Vu d’ailleurs: Une start-up américaine bouscule les opticiens

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juin 4th, 2013

Category: Business

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Les Américains, comme les Français, paient un prix astronomique pour leurs lunettes de vue. Une monture se facture en moyenne 196 dollars (150,75 euros). Quatre étudiants de la Wharton School of Business de Pennsylvanie ont eu l’idée de casser les prix en éliminant les intermédiaires grâce à la vente directe en ligne.

Leur start-up, lancée en 2010, Warby Parker, tient son nom de deux personnages du journal de Jack Kerouac (Windblown World : the Journals of Jack Kerouac 1947-1954, Penguin Books, 2006), Warby Pepper et Zagg Parker. Comme leur écrivain préféré, Neil Blumenthal et David Gilboa, les fondateurs de l’entreprise, se sont rebellés contre le statu quo institué par une poignée de grandes compagnies.

Luxottica, LensCrafters, Pearle Vision, Sunglass Hut« maintiennent des prix artificiellement élevés », disent-ils, en multipliant les intermédiaires. Designers, fabricants, licences de marques, grossistes, commerçants, tous participent à l’inflation des tarifs.

Les employés de Warby Parker s’occupent du design des 28 montures existantes, en s’inspirant, par exemple, des lunettes vintage de la série « Mad Men ». La fabrication est confiée à des sous-traitants en Italie et en Chine.

Et la start-up évite les coûts prohibitifs de la construction et de la location d’un réseau de magasins : elle vend directement sur la Toile. De quoi ramener le prix des lunettes à 95 dollars. En prime, Warby Parker s’engage à en offrir une paire à une organisation humanitaire pour chaque achat réalisé.

FACILITER L’EXPÉRIENCE

Ce modèle économique doit vaincre quelques obstacles. Par exemple, le consommateur américain apprécie d’essayer des montures dans un magasin avant d’acheter. Jusqu’à présent, le commerce en ligne de lunettes ne représentait que 1,6 % d’un marché qui pèse 27,87 milliards de dollars (21,3 milliards d’euros), selon The Vision Council.

Mais la centaine d’employés de Warby Parker multiplie les services pour faciliter l’expérience. Le client poste sur le site du groupe l’ordonnance du spécialiste, met en ligne sa photo, et essaie ainsi plusieurs modèles de façon virtuelle. « Nous pouvons aussi envoyer à domicile cinq montures à l’essai pendant cinq jours », ajoute Kyle Ashley, directeur de l’innovation.

Enfin, pour les réfractaires, Warby Parker a installé à New York un premier magasin à Soho et quelques showrooms dans les grandes villes américaines.

Lorsque Warby Parker s’est lancé en 2010, les apprentis entrepreneurs ont vendu tout leur stock en quatre semaines. Ils ont impressionné les investisseurs : la start-up vient de boucler une levée de fonds de 41,5 millions de dollars (32 millions d’euros).

source : lemonde.fr


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