Spécial Seniors, vision, audition/Lunettes, optique, audioprothèse… Petit dictionnaire des chiffres, faits et tendances

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mars 1st, 2013

Category: Business, Documentaires

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L’intense concurrence qui règne sur le marché de l’optique et de l’audioprothèse conduit ses acteurs à affiner leur marketing et à soigner leur clients car les menaces sont aussi bien la prolifération de magasins que le développement de l’Internet. De surcroît, les opticiens tentent de s’appuyer sur leur réseau et sur leur clientèle pour prendre des parts de marché dans l’audioprothèse qui est un marché en plein essor, et pour longtemps, alors que le gisement est à peine exploité !

Afflelou (Alain). Chaîne de distribution de verres optiques créés en 1972 au Bouscat (Gironde) par Alain Afflelou. Chiffre d’affaire de 850 millions en 2011. 1100 boutiques en franchise. 15% de part de marché. Alain Afflelou acousticien regroupe l’activité audioprothèse d’une cinquantaine de boutiques avec un objectif de pénétration du marché de plusieurs centaines.

Atol. Fondée en 1970, l’Association des Techniciens en Optique et Lunetterie est une chaîne coopérative de plus de 700 magasins et l’une des premières enseignes du marché de l’optique en France. Le chiffre d’affaires est de 350 millions pour 2010 avec une progression de 3,6% (les Echos de la Franchise)

Audika. Avec Robert Hossein, ambassadeur de la chaîne de magasins pendant 10 ans, Audika a fortement augmenté sa notoriété chez les 60 ans et plus, la portant à 71%, devant son homologue italien Amplifon. Le groupe consacre en moyenne 7% de son chiffre d’affaires annuel au développement et à l’amélioration de ses outils marketing (publicité nationale à la radio et à la télé, marketing on-line, offre d’essais, marketing direct, évènementiel d’image…) selon Le Figaro (21-03-2011). Audika a 440 magasins, 14% du marché et développe un objectif de 700 centres à terme. Amplifon compte 360 magasins et environ 13% du marché.

Audioprothésistes. Le marché de l’audition demeure à conquérir, selon Le Figaro (21-03-2011) Mais son évolution, sans révolution, est en route. « L’arrivée d’Alain Afflelou sur le marché français de la correction auditive confirme une diversification récente des acteurs du secteur, après l’ouverture en 2009 par le groupe Leclerc de son premier point de vente Audition E.Leclerc. Aujourd’hui, le marché est encore très atomisé, avec près de 1351 audioprothésistes indépendants sur les 3395 centres français. Néanmoins la concentration est en marche, avec des groupes spécialisés qui développent leur propre réseau. » Parmi les plus importants, le français Audika, l’italien Amplifon. Ils sont suivis par les centres mutualistes et les enseignes coopératives. Ensuite viennent les opticiens avec Grand Audition, Optical Center ou Alain Afflelou.

Audition (Appareillage).
Le premier dépistage est effectué en moyenne vers 67 ans et le premier appareillage vers 72 ans. Les réticences à l’appareillage sont nombreuses en France où seulement 15,2% des 7 millions de malentendants sont appareillés.

Audition (Chiffres). 15 % seulement des personnes malentendantes acceptent de porter des aides auditives contre 50 % en Allemagne et 40 % en Grande Bretagne. La France compte 7 millions de malentendants. La majorité d’entre eux est atteinte de presbyacousie, l’audition baissant avec l’âge) Le quart des 20-44 ans souffre de difficultés d’audition. Le nombre augmente fortement dès 45 ans (JNA-Ipsos 2010). La déficience auditive commence lorsque la perte moyenne atteint 30 décibels. L’appareillage est alors susceptible d’améliorer le confort d’écoute.

