Pierre Farel s’apprête à faire une entrée remarquée dans le petit monde des fabricants de lunettes

By
août 21st, 2012

Category: Lunettes

Les personnages de Pierre Farel n’ont toujours pas d’yeux à ce jour. Pourtant, les voilà qui s’apprêtent à faire une entrée remarquée dans le petit monde des fabricants de lunettes. Une nouvelle facétie de leur créateur qui, pour l’occasion, n’hésite pas à affirmer : « Le regard importe peu, seules les lunettes comptent… ». Le slogan claque, huilé pour accompagner le lancement des montures griffées Farel Collection, à partir du mois d’octobre, dans plusieurs pays. Mais, n’allez pas croire pour autant que le peintre installé à Ajaccio a cédé aux sirènes du mercantilisme à tous crins. Sa doctrine est d’ailleurs très claire : pas question de produits dérivés sans approche artistique.

« Ceux qui me connaissent le savent bien, j’éprouve le besoin d’être en permanence en mouvement. J’ai une forme de fascination pour ce qui est nouveau et je dois dire que la proposition qui m’a été présentée par la société suisse Mark & Styl, spécialisée dans la création de produits innovants, a retenu toute mon attention »,explique Pierre Farel, profitant d’une courte escale dans son atelier de la cité impériale entre deux déplacements hors de l’île.

Voilà déjà plusieurs années que Mark & Styl suit attentivement le parcours de l’artiste. Un contrat avait même été signé à l’époque pour sceller une collaboration au long cours, basée sur une déclinaison innovante de son univers si spécifique. Mais, dans ce domaine, Pierre Farel avance à pas comptés.

« Pas de tee-shirts… »

« On me propose régulièrement d’associer mon nom à divers produits dérivés, mais je refuse dans 99 % des cas, confie-t-il. Il faut que le produit en question soit en harmonie avec le travail de l’artiste concerné. Par exemple, je ne vois pas l’intérêt de laisser certains de mes tableaux imprimés sur des tee-shirts… Mon univers est fondé sur l’ambiance et la décoration, il tourne autour de la chaleur, de la sensualité et de la musique. Les produits qui sont susceptibles d’y être associés doivent participer à cet ensemble. Le truc le plus fou auquel j’aimerais être associé ? Une voiture ! »

En attendant, c’est donc sur des montures de lunettes que Pierre Farel s’est penché. Sur un mode éminemment ludique.

« Cette collection se compose dans un premier temps de 35 références issues de sept tableaux : Jazzy, Fashion, Woman, Réflexion d’homme, Turquoise, Soirée et Jim, précise-t-il.Un complément de gamme est d’ores et déjà prévu pour le lancement officiel, en septembre, portant sur des lunettes solaires et de vue qui présentent des branches en résine plus larges que les modèles déjà sortis. Au total, une quinzaine de tableaux seront utilisés. »

Et de façon particulièrement sympathique. Plutôt que de reproduire de simples segments de toiles sur l’extérieur des branches, Pierre Farel et ses associés ont décidé de saisir des détails. Un travail graphique minutieux, qui suggère un mouvement, une pause ou un élément de décoration, le tout souligné par les couleurs que le peintre affectionne tant.

En avant-première à Ajaccio

« Volontairement, nous avons opté pour des montures présentant généralement des faces assez sobres. Pour mieux mettre en valeur ce qui figure sur les branches », précise-t-il. Et Pierre Farel a tenu à prendre son temps. Depuis le lancement du projet jusqu’à la sortie du produit définitif, deux ans auront été nécessaires. « Mais, ce partenariat s’est avéré très constructif. On ne m’a rien dicté. Au contraire, j’ai pu prendre le temps de me pencher sur chacun de mes tableaux pour y saisir les détails qui me semblaient les plus significatifs. »Outre les lunettes, chaque étui est proposé avec un croquis de l’artiste et une microfibre destinée à nettoyer les verres qui reproduit l’œuvre originale dont est tiré le graphisme des branches de chaque monture.

Bref, du bel ouvrage qui sera officiellement présenté à Genève par la société Mark & Styl, lors d’un événement festif prévu fin septembre. Puis, en octobre, le programme prévoit le lancement international de la collection Pays-Bas, Russie, Canada, Italie…), à la suite de contacts pris lors du dernier salon de l’optique de Milan. Et en octobre, toujours, on retrouvera les montures Farel dans le carré des créateurs du salon international de l’optique de Paris. Avec nouveaux contrats à la clé, sans doute.

Mais, en attendant, Ajaccio peut se prévaloir de bénéficier d’une véritable avant-première mondiale. Depuis un mois, deux copains opticiens du peintre (Optique Albert Ier et Optique Lissac Cuicci, sur le cours Napoléon) commercialisent en effet la première partie de la collection. Un clin d’œil de Pierre Farel à la cité impériale. Un de plus.

source : corsematin.com

pierre-farel.com


You must be logged in to post a comment.

%d blogueurs aiment cette page :