Quand les franchiseurs créent des structures de financement pour aider leurs franchisés

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mars 28th, 2013

Category: Business

Franchise-et-avantage

On connaissait la franchise participative, formule qui consiste pour un franchiseur à prendre des parts dans le capital de ses franchisés. Des enseignes comme Monceau Fleurs, Buffalo Grill ou El Rancho la pratiquent de façon ponctuelle quand elles veulent aider un candidat en manque de fonds propres. Voici désormais ce que l’on pourrait appeler la franchise investissement. Pour faire face à la contraction du financement bancaire, quelques réseaux ont décidé de créer des filiales destinées à aider financièrement leurs franchisés. Ces structures indépendantes, dotées de capitaux, prennent des participations dans les points de vente créés ou repris par les franchisés. C’est par exemple le cas du Groupe FL Finance qui gère les enseignes La Boîte à Pizza et Esthetic Center, ainsi que du groupement d’opticiens Atol.

Un soutien financier pour consolider l’apport des franchisés

Si le fonctionnement des deux réseaux diffère, le principe est le même. « Nous souhaitons aider les bons candidats qui ont un apport insuffisant en leur allouant une participation allant de 10 à 35 %  », explique Eric Villedieu, directeur exécutif de FL Expansion, la société de financement de FL Finance lancée en octobre 2012. Même optique pour le réseau Atol qui a créé en 2010 Archipel, structure à travers laquelle les associés du groupement peuvent investir pour permettre à un jeune opticien de s’installer. La structure est dotée de 2 millions d’euros levés auprès d’une petite centaine d’associés du groupement. « L’investissement pour ouvrir un magasin Atol oscille entre 800 000 et 1 million d’euros. C’est très lourd pour les candidats qui doivent réunir 30 % d’apport personnel, soit environ 250 000 à 300 000 euros. Nous avons donc décidé d’intervenir financièrement pour les aider à gonfler leurs fonds propres de démarrage » indique pour sa part Philippe Peyrard, directeur délégué d’Atol. Les deux réseaux, désireux d’accompagner mais pas d’assister, offrent la possibilité à leurs franchisés ou associés de racheter leurs parts dès la deuxième ou troisième année. « Notre intervention a pour objectif d’être limitée dans le temps. Nous donnons juste un coup de pouce financier sur la phase de démarrage », complète Eric Villedieu.


Prises de participation minoritaires vs majoritaires

Les deux réseaux n’interviennent cependant pas de la même manière dans leur prise de participation. FL Expansion investit de façon minoritaire en injectant de 10 000 à 30 000 euros tandis qu’Atol apporte jusqu’à 200 000 euros à ses associés. « Nous restons toujours dans une logique de prise de participation minoritaire car le franchisé doit gérer seul son point de vente. Nous nous considérons avant tout comme un partenaire financier dormant », déclare Eric Villedieu de FL Expansion. A l’inverse, Atol prend jusqu’à 75 % du capital et se place de facto en actionnaire majoritaire. « Cela facilite les négociations avec les banques et nos associés ont davantage de chances de décrocher un crédit », explique Philippe Peyrard d’Atol.


Bilan positif

Six mois après son lancement, FL Expansion a finalisé trois dossiers, principalement des franchisés déjà présents dans le réseau et désireux de se développer avec un nouveau point de vente. « Nous nous fixons comme objectif de financer entre 5 et 10 dossiers par an. Nous sommes très sélectifs car c’est aussi notre argent que nous investissons », reconnaît Eric Villedieu. Quant à Archipel d’Atol, plus ancien avec trois ans d’existence, il a financé une vingtaine de projets.

source : lesechosdelafranchise.com


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