Marc Adamowicz (Happyview.fr et Malentille.com). Ses clients paient leurs lunettes trois fois moins cher

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décembre 2nd, 2013

Category: Internet

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Ce quadragénaire, spécialisé dans l’optique en ligne à prix cassés, a vendu ses sites à M6, soucieux de se diversifier dans le domaine médical. Parcours d’un homme qui a su voir loin.

Marc Adamowicz n’arrive jamais à mettre la main sur ses lunettes. Il en a donc trois paires : une sur lui, une dans sa voiture et une dernière sur sa table de nuit. Aucune raison de se priver, puisqu’il les commande sur Happyview.fr, le site agréé par la Sécurité sociale qu’il a créé en 2009, et qui propose des tarifs trois fois moins chers qu’en magasin (de 39 à 99 euros la paire).

Une formule gagnante, puisque, quatre ans de suite, le chiffre d’affaires a doublé. Fort de ces résultats, l’entrepreneur a acheté Malentille.com en 2012. Finalement, il a tout revendu au groupe M6 en juillet 2013, tout en restant directeur général. “ Le moment idéal pour passer gratuitement de la pub à la télé avant Noël ”, s’amuse ce diplômé de l’Essec.
Guerre des prix. La clé du succès d’Happyview.fr ? Acheter aussi simplement qu’en boutique. Il suffit de choisir sa monture, puis ses verres, et d’envoyer par courriel son ordonnance pour recevoir dix jours plus tard ses lunettes chez soi. Marc Adamowicz en a eu l’idée en lisant un article du Elle de sa femme. Il découvre ainsi que de nombreuses personnes souffrent de maux de tête, faute de pouvoir s’acheter des lunettes. Puis il apprend qu’en Allemagne, les opticiens discount cartonnent sur Internet. Il expose son projet à Roseline Bachelot, alors ministre de la Santé, qui lui donne son feu vert, mais se met à dos tous les opticiens. “ Ils ont sorti leur kalachnikov, car ils tiennent à leurs marges de 70 %, et ils n’ont pas supporté que je casse les prix ”, résume cet ancien chef de produit pour l’enseigne d’optique Krys.
Mesures appropriées. Mais comment parvenir à centrer les verres sans avoir le client en face de soi ? Pour résoudre cet obstacle technique, Marc Adamowicz a cherché un système capable de mesurer à distance l’espacement entre le nez et les pupilles des internautes. Et l’a trouvé : il suffit que ceux­ci envoient une photo de leur visage avec une règle placée sur le front. “ C’est exactement le même principe que la bande photographique utilisée en magasin ”, explique­t­il.
Reste à rassurer les indécis, habitués à se regarder longuement devant le miroir avant de choisir leur monture. Pour eux, deux solutions : essayer les lunettes sur le Web en utilisant un logiciel permettant de télécharger une photo de son visage avec chaque paire, ou se faire livrer à domicile jusqu’à cinq montures sans verres pour cinq euros remboursables. C’est Stéphane Treppoz, le PDG de Sarenza, spécialisé dans la vente en ligne de chaussures, qui lui a conseillé d’investir dans ce service. “ Ça vaut le coup, car deux essayeurs sur trois achètent ensuite des lunettes ”, se félicite­t­il. Preuve que la presbytie n’empêche pas d’y voir clair.
Bio

1996 : Responsable marketing, puis chef de produit chez Krys.
1998 : conseiller chez Arthur Andersen et Capgemini Consulting.
2009 : lance Happyview.fr.
2012 : Rachète Malentille.com.
2013 : vend Happyview.fr et Malentille.com au groupe M6.

 

source : pro.01net.com


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