Optique : l’UFC-Que Choisir préconise une régulation des prix

By
septembre 20th, 2013

Category: Business

L’UFC-Que choisir a réagi, mardi 17 septembre, au rapport de la Cour des comptes préconisant la fin du remboursement d’une partie des frais d’optique par la Sécurité sociale. L’association propose, elle, que le marché de l’optique soit davantage contrôlé, et le développement d’accords tarifaires entre les mutuelles et les opticiens pour faire baisser les prix des lunettes.

L’association fait valoir qu’« avec un prix de vente moyen de 470 euros et un budget optique 50 % supérieur à la moyenne européenne, les lunettes sont en France bien trop chères pour beaucoup d’usagers ». « L’absence de régulation du secteur, aujourd’hui dénoncée également par la Cour des comptes, engendre un surcoût pour le consommateur évalué par l’UFC-Que choisir à 510 millions d’euros par an », écrit l’association dans un communiqué.

« MARGES EXORBITANTES »

Ces surcoûts proviennent principalement de la pléthore de points de vente (+ 47 % ces douze dernières années), souligne l’association. Ces magasins vendent moins de trois paires de lunettes par jour ouvré en moyenne et leur « sous-activité chronique » les incite à vendre plus cher pour couvrir les frais, explique l’association. Les opticiens s’assurent ainsi des « marges exorbitantes » de parfois plus de 300 %, fustige l’UFC-Que choisir.

L’association de consommateurs appelle les parlementaires à inscrire dans la loi « une régulation impérative » du secteur et à permettre le « développement des réseaux de soins en optique ».

Budget de la Sécu : le médicament ne veut pas être une « variable d’ajustement »

Anticipant les arbitrages du gouvernement sur le budget de la Sécurité sociale qui doivent être rendus publics le 26 septembre, les industriels du médicament ont tenu à mettre en garde contre le risque de faire peser les économies sur eux. Il n’est « pas acceptable que le secteur du médicament, qui pèse 15 % des dépenses de santé, ait contribué, à hauteur de 1 milliard d’euros, à 56 % des économies du secteur », a déclaré devant la presse Patrick Errard, président du LEEM (Les entreprises du médicament). « Attention à l’ampleur des mesures », qui doivent être « justes, proportionnées par rapport à ce que nous pesons », a-t-il ajouté. Pascal Brière, président du Gemme (médicaments génériques), a, lui, soutenu « une stratégie de santé publique » et mis en garde contre le fait « de considérer [leur] industrie comme une variable d’ajustement ». Les industriels ont notamment demandé « une vraie coordination entre politiques publiques et stratégies industrielles ».

source : lemonde.fr


You must be logged in to post a comment.

%d blogueurs aiment cette page :