET PAGE FACEBOOK

Vous avez sûrement déjà reçu un courriel du comité d’entreprise ou directement adressé par la mutuelle vous incitant à mettre en concurrence les opticiens. Avec la mise en place des réseaux de soins, les mutuelles moduleront les remboursements des lunettes, des prothèses dentaires et auditives. L’assuré sera mieux remboursé s’il va chez un professionnel dont les tarifs auront été négociés au préalable. Moins sinon. « La prochaine brique, c’est le dentaire », déclare Isabelle Hébert, chargée de la stratégie et marketing, santé, prévoyance de Malakoff Médéric. Pour l’expliquer à ses adhérents, le marketing direct via l’e-mail reste l’outil le plus simple et le moins cher. Idem pour vanter les mérites d’une assurance-santé « surcomplémentaire » s’ajoutant aux garanties d’un contrat collectif de base. Malakoff Médéric diffuse ainsi une vingtaine de messages par an. On peut aussi aller sur la page Facebook (ouverte à tous) pour poser des question aux « experts » maison sur la retraite et bientôt sur des sujets santé.

BOUTIQUES PHYSIQUES

Pour vendre ses services, santé, épargne, assurance-dépendance… Malakoff Médéric a déjà ouvert 16 boutiques depuis 2009. « Nous irons jusqu’à 30 », dit Isabelle Hébert. Comme les grandes enseignes, Malakoff Médéric choisit des zones de grande chalandise en centre-ville. Leur aménagement intérieur a été pensé de manière à évoquer la protection, comme un écho à son logo (en cercle). Ces boutiques servent aussi à la prévention par exemple pour évoquer les risques cardio-vasculaires (deuxième cause de mortalité en France). Notamment dans le Nord (la région où ils sont les plus élevés), où l’organisme a déployé un programme de dépistage et de coaching santé.

 LIVRES DE RECETTES

On creuse sa tombe avec ses dents. L’inverse aussi est vrai. Pour nous convaincre de prendre de soin de notre coeur en mangeant sain, Malakoff Médéric a édité un livre d’appétissantes recettes du chef Yannick Alléno, assorties des conseils nutritionnels du docteur Patrick Serog. Il s’agit en fait du tome II de l’ouvrage « Bien manger dans ma boîte ». Ou comment déjeuner sur son lieu de travail à moins de 5 euros. Sorti en 2011, le tome I a fait figure de vrai succès d’édition dans sa catégorie, puisque les 12.000 exemplaires se sont vendus en librairie et via les comités d’entreprise. Les deux sont réunis dans un coffret comprenant aussi une « lunch box », le tout vendu 39 euros. Ce faisant Malakoff Médéric accompagne une pratique largement répandue : 35 % des salariés du privé apportent leur gamelle au bureau.

Valérie Leboucq


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