Morez : Le renouveau de la capitale française de la lunette

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septembre 28th, 2012

Category: Business, Lunettes

Grâce au retour des commandes de grandes enseignes, Morez retrouve un peu de son aura. 2000 personnes travaillent pour la quarantaine d’entreprises adhérentes au syndicat des Lunetiers du Jura.

Située dans le Jura, Morez, la «ville des lunetiers», retrouve un peu de son aura perdu. C’est ainsi à Oxibis, société de la région, qu’Optic 2000 a choisi en 2010 de confier la production de sa nouvelle gamme de montures à marque propre, qui arrivent aujourd’hui en magasins. Oxibis , qui réalise un chiffre d’affaires de 40 millions d’euros, produira au minimum 50.000 montures par an, en plus de celles qu’elle commercialise déjà sous son propre nom chez Optic 2000, notamment.

«Les montures de fabrication française représentent aujourd’hui 20% de notre chiffre d’affaires, mais cette part devrait être portée à 24% fin 2012, puis rapidement à 30%, explique Didier Papaz, PDG d‘Optic 2000. Comme nos fabricants, nos opticiens ont écrasé leurs marges pour proposer ces montures à partir de 139 euros». Car Oxibis fait travailler toute une série d’autres PME locales, dont Naja, qui fabrique aussi les célèbres Santos de Cartier.

«Le retour des commandes par les grandes enseignes est forcément positif pour les PME du secteur de la lunette», reconnaît Jérôme Colin, président des Lunetiers du Jura.

Haut de gamme

Cette spécialité, la petite ville la doit à un cloutier, Pierre-Hyacinthe Cazeaux, qui décide en 1796 d’étirer un de ses clous pour en faire une monture. «L’âge d’or de l’industrie de la lunette à Morez date des Trente Glorieuses, explique Jean-Paul Salino, maire de Morez, qui possède son école d’optique et son musée de la lunette. À partir des années 1990, les grands donneurs d’ordre ont toutefois commencé à passer des commandes en Asie.» Le nombre de salariés travaillant dans le secteur a alors été divisé par deux.

Aujourd’hui, ils sont encore 2000 à travailler pour la quarantaine d’entreprises adhérentes au syndicat des Lunetiers du Jura. Ensemble, elles réalisent 250 millions d’euros de chiffre d’affaires. «Notre production a cependant évolué pour s’orienter vers des lunettes plus complexes et plus haut de gamme», explique Jérôme Colin. C’est cette orientation vers le haut de gamme qui attire aujourd’hui les grandes enseignes, comme Optic 2000, mais aussi Atol. «Pour l’instant, ces commandes ne sont pas assez régulières, déplore Jérôme Colin. Nous travaillons cependant sur de nouveaux produits, plus créatifs, qui permettront d’engranger suffisamment de commandes pour lisser la production.» Et envisager une hausse des effectifs.

source : lefigaro.fr

 


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