Audition. (Journée de l’).
Est fixée au 14 mars pour 2013. L’audition concerne toutes les tranches d’âge, du plus jeune avec les habitudes d’écoute de musiques et de sons violents,  jusqu’aux seniors concernés vers l’âge de 60 ans, par l’apparition de la presbyacousie, phénomène naturel de baisse de l’audition.
La thématique 2013 est la prévention auprès des seniors avec la question des freins et du déni face à la perte auditive ainsi que du rôle de la perte auditive dans l’isolement social et la dépendance chez les personnes âgées. www.journee-audition.org

Audition (Marché)
.Ses potentialités sont énormes car 7-8 millions de personnes (dont 6 millions de 55+) souffrent en France de pertes auditives déclarées (Annovum-Eurotrak 2012). Mais seulement 300 000 à 500 000 audioprothèses sont vendues chaque année par les 3000 audioprothésistes en exercice alors qu’il existe une énorme déperdition entre les malentendants identifiés et les personnes appareillées. Moins d’un million de Français sont appareillés. En effet, seuls 76% des malentendants consultent. 48% bénéficient d’une prescription, ce qui signifie une nouvelle déperdition de 37%. 30% seulement des consultants deviendront des utilisateurs. Méconnaissance, prix, esthétique, précocité de l’atteinte figurent parmi les principaux freins. 32% des personnes seulement savent si elles bénéficieront d’un remboursement. Les utilisateurs les plus jeunes utilisent la technologie “sans fil” avec leurs aides auditives. La qualité sonore et le traitement du signal sont les éléments les plus importants pour la satisfaction globale avec une aide auditive. Les intentions de rééquipement sont plus fortes que celles d’un premier équipement.Les intra-auriculaires comptaient pour 28 % du marché en 2007 contre 78% pour les Etats-Unis (Daudignon-Starkey)Voir les opticiens s’attaquer au marché de l’audition en partant de leurs réseaux de magasins n’a pas effrayé tous les acousticiens. “Cela fait de la pub pour le métier, c’est bon pour nous”, se rassure-t-on chez Audika.

Audition (Troubles). Leur prévalence est de 4,6% avant 16 ans, de 3,5% entre 16 et 39 ans, de 10% entre 40 et 64 ans, de 26,9% au delà de 65 ans. (Irdes-ESPS 2010). 25% des 20-24 ans disent souffrir de difficultés de l’audition. Ce pourcentage monte à 36% chez les 45-59 ans et 41% chez les 60 et +. 2,5 millions de personnes sont concernées en France par les acouphènes. Seulement 8% des jeunes confrontés à une douleur dans l’oreille, un sifflement, bourdonnement ou une perte d’audition, disent avoir consulté un médecin, alors que…74% ont « attendu que ça passe ». 21% en ont parlé autour d’eux (parents, relations).

Concurrence. Audika et Ampliphon, qui détiennent les plus importantes parts d’un marché actuellement cantonné autour du milliard d’euros, soit le sixième de celui de l’optique corrective, doivent, comme leurs confrères affronter les lunettiers en compétition. Afflelou applique aux prothèses auditives la formule qui lui avait permis de créer sa notoriété et de s’imposer dans l’optique, avec la deuxième prothèse « pour 1 euro de plus ».Il y ajoute le contrat NextYear, permettant un paiement étalé sans intérêts. Le marché de l’audioprothèse devrait doubler dans la décennie. Audika a lancé en 2012 Audilib, une solution auditive de dernière génération, comprenant l’appareillage, les services et le suivi pour 1 euro par jour sur la durée.

Franchise. Depuis janvier 2013, GrandAudition s’est lancé dans la franchise avec quelques arguments marketing-clés, tels que l’équipement en une heure. Les lunettes auditives, qui représentent plus du tiers de ses ventes, un pôle sophrologie et acouphènes. L’ambition de l’enseigne, qui dispose de quatre adresses à Paris, est de se développer dans les grandes villes françaises. « Les futurs franchisés bénéficieront d’un concept architectural et marketing éprouvé, de formations et d’outils exclusifs ainsi que de l’accompagnement commercial adéquat. » (AcFranchise.com, 06-02-2013)

Internet. Optic 2000 propose la réservation de montures en ligne et l’ajustement en magasin. Mais ceci ne suffit pas à freiner le développement des sites marchands, même si les opticiens insistent sur la difficulté de la prise de mesures virtuelle. Mais HappyView, par exemple, mise, avec ses prix plancher, sur les personnes qui, faute de ressources, ont renoncé à faire corriger leur vue. Une démarche analogue à celle de la « distribution low cost ». Celle-ci a su démontrer qu’il était possible de transformer une partie du « non achat » en consommation modeste. Krys a créé Lun’s Eyewear, moins sélectif, que ses établissements sous marque. La marque a aussi développé un site de vente en ligne avec un «  miroir virtuel » pour les essais de montures. Le réseau traditionnel compte encore l’essentiel du marché et le web à peine 1%. Mais sa part pourrait décupler dans la décennie.

Lunettes (Chiffres) Plus de 2 millions de Français renoncent, ou reportent, chaque année des soins en optique pour des raisons financières. La Sécurité sociale rembourse très peu. Les complémentaires santé prennent en charge 66% de la dépense. Le reste à charge pour les ménages est de l’ordre de 29% en moyenne. 2 Français sur 3 portent des lunettes correctrices et plus de 4 porteurs de lunettes sur 10 ont acheté des lunettes correctrices au cours des 12 derniers mois. 8 Français sur 10 sont intéressés par le tiers payant, par une amélioration du remboursement ou par des tarifs négociés avec les opticiens par leur complémentaire santé. La proximité de l’opticien, les services, les garanties supplémentaires et les produits d’un bon rapport-qualité bénéficient également d’un niveau d’intérêt très élevé. (Ipsos-Mutualité française 2012)

Marketing. Voir l’article « Audition, une vive concurrence favorise innovation, publicité et marketing »

Miniaturisation. Groupes et fabricants travaillent sur la miniaturisation et la discrétion des appareils. Le but est de rajeunir le cœur de cible de la clientèle en le ramenant vers les quinquagénaires. Cela leur permet de miser sur l’amélioration du taux d’appareillage encore faible en France.

Optique (consommation). Plus de la moitié des porteurs de lunettes sont des femmes (55%). Ils sont plus âgés que la moyenne (48% ont 55 ans et plus vs 37% pour l’ensemble). Ils sont plus souvent retraités (35% vs 27%). Les critères que les porteurs de lunettes jugent importants chez l’opticien sont sa disponibilité et son écoute (95%), la qualité de ses conseils (94%), le rapport qualité/ prix des verres ou des montures (88%), le montant des remboursements (71%). 90% des 55 ans+ et seulement 49% des 18- 54 ans portent uniquement des lunettes correctrices (moyenne 64%). Le port exclusif de lunettes est de 76% chez les inactifs/ retraités contre 56% pour les actifs. 10% des 18-54 ans portent lunettes et lentilles contre 4% des 55 ans et plus. 33% des 55+ ont acheté des lunettes au cours des 12 derniers mois. Les femmes sont plus souvent acheteuses (47%) que les hommes (33%) (Ipsos-Mutualité française 2012)

Optique. Marché. Le marché 2012 de l’optique en France représente plus de 5,7 milliards d’euros TTC, le double en euros courants de 2003. Les verres correcteurs constituent 57% de l’activité globale, les montures comptent pour 24%, le solaire pour 8% , les lentilles pour 6%. Plus de 11% des opticiens disposent d’un espace dédié à l’audiophonologie (+3% vs 2010). Le chiffre d’affaires moyen par magasin était de 514 000 euros en 2011. La France compte 11 000 points de vente. Le prix d’un verre en progressif était de 171 euros en 2011 (GFK).

Positionnement. L’essentiel des audioprothésistes se positionnent en acteurs du sur-mesure, tel Richard Darmon, le PDG d’Amplifon, qui tient avec Audika, l’une des plus fortes parts de marché. «La presbyacousie est variable d’un individu à l’autre. Notre métier est d’analyser l’audition du patient pour définir le meilleur produit et l’adapter sur chaque son », précise Richard Darmon (Ouest-France, 12-11-2011). A l’inverse, avec un produit standardisé d’entrée de gamme, vendu en pharmacie ou sur Internet sans prescription, Sonalto se positionne, de façon controversée, comme une étape d’initiation vers l’appareillage adapté individuellement.

Presbytie. 92% des 45-65 ans font contrôler leur vision. 90 % d’entre eux ont un problème de vue mais 53% des 45-65 ans sont presbytes. Mais seuls 56% portent des lunettes en permanence car les boomers ont des relations « je t’aime, moi non plus » avec leurs lunettes. 39% des jeunes presbytes portent leur lunettes de temps en temps. 63% des 45-65 ans considèrent les lunettes comme une contrainte. 26% (surtout les femmes) les considèrent comme un accessoire de mode. 42%, les femmes essentiellement, considèrent de nouvelles lunettes comme un plaisir. 78% des 45-65 ans considèrent que leurs lunettes doivent être prêtes en moins de deux jours. 50% ont régulièrement envie de changer de lunettes. 82% le font tous les trois-quatre ans. 60% des possesseurs de lunettes en ont au moins deux paires. (CSA Grand optical 2005). Le site Lunettes-presbyte.fr propose des lunettes-ordinateurs à effet loupe dont la force varie avec le point de focalisation. Elle est importante sur le clavier, moyenne sur l’écran et diminue ensuite jusqu’à deux mètres avec la distance du point de focalisation.

Stratégie. Pour développer son chiffre d’affaires, Optic 2000 mise sur ses liens avec les mutuelles et complémentaires santé mais aussi sur la diversification. L’entreprise coopérative compte 1184 magasins et pour 12,5% du chiffre d’affaires de l’optique corrective. Ses challengers sont Atol et Kris. Ses liens mutualistes lui ont permis en 2011 de développer son chiffre d’affaires (+3%) plus rapidement que la moyenne de la branche (1,1%). La diversification signifie développement du haut de gamme, d’abord avec des opticiens voulant développer un deuxième ou un troisième magasin sous enseigne Lissac. Le but est de passer progressivement de 200 à 500 magasins sous cette enseigne. Cette diversification s’effectue aussi dans l’audition avec Audio 2000 qui compte 241 magasins et peut agir en synergie avec Optic 2000 qui se donne comme le premier sur le marché des verres progressifs et donc de la presbytie. (Le Figaro, 27-09-2012)

Transparence. Elle est l’argument majeur des centres Viva’ Son comme l’explique leur fondateur . « Les centres Viva’Son se voient. Ils sont accessibles à tous. Nos vitrines sont grandes et attirantes, le design intérieur et extérieur est soigné car nous aimons notre métier, nos produits et nos clients. Nos centres sont remarquablement équipés : deux cabines d’appareillages pour effectuer les mesures et tests nécessaires, un atelier pour les petits dépannages, et un espace spécifique pour essayer les téléphones et casques TV sur amplifiés. L’audioprothésiste responsable et l’assistante assurent une présence quasi 5 jours  sur 5 parce que nous sommes persuadés que les clients doivent pouvoir compter sur nous au moindre problème. Et nous jouons la carte de la transparence à tous niveaux : nos cabines de tests sont elles-mêmes « transparentes » et visibles depuis l’accueil, les produits sont exposés  avec leur fiche technique détaillant les caractéristiques et leurs prix… » (www.vivason.fr)

Vision (Troubles) Leur prévalence est de 23,2% avant 16 ans, de 47,9% entre 16 et 39 ans, de 87,9% entre 40 et 64 ans, de 119,8% (plusieurs pathologies) au delà de 65 ans.

par Jean Yves Ruaux.

source : seniorscopie.com


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